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Solliciteur général

Guide méthodologique 2019

GUIDE MéTHODOLOGIQUE 2019

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Programme d’identification des dangers et d’évaluation des risques

Guide méthodologique 2019

Bureau du commissaire des incendies
et de la gestion des situations d’urgence

Table de matières

Contrôle de version

Version

Le présent document est la version 1.0 (numéro 1, aucune révision) du Guide méthodologique pour l’identification des dangers et l’évaluation des risques (IDER).

Publication de nouvelles versions

Ce guide méthodologique conçu pour l’identification des dangers et l’évaluation des risques est publié tous les cinq ans. Le processus de mise à jour officiel débute d’une à deux années avant chaque publication afin de prévoir du temps pour une collaboration complète et l’examen du contenu. Une nouvelle version est publiée au terme de ce processus.

Liste des révisions

Des modifications peuvent être apportées en tout temps à la version actuelle. Le numéro de version doit être mis à jour avec chaque révision, en modifiant le chiffre après le point décimal, puis enregistré à l’aide du tableau ci-dessous :

Liste des révisions - un tableau avec ligne d'en-tête plus une ligne de contenu, suivie de 4 lignes vides

Numéro de révision (1.X)

Description
de la modification

Date de révision

Révision par (nom)

Approbation par (nom)

1.0 version originale 2019-05-01 Sarah Thompson Jon Pegg,
Mario Di Tommaso
         
         
         
         

Approbation

Approbation
Approbation de la Programme d’identification des dangers et d’évaluation des risques 2019, signé par Mario Di Tommaso, sous-solliciteur general sécurité communautaire, et par Jon Pegg, Chef, Gestion des situations d’urgence

Experts-conseils et examinateurs

  • Cody Anderson, Sécurité publique Canada
  • David Etkin, Université York
  • Matthew Godsoe, Sécurité publique Canada
  • Melanie Goodchild, Waterloo Institute for Social Innovation and Resilience
  • Trina Gorr, Ville d’Ottawa
  • Tara Hamilton, Bureau du commissaire aux incendies de l’Ontario
  • Daryl Mahoney, Agence de gestion des urgences de l’Alberta
  • Adam McAllister, ministère des Richesses naturelles et des Forêts de l’Ontario
  • Caroline Nolan, Hôpital d’Ottawa
  • Laurie Pearce, Université Royal Roads
  • Elizabeth Scambler, Gestion des urgences, gouvernement de la Colombie-Britannique
  • Jennifer Smysnuik, Ville de Toronto
  • Lori Thompson, Agence de gestion des urgences de l’Alberta
  • Lauren Perry, coordonnatrice de la gestion des urgences, Ville de Sault Ste. Marie

Nous remercions tous les participants aux séances de consultation régionales tenues en 2018 pour leurs contributions au contenu du présent guide, ainsi qu’aux communautés hôtes pour leur accueil, soit :

  • Ville de Fort Frances
  • Ville de Kingston et comté de Frontenac
  • Ville de Mississauga
  • Ville de Woodstock
  • Ville de Sudbury

Auteure

Sarah Thompson, agente d’élaboration des programmes, Gestion des situations d’urgence

Remerciements spéciaux

Nous remercions tout particulièrement les nombreux représentants des conseils municipaux et régionaux, des communautés autochtones et des groupes sans personnalité morale dans l’ensemble de la province pour leur engagement et leur dévouement à l’égard de ce projet.

Gestion des situations d’urgence Ontario reconnaît sa présence sur des terres traditionnellement occupées par des peuples autochtones. Vous pouvez lancer une recherche pour trouver quel traité s’applique particulièrement à une adresse ontarienne à partir de la carte numérique des traités et des réserves en Ontario au www.ontario.ca/fr/page/carte-des-traites-et-des-reserves-en-ontario.

Introduction

But

L’objectif de l’identification des dangers et de l’évaluation des risques (IDER) est d’évaluer le risque d’un danger susceptible de causer une catastrophe. Cet exercice aide à établir les priorités en matière de prévention, d’atténuation, de préparation, d’intervention et de rétablissement. Il aide aussi les administrations locales, les conseils de ville, les planificateurs de l’utilisation du sol, les résidents et les professionnels de la gestion des urgences à prendre des mesures pour réduire de futures pertes.

L’évaluation des risques permet de bien cibler les programmes de gestion des situations d’urgence, d’octroyer des ressources et de planifier adéquatement.

Questions clés

  • Quels risques peuvent mener à une catastrophe?
  • Quelles peuvent être les répercussions en fonction d’un éventail de scénarios?
  • Y a-t-il des scénarios où le niveau de risque est inacceptable ou impossible à gérer?
  • Quelles sont les répercussions propres à chaque danger?
  • Quelles mesures existantes peuvent prévenir un danger ou atténuer un risque?

L’IDER amène à évaluer les risques sous les angles des dangers, de l’exposition, de la vulnérabilité, de la capacité et de la résilience.

Le présent guide méthodologique pour l’IDER propose un processus à suivre pour répondre à ces questions clés. Il contient également une série de ressources conçues pour vous aider.

Ce guide suit une approche globale, axée sur l’« ensemble de la société », à l’égard des risques. Cette approche reconnaît le besoin de mesures coordonnées à tous les échelons, entre les gouvernements, les différents secteurs d’activité et les communautés.

L’IDER peut :

  • vous aider à comprendre les dangers et à vous y préparer;
  • vous permettre d’économiser du temps et des ressources en établissant les scénarios possibles;
  • faciliter la création de plans d’urgence, d’exercices et d’activités de formation qui portent sur des événements d’importance;
  • rendre votre programme plus proactif que réactif.

Ce guide ne se veut pas un outil de prévision qui permet de prédire quel danger causera la prochaine situation d’urgence.

Le Bureau du commissaire des incendies et de la gestion des situations d’urgence reste engagé dans un processus de collaboration, entre différents ministères, pour se doter d’une méthodologie de l’évaluation des risques afin d’harmoniser les exigences législatives.

Qu’est-ce qu’un risque?

Le « risque » est le terme utilisé pour décrire le potentiel de perte, ou de gain, de quelque chose qui compte lorsque survient une situation dangereuse. La plupart des définitions du risque ont deux éléments en commun :

  • L’interaction de personnes avec le danger;
  • Le degré de nocivité potentielle.

Le risque de perdre fait partie de la vie de tous les jours, tout comme celui de gagner. En fait, l’origine étymologique du mot, « riscare », a une connotation positive, comme dans le proverbe « qui ne risque rien n’a rien ».

Cette origine éclaire la notion même de risque. Le risque s’inscrit dans un contexte socialement construit. La société interagit, ou compose, avec l’incertitude selon sa culture, sa religion, son éducation et bien d’autres facteurs qualitatifs.

Ces systèmes complexes, interreliés, sont souvent le point de mire de la gestion des situations d’urgence.

Le présent guide méthodologique s’inspire de cette perspective globale du risque. Deux autres notions sont évoquées, celles de la probabilité et de la conséquence d’un danger.

La mesure du risque peut inclure des facteurs objectifs et mesurables, comme la fréquence à laquelle surgissent des tornades. D’autres mesures sont subjectives et difficiles à établir, comme la mesure dans laquelle le traumatisme psychologique se produit.

Des différences fondamentales peuvent se manifester quant à la perspective de la dimension dangereuse ou non (ou de l’ampleur du danger) de quelque chose. Mentionnons, par exemple, la destruction de l’environnement, dont la valeur peur être estimée différemment par les environnementalistes et les promoteurs immobiliers.

En définitive, la façon dont on mesure le risque est déterminée par des valeurs et des hypothèses qui devraient être perceptibles.

Il n’y a pas une seule bonne façon d’interpréter le risque. Cependant, une bonne analyse des risques doit exposer très clairement :

  • son but;
  • la raison du choix de paramètres particuliers;
  • les limites de l’analyse.

Gérer les risques

Les risques peuvent être gérés de six façons, précisées ci-dessous. La décision d’adopter l’une ou l’autre de ces stratégies dépend des valeurs des décideurs et de la communauté, ainsi que des résultats de l’évaluation des risques.

Accepter : Une situation est jugée acceptable dans le contexte des conditions ou contraintes sociales, économiques, politiques, culturelles, techniques et environnementales existantes.

Exemple : Il peut être jugé acceptable que des écoles s’effondrent sous l’impact d’un séisme modéré. Cependant, des hauts fonctionnaires décideront d’apporter des améliorations à l’infrastructure en les étalant sur une période de dix ans. Le risque est accepté dans les limites de cette période.

Éviter : Choisir de n’entreprendre aucune activité du tout, fuir tous les risques.

Exemple : La décision de ne pas construire à l’intérieur d’une zone correspondant à l’étendue des inondations évite le risque que poserait la crue des eaux de rivière.

Adapter : Modifier un comportement existant pour s’adapter à des risques connus

Exemple : Déployer des efforts pour développer des cultures résistantes à la sécheresse pour s’adapter partiellement au risque que pose le réchauffement climatique.

Réduire : Prendre des mesures d’atténuation qui permettent de se soustraire à quelques risques ou à la totalité d’entre eux.

Exemple : Des mesures sont introduites ou améliorées pour réduire le risque touchant les ouvrages physiques, ainsi que des règlements, politiques, systèmes de contrôle et autres moyens connexes.

Transférer : Déplacer la totalité ou une partie du risque vers un tiers.

Exemple : Contracter une police d’assurance ou embaucher une tierce partie pour transférer le risque.

Partager : Répartir le risque entre plusieurs organismes ou personnes

Exemple : La responsabilité des mesures de réduction des risques est partagée entre des municipalités, des organismes d’intervention, des partenaires privés, des organismes sans but lucratif, des résidents ou d’autres tiers. Ce partage peut prendre la forme d’un protocole d’entente.

Traitement des risques et gestion exhaustive des urgences

Le traitement, ou l’approche pour composer avec les risques, orientera les plans plus particulièrement établis pour la prévention, l’atténuation, la préparation, l’intervention et le rétablissement.

Dans le premier exemple ci-dessus, le plan d’amélioration de l’infrastructure est une stratégie d’atténuation. Le plan élaboré s’appuyait sur la décision d’accepter le risque.

Au sujet des données

L’IDER ne se limite pas à des calculs mathématiques! Les statistiques relatives à des événements antérieurs ou les classements numérotés ne représentent que des éléments d’un tableau plus vaste. Il faut tenir compte d’autres éléments d’information, comme le savoir d’aînés autochtones, les perspectives communautaires et les points de vue d’experts, qui sont tout aussi importants pour une évaluation.

Il est essentiel de discuter, de délibérer, de consulter, de parvenir à un consensus et d’avancer des scénarios pour réfléchir aux risques. À bien des égards, le processus d’évaluation des risques compte davantage que le résultat obtenu.

L’IDER repose sur deux types principaux de données, tout aussi importants l’un que l’autre :

Données quantitatives

Des chiffres et des éléments que l’on peut mesurer objectivement, comme des coûts ou le nombre de personnes touchées par une situation d’urgence

Données qualitatives

La constatation de ce qui s’est produit à partir d’interviews, d’observations et de comptes rendus, et, de façon générale, d’entretiens avec les personnes qui sont intervenues et celles qui ont été touchées par une situation d’urgence

Le but d’une évaluation des risques est d’établir les priorités en matière de prévention, d’atténuation, de préparation, d’intervention et de rétablissement. Cet exercice implique une réflexion sur les tendances passées, actuelles et futures.

Il faut garder à l’esprit que le risque évolue au fil du temps – tout comme les gens, l’infrastructure et la vie quotidienne dans différents milieux partout en Ontario. Par exemple, un danger qui s’est produit dans le passé pourrait être moins probable ou entraîner des répercussions différentes aujourd’hui.

Aperçu du processus d’IDER

L’approche guidant l’IDER en Ontario en 2019, centrée sur les communautés, vous amènera à franchir cinq étapes.

Selon l’état d’avancement des programmes existants, il est possible de commencer à n’importe quelle étape du processus d’IDER. Le présent guide a pour point de départ l’étape « Planifier » – la première de tout nouveau programme.

Mesures clés à chaque étape du processus d’IDER

Planifier

Articuler les objectifs et la démarche

Mesures clés

  • Définir les objectifs particuliers
  • Réunir autour d’une table les partenaires communautaires et les intervenants

 

Identifier les dangers

Cerner les dangers qui peuvent causer un préjudice, être néfastes

Mesures clés

  • Obtenir une (grande) carte de la collectivité!
  • Repérer les dangers possibles et en discuter
  • Documenter des événements antérieurs et leurs conséquences

 

Enrichir les connaissances communautaires

Exposition : Estimer le nombre de personnes et de biens situés dans la zone en péril

Vulnérabilité : Dégager les conditions qui accroissent la susceptibilité aux dangers et aléas

Capacité : Comprendre la capacité des personnes de prévenir, d’atténuer, de se préparer, de réagir et de récupérer des effets de dangers, et mener la même réflexion pour les biens

Mesures clés

  • S’appuyer sur des événements antérieurs ou des scénarios fictifs pour réfléchir à la manière dont votre communauté pourrait être touchée par le danger
  • Utiliser une carte pour comprendre où et comment l’impact pourrait se produire
  • Communiquer les résultats à la communauté

 

Évaluer les risques

Estimer les risques à partir de données quantitatives et qualitatives.

Mesures clés

  • Utiliser les outils de pointage dans cette section pour attribuer une valeur à la probabilité ainsi qu’aux conséquences d’un danger, et aboutir à une note finale

 

Suivre

Documenter les constatations et rendre compte des données probantes

Mesures clés

  • Consigner les pointages
  • Communiquer les constatations

Étape 1 :
Planifier

Description des jalons importants pour le lancement, soit :

  1. Obtenir un appui
  2. Créer une équipe de planification communautaire et en désigner les membres
  3. Mettre sur pied un groupe consultatif et des équipes de soutien

4. Identifier les partenaires clés et les intervenants

5. Rédiger une charte de projet

6. Discuter des principes éthiques de l’IDER

7. Approuver le plan

Obtenir un appui

Avant de lancer le processus d’IDER, la toute première étape est d’obtenir l’appui de la haute direction dans votre organisme.

  • 1. Entrez en contact le plus tôt possible. 
  • 2. Assurez-vous de faire participer toutes les parties prenantes au processus. 
  • 3. Utilisez un vocabulaire que tous les groupes d’intervenants peuvent comprendre, évitez le jargon. 
  • 4. Énoncez clairement les avantages et l’importance de l’IDER.

Il est important d’inclure une proposition ou une analyse de rentabilisation à l’intention des équipes qui appuient le processus d’IDER. Des précisions sont fournies ci-dessous sur les équipes possibles.

Équipe de planification communautaire

L’équipe de planification communautaire est dirigée par le coordonnateur communautaire de la gestion des situations d’urgence (CCGSU). Cette équipe a pour fonction de mener le processus d’évaluation des risques de la communauté.

Elle devrait idéalement être composée de trois à quatre personnes engagées à l’égard du processus et y apportant des perspectives, compétences et connaissances différentes.

Les membres pourraient, entre autres, être :

  • des employés municipaux assumant des fonctions liées aux situations d’urgence, comme le personnel des travaux publics, ou encore des bénévoles;
  • un représentant des services d’incendie ou un premier répondant local, y compris parmi des bénévoles;
  • un représentant des services sociaux, comme un consultant ou un travailleur de soutien;
  • une personne habitant depuis longtemps dans la communauté ou une personne âgée.

Équipes de soutien

Vous avez l’option de fournir un appui supplémentaire à l’équipe de planification communautaire en lui associant d’autres membres du personnel interne, en permanence ou de façon ponctuelle. Si vous avez les ressources, vous pouvez même créer une équipe d’employés attitrés au projet pour appuyer le travail.

Le cas échéant, il serait avantageux que les employés possèdent diverses compétences (administration, entrevues, rédaction, recherche ou analyse).

Vous pourriez mettre sur pied un groupe distinct pour assurer une surveillance par la direction. Il est important que ce groupe fonctionne séparément pour ne pas influencer directement le contenu de l’IDER.

Dans une démarche idéale, il y aurait aussi un champion politique pour le processus de planification. Il peut s’agir du maire ou d’un conseiller municipal, ou encore d’un chef de file ou d’un aîné respecté dans la communauté. Le rôle de cette personne serait de plaider en faveur du processus et d’aider à obtenir la confiance des membres de la communauté, ainsi qu’une volonté d’y participer. Il serait souhaitable que cette personne fasse partie du groupe de surveillance de la direction.

Groupe consultatif, partenaires clés et intervenants

L’équipe de planification communautaire recueille de l’information auprès des membres de la communauté, fournit une rétroaction et aide à guider l’IDER par l’intermédiaire d’un groupe consultatif.

Ce groupe consultatif devrait être composé de résidents de la communauté et d’experts en la matière, et faire place à des « membres principaux » tout en accueillant des membres d’office. Il peut être justifié de créer des sous-groupes (p. ex. services publics). Ce groupe pourrait comprendre toute personne dans les catégories suivantes :

Communauté

□ Aînés et chefs autochtones

□ Maire et conseillers

□ Dirigeants communautaires

□ Résidents de la communauté

□ Avocats de la région

□ Chefs spirituels

□ Représentants d’organismes sans but lucratif

□ Représentants de groupes minoritaires ou marginalisés

Secteur privé

□ Distribution, production et transmission de l’électricité

□ Systèmes de télécommunications

□ Pétrole et gaz

□ Services financiers

□ Fournisseurs d’aliments

□ Propriétaires et exploitants d’éléments d’infrastructure

□ Professionnels de la cybersécurité

□ Gestion de l’eau

Gouvernement

□ Ministères provinciaux

□ Ministères fédéraux

□ Conseils tribaux

□ Communautés locales sans personnalité morale

Administration locale

□ Employés de la santé publique

□ Experts (eaux pluviales et eau potable)

□ Offices de protection de la nature (protection des sources d’eau, plaines inondables)

□ Planificateurs de l’environnement

□ Urbanistes

□ Services géospatiaux/TI

□ Chercheurs ou analyste de données

□ Experts en politiques

□ Transports

□ Experts en services sociaux, interventions en cas de crise et soutien psychologique

Autres experts

□ Scientifiques et chercheurs

□ Ingénieurs

□ Universitaires

□ Experts en services sociaux, y compris ceux d’urgence

□ Professionnels de la gestion des situations d’urgence

□ Premiers répondants

□ Service du coroner

□ Professionnels de la santé et du milieu hospitalier

□ ONG et OSBL

□ Comité du programme communautaire de gestion des situations d’urgence

□ Intervenants en situation de crise

Charte de projet

Les coordonnateurs de projet devraient créer une charte de projet qui ferait notamment état des partenaires, des groupes de soutien, de la portée du programme, du plan de travail, des besoins en ressources et de l’échéancier de l’IDER. Une charte de projet constitue la base de votre projet, et il est donc utile de s’y rapporter souvent, afin d’aider à maintenir la transparence, la reddition de comptes et la mesurabilité.

Pratique éthique

La façon dont on mesure le risque est déterminée par des valeurs et des hypothèses qui doivent être claires. Le souci de l’éthique est primordial dans l’expression des valeurs et des hypothèses guidant l’IDER.

Par exemple, une évaluation pourrait être centrée sur les pertes économiques. Une option consisterait à considérer le coût total subi par une communauté, et une autre à analyser le coût par rapport au niveau de revenu. Ces deux approches accordent la priorité à des valeurs très différentes.

L’éthique amène à tenir compte de ce qui est bon ou correct pour des personnes et la société, et elle se reflète dans la façon dont le risque est mesuré. Les questions suivantes peuvent aider à guider la conversation :

  • Une obligation de diligence spéciale à l’égard de certaines personnes ou de groupes, par exemple :
    • les personnes handicapées;
    • les pupilles de l’État (prisonniers, patients recevant des soins de santé, etc.);
  • Une obligation d’assurer la meilleure issue pour le plus grand nombre de personnes;
  • Le bien-être de personnes doit être une priorité absolue.

Il se peut que vous ayez d’autres principes directeurs, valeurs et hypothèses.

Suite à la page suivante

Un profil de risque a été dressé pour la province de l’Ontario à partir des normes éthiques suivantes :

  1. Transparence – L’équipe de gestion des situations d’urgence a l’obligation de servir le public, y compris le droit d’obtenir de l’information clé en matière de sûreté et de sécurité;
  2. Professionnalisme – L’équipe de gestion des situations d’urgence a l’obligation d’assurer le public d’une pratique compétente;
  3. Intégralité – L’équipe de gestion des situations d’urgence doit se montrer proactive, suivre une approche tous risques et inclure tous les piliers et des partenaires de toutes les sphères de la société;
  4. Approche fondée sur le risque – De solides principes de gestion des risques doivent être appliqués dans l’affectation des priorités;
  5. Respect – La dignité de toutes les personnes doit être respectée, ainsi que leurs coutumes et leur culture, et leur droit à l’égard des besoins de première nécessité à respecter.
  6. Résilience – L’équipe de gestion des situations d’urgence aspire à renforcer la résilience des citoyens, des organismes, des collectivités, des réseaux et de la société.
  7. Équité – Il est vital de fournir des soins appropriés à tous les citoyens de l’Ontario, en fonction de leurs besoins. L’équité assure une répartition juste des mesures de soutien et des répartitions.

Approuver le plan

Maintenant que la structure, les partenaires et le plan sont en place, il faut faire approuver celui-ci officiellement.

Étape 2 :
Identifier les
dangers

Tels sont les thèmes sur lesquels porte cette section :

  1. 1. Comprendre les dangers
  2. Identifier les dangers qui pourraient toucher la communauté
  3. Dresser des profils pour chaque danger

Qu’est-ce qu’un danger?

Pour mener à bien l’IDER, il importe d’abord de comprendre et de cerner les dangers qui pourraient toucher la communauté.

Un danger se définit comme un processus, un phénomène ou une activité humaine pouvant causer un préjudice, dont :

  • la perte de vie;
  • une blessure ou d’autres répercussions sur la santé;
  • des dommages matériels;
  • des perturbations sociales et économiques;
  • la dégradation de l’environnement.

Les forces de la nature sont à l’origine de dangers, mais des situations d’urgence n’en découlent que lors d’interactions avec les réseaux et systèmes dont dépendent les humains.

Exemple : Une inondation se produisant dans une zone inhabitée, sans impact sur l’infrastructure ou l’agriculture, n’est pas une situation d’urgence.

Les dangers peuvent être déclenchés par différents facteurs :

  • Pannes prévues
  • Défectuosités
  • Défaillance technologique ou mécanique
  • Défauts de conception ou erreurs de planification
  • Lacunes dans les procédures
  • Négligence
  • Accidents
  • Attaques délibérées
  • Impact de forces naturelles sur des systèmes humains

Les dangers peuvent eux-mêmes mener à d’autres dangers ou déclencher des événements dangereux.

Exemple : Une tempête de verglas entraîne une panne d’électricité, qui perturbe à son tour l’approvisionnement en eau.

Vous devez non seulement tenir compte de la façon dont les dangers peuvent toucher votre communauté, mais aussi de l’interaction entre différents dangers.

Les dangers peuvent évoluer pour de nombreuses raisons, y compris les changements climatiques, la croissance démographique et la connectivité accrue des réseaux. Le risque lié à un danger change donc au fil du temps.

 

Identifier les dangers dans la collectivité

La liste suivante est un point de départ pour identifier les dangers dans votre collectivité. Son contenu correspond à celui figurant dans le rapport sur l’identification des dangers 2019 qu’a produit Gestion des situations d’urgence Ontario :

Agriculture et alimentation

□ Maladie touchant des animaux d’élevage

□ Contamination d’aliments

□ Maladie des plantes ou infestation de ravageurs

Environnement

□ Avalanche

□ Sécheresse ou basses eaux

□ Séisme

□ Érosion

□ Froid extrême

□ Chaleur extrême

□ Inondation

□ Brouillard

□ Vents violents

□ Ouragan

□ Affaissement du sol

□ Glissement de terrain

□ Foudre

□ Onde de tempête

□ Orage

□ Tornade

□ Feu de végétation

□ Conditions hivernales

Danger extraterrestre

□ Écrasement d’un objet spatial

□ Météo spatiale

Matières dangereuses

(sur un site ou transport)

□ Rejet de produits chimiques

□ Urgence nucléaire (installation)

□ Déversement de pétrole ou rejet de gaz naturel

□ Urgence de nature radiologique

Santé

□ Qualité de l’eau

□ Maladie infectieuse

□ Consommation de substances et surdoses

Sécurité publique

□ Menace active

□ CBRNE

□ Désordre civil

□ Catastrophe touchant des foules

□ Cyberattaque

□ Impulsion électromagnétique (IEM)

□ Pressions géopolitiques

□ Sabotage

Structures

□ Défaillance structurelle ou d’un bâtiment

□ Rupture de barrage

□ Incendie ou explosion

□ Situation d’urgence dans une mine

Approvisionnement et distribution

□ Interruption des communications

□ Pannes d’électricité

□ Pénurie d’aliments

□ Pénurie de médicaments, de produits sanguins ou d’équipement

□ Pénurie de produits pétroliers

□ Perturbation de l’approvisionnement en eau ou de la gestion des eaux usées

Transports

□ Aviation

□ Transport maritime

□ Systèmes transport en commun

□ Train léger ou conventionnel et métro

□ Routes et autoroutes

Dresser des profils pour chaque danger

Pour comprendre les dangers, vous devez les documenter, recueillir de l’information sur chacun. L’utilisation d’une carte est souvent le meilleur moyen de sonder et d’analyser l’impact possible d’un danger sur une communauté.

Les sous-titres ci-dessous peuvent servir à la classification des renseignements sur les dangers. Les données s’y rapportant vous fourniront d’importants motifs à l’appui de l’évaluation des risques plus loin dans le processus d’IDER.

Les catégories suivantes peuvent être considérées pour regrouper les données :

  1. Définition

    Définissez le danger.

  2. Description

    Décrivez le danger en tenant compte de données locales.

  3. Échelle spatiale, période et délai d’avertissement

    Décrivez l’ampleur possible des répercussions, la zone plus particulièrement touchée, la période de l’année où un tel danger se produit, la durée habituelle et le délai dans lequel un avertissement est émis.

  4. Répercussions éventuelles

    Décrivez l’impact principal ainsi que les conséquences propres à la région et sur le plan géographique.

  5. Dangers secondaires

    Dressez la liste de tout danger secondaire pouvant se produire, ou de dangers en cascade (effet de chaîne).

  6. Incidents antérieurs

    Dressez une liste de situations où le danger s’est déjà produit, en vous attardant plus particulièrement à des événements survenus directement dans la zone.

  7. Énoncés des risques

    Résumez les facteurs déterminants pour chaque danger. Votre énoncé doit répondre aux questions suivantes :

    • Quels facteurs influent sur la probabilité ou les conséquences éventuelles?
    • Comment s’attend-on à ce que le danger évolue?

Étape 3 :
Enrichir les
connaissances
communautaires

Tels sont les thèmes sur lesquels porte cette section :

  1. Comprendre l’importance du contexte communautaire
  2. Préciser votre profil communautaire par l’utilisation de données
  3. Définir et cartographier la communauté
  4. Savoir quels sont les principaux biens communautaires
  5. Savoir quels sont les éléments de l’infrastructure essentielle
  6. Appliquer les connaissances communautaires
  7. Élaborer des scénarios
  8. Faire connaître les programmes de l’Ontario se chevauchant

Définir et cartographier la communauté

Avant de commencer à recueillir des données sur la communauté, il est important de préciser d’abord les limites, les administrations clés ainsi que les propriétaires et exploitants présents.

Utilisez les cartes de votre communauté!

Votre carte peut être complexe ou toute simple. L’objectif est de parvenir à une compréhension commune et de faciliter la discussion en groupe.

Les points suivants peuvent être considérés :

  • La couverture offerte par les services régionaux de police et d’incendie;
  • Les quartiers ou les résidents au-delà des frontières de la communauté;
  • Les territoires de chasse et de pêche;
  • Les communautés avoisinantes;
  • Les limites des terres de réserve ou des territoires traditionnels;
  • Les ressources et l’infrastructure à l’intérieur ou à proximité de la communauté.

Une fois que vous avez défini les limites, commencez à concevoir votre carte avec des dessins, des photos ou des textes se rapportant à des aspects particuliers de votre communauté. Il s’agit d’un brosser un tableau clair de la situation, c’est-à-dire :

  • qui ou quoi se trouve dans votre communauté;
  • où sont situés ces personnes, ces biens et ces réseaux.

Les cartes devraient inclure les biens, les propriétés et les caractéristiques clés (bâtiments, organisations, rivières, ponts, routes, etc.) et des renseignements obtenus pendant le processus de collecte de données sur votre communauté.

À mesure que vous avancez à cette étape-ci, vous pouvez utiliser la carte pour appuyer et résumer l’information. Ce type de carte offre également un excellent moyen de garder les membres de la communauté informés au sujet de vos constatations.

Biens, propriétés et installations communautaires

Il existe de nombreux types d’actifs municipaux à considérer et à indiquer sur les cartes :

  • Les maisons de retraite et de soins infirmiers;
  • Les écoles et les établissements pour les jeunes;
  • Les espaces publics et les lieux de rassemblement;
  • Les places commémoratives et les structures symboliques;
  • Les endroits revêtant une importance sur les plans religieux ou culturel;
  • Les aires protégées et les endroits revêtant une importance sur le plan environnemental.

Il est à noter que certains de ces actifs ou biens peuvent appartenir à une municipalité ou être exploités par elle, alors que d’autres relèveront d’autres ordres de gouvernement ou seront du ressort privé.

Importance du contexte communautaire

Vous ne pourrez répondre aux principales questions que suscite l’IDER sans un enrichissement de connaissances particulières sur votre communauté, notamment sur les aspects suivants :

  • L’infrastructure essentielle et d’autres biens communautaires, notamment des atouts culturels et sociaux;
  • Les caractéristiques démographiques et la répartition géographique de la population.

Les renseignements que vous intégrerez à cette étape-ci vous permettront de bâtir des scénarios crédibles avec contenu exact et axé sur la communauté. La marche à suivre pour l’élaboration d’un scénario est décrite à la section Élaborer des scénarios.

Des modèles et d’autres outils sont fournis à l’annexe A, Atelier sur la conception de scénarios (outils)

Préciser votre profil communautaire par l’utilisation de données

Les données du recensement du Canada que fournit Statistique Canada sont utiles pour dresser le profil de votre communauté et explorer les thèmes présentés à cette étape-ci.

Vous pouvez vous en servir pour parvenir à une compréhension commune des caractéristiques de base de votre communauté et de sa population.

Rappel : Le règlement 378/18 fait état de cinq profils de la collectivité qui contribuent à enrichir les connaissances communautaires :

  • Géographie
  • Infrastructures essentielles
  • Démographie
  • Services communautaires
  • Activités économiques

Les données fournies par Statistique Canada comprennent :

Profils du recensement

Qui se trouve dans votre communauté? Un profil du recensement a été dressé pour chaque communauté (subdivision de recensement) en Ontario et ailleurs au Canada.

Données démographiques

Les données du Recensement de la population brossent un portrait des communautés par âge, sexe, état matrimonial, caractéristiques familiales, pour ne nommer que ces sujets.

Emplois

Le plus récent indicateur fourni par Statistique Canada sur le marché du travail est l’enquête sur les postes vacants et les salaires, qui contient des données sur les 76 régions économiques du pays.

Santé et bien-être

Où, au Canada, les gens sont-ils les plus satisfaits de leur vie? Vous trouverez des réponses dans l’étude de Statistique Canada sur la satisfaction à l’égard de la vie.

Infrastructure essentielle

Il faut définir les menaces à l’infrastructure essentielle pour comprendre les répercussions possibles sur les services de maintien en vie. En Ontario, de tels services sont classés en fonction des catégories suivantes :

  • Continuité du gouvernement – administrations fédérale, provinciales, territoriales et municipales
  • Électricité – production d’énergie et distribution/transmission d’électricité
  • Institutions financières – banques et sociétés de fiducie, credit unions, compagnies d’assurance, sociétés de fonds communs de placement, bourses
  • Nourriture et eau – traitement de l’eau, stockage, surveillance, distribution, traitement des eaux usées et des égouts, production et récolte d’aliments, transformation et distribution d’aliments, inspection et surveillance d’aliments
  • Santé –hôpitaux, services ambulanciers, pharmacies, services en matière de sang et établissement de soins de longue durée
  • Pétrole et gaz naturel – raffineries, distribution et activités de commercialisation du pétrole et du gaz naturel
  • Sécurité publique – services d’urgence, centre d’opérations d’urgence et d’évacuation, installations militaires, établissements correctionnels, lutte contre l’érosion et les inondations, surveillance de la pollution, prévisions météorologiques
  • Télécommunications – communications 9-1-1, téléphones conventionnels et sans fil, téléavertisseurs, stations de télévision et de radio, Internet
  • Transports – autoroutes et routes, services de déneigement, transport ferroviaire, transport en commun, aéroports, navigation, installations portuaires, chenaux de navigation et quais, systèmes de ponts mobiles, traversiers, communication maritime, contrôles frontaliers

Dressez la liste des éléments de l’infrastructure essentielle, cartographiez-les le plus fidèlement possible et tentez de répondre à ces questions cruciales :

  • Qui opère ou exploite l’infrastructure?
  • Son exploitation est-elle soumise à des règlements?
  • Où les biens, actifs ou systèmes sont-ils situés? Sont-ils exposés à des risques?
  • Quels sont les autres biens ou éléments d’infrastructure reliés ou interdépendants?
  • Quelles sont les polices d’assurance, normes en vigueur, politiques, procédures?
  • Une approche de planification tous risques est-elle suivie?
  • Des programmes d’amélioration continue ont-ils été mis en œuvre pour les biens et l’infrastructure?
  • Les mesures adoptées tiennent-elles compte de la nature changeante des risques?

Appliquer les connaissances communautaires

Les connaissances acquises sur la communauté vous aideront à comprendre les notions d’exposition, de vulnérabilité et de capacité. Celles-ci sont très importantes pour déterminer les répercussions ou conséquences de chaque danger.

Exposition

Si un danger se produit dans une région où il n’y a personne ni biens, systèmes ou ressources qui comptent, le risque est nul.

À l’inverse, si des personnes, des biens, des systèmes ou des ressources se trouvent dans des endroits dangereux (exposés à des dangers), un risque d’urgence peut exister.

Vulnérabilité

La vulnérabilité est toute condition accroissant la susceptibilité d’une collectivité (personnes, biens et systèmes) de subir l’impact de dangers. Pour créer un profil de la vulnérabilité, il faut tenir compte des catégories suivantes :

Facteurs sociaux

Caractéristiques inhérentes aux interactions sociales et aux institutions et systèmes de valeurs culturels connexes – consultez l’annexe B, Aperçu des facteurs de risque sociaux, pour obtenir une description des points de vulnérabilité sociaux les plus courants.

Facteurs économiques

Caractéristiques inhérentes aux interactions économiques et aux institutions et systèmes de valeurs connexes – y compris les activités économiques, la richesse et les revenus

Facteurs environnementaux

Facteurs ou processus environnementaux qui prédisposent une personne, une communauté, un bien ou un système à subir l’impact de dangers

Facteurs physiques

Bâtiments, installations et réseaux numériques, et difficultés liées à l’emplacement, aux matières (dangereuses) et aux secteurs de compétence

Facteurs touchant les politiques ou la réputation

La réputation peut être considérée comme un bien organisationnel essentiel, de façon largement semblable à l’intégrité physique de bâtiments ou de structures. Cette catégorie renvoie aux interactions, institutions et systèmes du secteur des politiques, ainsi qu’à l’image publique d’organisations.

Capacité

Il est important de comprendre à la fois la capacité officielle et non officielle de votre communauté de prévenir, atténuer, se préparer, réagir et se rétablir des répercussions des dangers.

La capacité correspond au potentiel de résistance aux effets d’un danger. Le même mot (capacité) renvoie à une autre notion, différente : l’aptitude à mettre à profit la capacité de prévenir, d’atténuer, de se préparer, de réagir et de se rétablir.

La capacité d’une communauté ou d’une personne peut être atteinte par de nombreux facteurs, notamment :

  • la préparation avant l’événement (p. ex. trousses de préparation);
  • l’accès aux ressources;
  • l’habileté personnelle ou une incapacité;
  • la disponibilité de mesures de soutien communautaires, familiales ou autres sur le plan social.

De façon informelle, la capacité de groupes communautaires, de personnes, d’unités familiales et d’autres groupes de personnes de réagir à des dangers et de se rétablir varie.

Alors que la vulnérabilité fait référence à la susceptibilité d’une collectivité de subir des dangers, la capacité renvoie à l’aptitude à composer avec les dangers et à s’y adapter.

Exemple : Une personne à faible revenu (point de vulnérabilité) peut aussi être dotée d’une forte aptitude à composer avec des dangers et à s’y adapter grâce à un solide réseau d’amis et de proches.

Si la capacité de personnes ou de biens est élevée, la résilience d’une communauté s’en trouve améliorée. La résilience se définit comme la capacité de résister à l’impact d’un danger, de l’absorber, de l’accueillir, de s’y adapter, de le transformer et de reprendre ses activités après en avoir été touché, en temps opportun et de manière efficace ».

Campagne « Pour des villes résilientes »

Le Bureau des Nations Unies pour la réduction des risques de catastrophe invite les villes à participer à sa campagne « Pour des villes résilientes ». Pour en savoir plus, prière de consulter le site au www.unisdr.org/files/43291_frenchsendaiframeworkfordisasterris.pdf.

Élaborer des scénarios

Il est important de prévoir l’accès à un éventail de ressources et d’outils pour aider les partenaires et intervenants clés à comprendre les dangers.

Un exercice essentiel à cette fin est la conception de scénarios afin de favoriser une compréhension concrète des risques associés à un danger et axer l’attention sur les répercussions éventuelles sur la communauté. Des données sur les incidents antérieurs et les avis d’experts sont précieux à cet égard.

Discuter et échanger

Il est important de discuter des dangers et de leurs conséquences. Cet échange peut prendre de nombreuses formes – raconter des faits, participer à des ateliers et à des séances de remue-méninges, et parler à des personnes qui ont vécu une catastrophe dans d’autres communautés.

De telles occasions permettront également d’analyser des hypothèses, d’exprimer des points de vue personnels sur le risque et de travailler avec cela.

Exemples de scénarios utiles pour l’évaluation des risques :

  • Événements les plus graves – le scénario le plus pessimiste pour un danger particulier;
  • Événements importants – un scénario qui n’est peut-être pas celui « du pire », mais qui pose des difficultés qui concernent votre communauté;
  • Scénario extrême – un scénario qui n’est pas plausible dans les limites de conditions imaginables, mais qui est utile pour tester les limites d’une capacité existante ou prévue. Si leur concrétisation est très rare, de tels scénarios peuvent se réaliser dans certaines conditions.

Il est souhaitable de considérer divers scénarios pour répondre aux questions fondamentales de l’IDER.

Des précisions et des outils facilitant l’élaboration de scénarios se trouvent à l’annexe A, Atelier sur la conception de scénarios (outils).

Programmes de l’Ontario se chevauchant

Il y a de nombreuses exigences et programmes de soutien qui se chevauchent en ce qui a trait à l’infrastructure et aux biens essentiels. En voici des exemples (au moment de mettre sous presse) :

Règl. de l’Ont. 588/17 sur la planification de la gestion des biens pour l’infrastructure municipale

Depuis le 1er janvier 2018, chaque municipalité doit élaborer une politique de gestion stratégique des biens qui fait état des niveaux de service. L’étape 4 et une part de l’étape 5 du plan de gestion des biens s’appliquent à l’IDER. Les niveaux techniques de service et les niveaux communautaires de service représentant également des données utiles pour l’IDER.

Programme de gestion des actifs municipaux
de la Fédération canadienne des municipalités

Ce programme quinquennal de 50 millions de dollars que finance Infrastructure Canada vise à soutenir les collectivités canadiennes. https://fcm.ca/fr/programmes/programme-gestion-actifs-municipaux

Loi sur la prévention et la protection contre l’incendie – Règl. de l’Ont. 378/18

L’évaluation des risques présents dans une collectivité exige un volet axé sur les services de protection contre les incendies. Bien que les risques liés aux incendies en constituent l’objet central, ce règlement comporte des éléments qui peuvent aider à répondre en partie aux besoins en matière d’IDER.

Changement climatique

Le Centre ontarien de ressources sur les impacts climatiques et l’adaptation appuie le cadre d’adaptation soumis en matière de changement climatique. Pour en savoir plus, prière de consulter le https://dr6j45jk9xcmk.cloudfront.net/documents/2698/stdprod-091281.pdf (en anglais). Si cette évaluation n’est pas interchangeable avec l’IDER, les deux sont complémentaires. L’IDER peut servir à mener à bien, en partie ou davantage, les étapes 2, 3 et 4 de ce cadre.

Outils de la Loi sur l’aménagement du territoire

De plus amples renseignements sur la Loi sur l’aménagement du territoire et d’autres ressources se trouvent au www.mah.gov.on.ca/Page13734 . L’IDER peut compléter et éclairer les exigences de cette loi.

Étape 4 :
Évaluer les risques

Tels sont les thèmes sur lesquels porte cette section :

  1. Vue d’ensemble de l’évaluation des risques
  2. Aperçu de la notion de probabilité
  3. Aperçu de la notion de conséquence
  4. Formule intégrant la probabilité et les conséquences
  5. Catégories de conséquences
  6. Graphique des conséquences
  7. Résilience et risque

Vue d’ensemble de l’évaluation des risques

L’analyse de l’information que vous avez recueillie vous permettra d’évaluer et de noter la probabilité et les conséquences de chaque danger ou d’une combinaison de dangers.

La méthode décrite ci-dessous s’appuie sur un mélange équilibré d’expériences et de perspectives communautaires, ainsi que sur des statistiques et des sources de données quantitatives.

La probabilité et les conséquences sont les facteurs déterminants pour évaluer les risques. Il faut considérer de nombreux scénarios, qui combineront ces facteurs comme suit :

  • Conséquences élevées, probabilité élevée
  • Conséquences élevées, faible probabilité
  • Faibles conséquences, probabilité élevée
  • Faibles conséquences, faible probabilité

Probabilité

Pour saisir le risque, il est important d’estimer dans quelle mesure un danger peut se produire. Un danger dont la probabilité est nulle ne pose aucune menace, alors que celui dont la probabilité est de 100 % pose une menace « certaine ».

Conséquences

Les conséquences sont le résultat de l’interaction entre l’exposition, la vulnérabilité et la capacité dans une communauté. (Voir la section Aperçu de la notion de conséquence pour de plus amples détails sur ce concept, ainsi que le diagramme à gauche).

Le fait de comprendre les différents types de conséquences est un atout pour élaborer des programmes efficaces et traiter d’éventuels risques. Les conséquences renvoient aux répercussions d’un danger sur des structures, des personnes, l’environnement et la réputation.

Noter les conséquences et la probabilité

Il est possible d’attribuer des valeurs numériques à la probabilité et aux conséquences pour calculer le pointage global d’un risque au moyen d’une formule. De telles équations s’avèrent utiles lorsque les problèmes sont bien définis. Elles comportent toutefois une limite : la difficulté de les appliquer à des systèmes complexes ou mal définis. Dans ces cas, il faut une évaluation plus complexe qui repose sur plusieurs outils, des discussions et d’autres procédés.

Cependant, si vous souhaitez classer des dangers selon une telle approche, utilisez l’équation suivante :

Risque = Probabilité X Conséquences

Fixez un résultat réaliste (c.-à-d. non impossible), qui peut raisonnablement se réaliser pour un danger donné, et évaluez-le en lui attribuant des points.

Pour avoir une vue d’ensemble pour chaque danger, il est important de considérer un éventail de scénarios (et des pointages possibles). La note finale devrait tenir compte d’un événement important dans votre communauté (voir la section Élaborer des scénarios).

Grille de pointage

Probabilité : Faible 1; élevée 6

Conséquences : Faibles 1; élevées 30

Les résultats finaux devraient être compilés dans un graphique simple, comme celui ci-dessous :

un graphique simple.

Pour obtenir une aide supplémentaire avec le pointage, veuillez communiquer avec votre agent régional, qui peut vous fournir d’autres ressources.

Les pages suivantes donnent un aperçu de la méthode de calcul. Elles expliquent le processus de notation.

Aperçu de la notion de probabilité

Quelle est la probabilité que les dangers que vous avez identifiés se produisent dans votre collectivité?

Lorsque vous avez recueilli des données sur la probabilité de dangers, vous pouvez les classer selon les catégories ci‐dessous.

Remarque : Lorsque vous calculez la probabilité, considérez les tendances passées, actuelles et peut-être futures ainsi que les avis d’experts en la matière. La « période de récurrence » s’inscrit dans une approche scientifique pour estimer la probabilité d’un événement. On l’utilise souvent lors de l’IDER. Cependant, comme elle ne s’appuie que sur des données historiques, elle doit être combinée avec des données probantes sur la probabilité actuelle et future.

Tableau de probabilité

Pointage

Catégorie

Description

Probabilité d’occurrence (%)

1

Rare

Période de récurrence : tous les 100 ans ou plus

La probabilité que le danger se concrétise au cours d’une année donnée est de moins de 1 %.

2

Fortement improbable

Période de récurrence : tous les 50 à 99 ans

Les probabilités que le danger se concrétise au cours d’une année donnée sont de 1 à 2 %.

3

Peu probable

Période de récurrence : tous les 20 à 49 ans

Les probabilités que le danger se concrétise au cours d’une année donnée sont de 2 à 5 %.

4

Probable

Danger se produisant tous les 5 à 19 ans

Les probabilités que le danger se concrétise au cours d’une année donnée sont de 5 à 20 %.

5

Fort probable

Période de récurrence : > 5 ans

Les probabilités que le danger se concrétise au cours d’une année donnée sont de plus de 20 %.

6

Certain

Période de récurrence : chaque année

Les probabilités que le danger se concrétise au cours d’une année donnée sont de 100 %.

Exemple : Les dangers répertoriés pour la collectivité imaginaire de Trillium sont les inondations, les explosions et les séismes. Les documents historiques de Trillium montrent qu’il y a eu des inondations chaque année. Le chef des pompiers indique qu’il y a une explosion environ tous les cinq ans. Un professeur de la collectivité explique que la région n’a jamais été touchée par un séisme, mais que la possibilité existe. Voici à quoi ressemblerait le tableau de probabilité pour Trillium :

Tableau exemple de probabilité pour Trillium

Danger

Catégorie

Probabilité

Commentaires

Inondation

Presque certain

6

La débâcle printanière provoque des inondations chaque année. Durant l’été, les fortes pluies causent des inondations urbaines dans certains secteurs.

Séisme

Rare

1

Trillium est située dans un secteur géologique stable et n’a été touchée par aucun séisme depuis plus de 200 ans. Selon des experts en la matière, il est peu probable que la région en subisse un autre.

Aperçu de la notion de conséquence

Les conséquences éventuelles d’un danger sont plus élevées lorsque des personnes ou des biens :

a) sont exposés à un danger;

b) sont vulnérables à un danger;

c) ont une faible capacité pour réagir ou s’adapter.

Plus une personne ou un bien présente ces caractéristiques, plus les conséquences d’un danger sont élevées dans son cas.

Le diagramme ci-dessous illustra davantage ce concept. Suite à la page suivante.

Venn Diagram showing the intersection of 'Exposure' 'Vulnerability' and 'low capacity'. The Venn diagram shows 3 equal intersecting circles. At the intersection of 'Exposed' and 'low capacity' individuals or assets are described as follows: 'Have the potential to endure, may not be at risk'. At the intersection of 'Low Capacity' and 'Vulnerable' individuals or assets are described as follows: 'High risk only if affected'. At the intersection of 'Exposed' and 'Vulnerable' individuals or assets are described as follows: 'Potential to adapt, but may be at risk'. At the centre, in the space where all three circles overlap, individuals or assets are described as follows: 'High Risk'.

Des personnes ou des biens exposés à un danger pourraient subir une ou la totalité des conséquences suivantes. Des biens ou des personnes pourraient être directement ou indirectement touchés et subir différentes conséquences. En voici une liste :

  • Décès
  • Blessures/maladies
  • Dangers psychosociaux
  • Liens sociaux fragilisés
  • Évacuation ou mise en place d’un refuge
  • Dommages matériels
  • Service de l’infrastructure essentielle
  • Dommages environnementaux
  • Facteurs économiques
  • Atteinte à la réputation

Les conséquences seront plus graves chez les personnes qui sont vulnérables. La vulnérabilité est notamment définie comme la susceptibilité d’une collectivité, d’un système ou d’un bien à subir les effets dommageables d’un danger.

L’aptitude de personnes ou de biens à s’adapter à ces effets, à les transformer et à s’en rétablir, peu importe à quel point ils sont vulnérables ou exposés, est déterminée par leur capacité. Si cette capacité est faible, les effets peuvent être plus graves ou durer plus longtemps.

Catégories de conséquences

Considérez chacune des dix catégories de conséquences suivantes :

Décès

Nombre potentiel de personnes mortes à cause du danger

Blessures/maladies

Nombre potentiel de personnes blessées ou malades à cause du danger

Dangers psychosociaux

Nombre de personnes traumatisées et ayant de la difficulté dans leur vie sociale ou au travail

Liens sociaux fragilisés

Accès aux réseaux de soutien officiels ou non, y compris à la famille et à des mesures communautaires; la réciprocité, la confiance et la coopération peuvent être mises à l’épreuve.

Évacuation ou mise en place d’un refuge

Nécessité éventuelle d’évacuer officiellement, de s’abriter sur place sur des ordres ou de voir des personnes restées coincées

Dommages matériels

Conséquences négatives directes d’un danger sur les bâtiments, les structures et d’autres types de biens comme les récoltes

Service de l’infrastructure essentielle

Conséquences négatives d’un danger sur les processus, les systèmes, les installations, les technologies, les réseaux, les biens et les services qui sont essentiels à la santé, à la sécurité ou au bien-être économique des Canadiens et des Canadiennes, ainsi qu’au fonctionnement du gouvernement

Dommages environnementaux

Conséquences négatives d’un danger sur l’environnement, touchant au sol, à l’eau, à l’air, aux plantes ou aux animaux

Facteurs économiques

Conséquences négatives d’un danger sur des activités commerciales, des industries ou des économies régionales

Atteinte à la réputation

Perception à l’égard d’une ou plusieurs organisations ou administrations dans l’esprit d’intervenants, du public et d’autres acteurs essentiels à la réussite

Noter les conséquences

Suivez les étapes suivantes pour votre scénario choisi :

1. Notez chacune des dix catégories de conséquences ci-dessus, selon le barème « Aucune », « Faible, « Moyenne » ou « Élevée » (utilisez le tableau pour vous aider. Voir la section Graphique des conséquences).

2. Comptez le nombre de fois que chaque valeur a été utilisée.

3. Multipliez le compte obtenu pour « Moyenne » par 2 et celui pour « Élevée » par 3.

4. Additionnez les catégories « Faible », « Moyenne » et « Élevée » pour en obtenir la somme.

Le résultat correspond à la note globale relative aux conséquences pour le danger en question.

Graphique des conséquences

Graphique des conséquences

Rang

Décès

Blessures/maladies

Dangers psychosociaux

Liens sociaux fragilisés

Évacuation ou mise en place d’un refuge

Aucun

Peu probable qu’il y ait des décès

Peu probable qu’il y ait des décès

Peu probable qu’il y ait une incidence élevée sur le bien-être mental et psychologique de personnes

Peu probable qu’il y ait une incidence sur les réseaux et systèmes de soutien – confiance et coopération non touchées

Peu probable qu’il soit nécessaire d’évacuer, de s’abriter sur place ou que des personnes demeurent coincées

Faible

Pertes de vie dans la portée d’une capacité opérationnelle normale

Blessures/maladies dans la portée d’une capacité opérationnelle normale

Incidence localisée, modérée ou généralement à court terme sur le bien-être mental et psychologique de personnes

Probable que l’accès à certains réseaux et systèmes de soutien localisé soit réduit – confiance et coopération touchées

Part petite ou localisée de la population évacuée, forcée de s’abriter sur place ou demeurant coincée

Moyenne

Pertes de vie exigeant un soutien supplémentaire aux opérations d’urgence

Blessures/maladies exigeant un soutien supplémentaire aux opérations d’urgence

Incidence importante mais généralement localisée sur le bien-être mental et psychologique de personnes, y compris à long terme

Probable que l’accès aux réseaux et systèmes de soutien localisé soit réduit – confiance et coopération touchées

Part moyenne et généralement localisée de la population évacuée, forcée de s’abriter sur place ou demeurant coincée

Élevée

Pertes de vie assez graves pour enclencher des procédures de gestion massive des décès

Blessures/maladies exigeant la mise en place de plans spécialisés et de mesures de soutien massives

Incidence étendue sur le bien-être mental et psychologique de personnes, y compris à long terme

Probable que l’accès aux réseaux et systèmes de soutien localisé soit considérablement réduit – confiance et coopération gravement touchées

Part importante ou étendue de la population évacuée, forcée de s’abriter sur place ou demeurant coincée

Cercle :

Aucune/Faible/Moyenne/Élevée

Aucune/Faible/Moyenne/Élevée

Aucune/Faible/Moyenne/Élevée

Aucune/Faible/Moyenne/Élevée

Aucune/Faible/Moyenne/Élevée

Graphique des conséquences (suite)

Graphique des conséquences (suite)

Rang

Dommages matériels

Infrastructure essentielle

Dommages environnementaux

Répercussions économiques

Atteinte à la réputation

Aucune

Peu probable qu’il y ait des dommages matériels

Peu probable qu’il y ait une perturbation de biens ou services

Peu probable qu’il y ait des dommages environnementaux

Peu probable qu’il y ait une perturbation d’activités opérationnelles ou financières

Peu probable qu’un impact important se fasse sentir sur les politiques ou la réputation

Faible

Pourrait causer des dommages mineurs, surtout esthétiques

Pourrait causer une légère perturbation des biens ou services

Pourrait causer des dégâts localisés et réversibles Nettoyage rapide possible

Interruption des activités commerciales/financière ou de l’économie locale

Possibles répercussions limitées ou à court terme sur les politiques ou la réputation

Moyenne

Dommages graves localisés

Interruptions importantes mais localisées ou à court terme des service de l’infrastructure essentielle

Pourrait causer des dommages majeurs, mais réversibles Nettoyage difficile

Pertes possibles pour quelques entreprises, avec certaines conséquences négatives sur l’économie de la région

Possibles répercussions importantes ou à long terme sur les politiques ou la réputation

Élevée

Dommages graves et étendus

Pourrait causer une perturbation grave, étendue ou permanente des biens ou services

Pourrait causer des dommages graves et irréversibles Nettoyage impossible

Pourrait entraîner des pertes pour une industrie ou de graves répercussions économiques dans une région ou la province

Possibles répercussions importantes et durables sur les politiques ou la réputation

Circle:

None/Low/Med/High

None/Low/Med/High

None/Low/Med/High

None/Low/Med/High

None/Low/Med/High

Les pointages pour chaque catégorie devraient être additionnés pour obtenir une note maximale possible de 30

Note globale relative aux conséquences 0 – 10 Faible 11 – 20 Moyenne 21 – 30 Élevée

Résilience et risque

La résilience est le résultat cumulatif d’activités communautaires à la fois officielles et informelles qui renforcent la capacité d’une communauté de s’adapter aux conséquences d’un danger, de les transformer ou de s’en rétablir. Cela comprend la mise en œuvre de programmes complets de gestion des situations d’urgence, et plus encore.

Chez une personne, la résilience est la capacité de résister à l’impact d’un danger, de l’absorber, de l’accueillir, de s’y adapter, de le transformer et de reprendre ses activités. Cela comprend la gestion de situations d’urgence, ainsi que la planification municipale, les initiatives communautaires, les événements grand public et de nombreuses autres activités.

Une communauté très résiliente peut être capable de composer avec un danger, malgré la rareté ou l’absence de mécanismes d’atténuation, d’intervention ou de rétablissement officiels. Autrement dit, une résilience élevée peut faire en sorte qu’une collectivité aura une capacité élevée de réagir et de se rétablir, même si sa vulnérabilité et son exposition sont aussi élevées.

Pour assurer la considération de la résilience, il faut examiner l’information recueillie et s’assurer que la capacité existante est reflétée dans les scénarios, de même que les évaluations des conséquences et de la probabilité.

Total des points

Le total des valeurs numériques attribuées n’est pas toujours utile pour la prise d’une décision. Cela s’explique par le fait que les scénarios extrêmes obtiennent souvent beaucoup moins de points que les autres.

Exemple : une situation d’urgence touchant une installation nucléaire est très peu probable (1), mais ses conséquences seraient extrêmement élevées (30).

Une note globale de 30 (1 x 30) est considérée comme étant très faible.

Il faut donc faire preuve de prudence dans la création et l’utilisation de tels pointages.

Si les notes globales sont utilisées, les catégories suivantes peuvent servir à les classer.

Les Catégories des Notes Globales

Note globale (P x C)

Catégorie

0

S.O.

0 - 30

Très faible

31 - 60

Faible

61 - 90

Moyenne

91 - 120

Élevée

121 - 150

Très élevée

151 - 180

Extrême

Étape 5 :
Rendre compte
et suivre

Tels sont les thèmes sur lesquels porte cette section :

  1. Résultats
  2. Documentation
  3. Communication
  4. Risque relié
  5. Options de traitement des risques
  6. Calendrier d’approbation et de révision
  7. Registre de révision

Résultats

Vous devriez maintenant pouvoir répondre aux questions clés du processus d’IDER :

  • Quels risques peuvent mener à une situation d’urgence?
  • Quelles peuvent être les répercussions en fonction d’un éventail de scénarios?
  • Y a-t-il des scénarios où le niveau de risque est inacceptable ou impossible à gérer?
  • Quelles sont les répercussions propres à chaque danger?
  • Quelles mesures existantes peuvent prévenir un danger ou atténuer un risque?

Documentation

Assurez-vous de documenter le processus, y compris la justification et les données probantes de tous les pointages.

La création d’un registre de vos raisonnements et réflexions à l’appui du processus d’évaluation aidera à justifier les recommandations auprès du comité du programme de gestion des situations d’urgence ou du groupe municipal de maîtrise des situations d’urgence, en plus de faciliter l’élaboration de programmes futurs et de fournir un registre officiel.

Cet exercice contribue à la continuité du processus d’identification des dangers et d’évaluation des risques, ainsi que du programme connexe.

Communication

La variable la plus importante dans toute communication concernant des risques est la confiance.

Entrer en contact tôt et souvent avec les intervenants aidera à bâtir la confiance auprès des membres de la communauté.

Des renseignements précis diffusés tôt, par des canaux auxquels la population se fie et qu’elle utilise, et dans des langues qu’elle comprend, permettent aux personnes concernées de faire des choix et de se protéger, ainsi que leurs familles et leurs communautés.

Une communication et une sensibilisation efficaces avec les décideurs, partenaires et le grand public favorisent l’élaboration de programmes de qualité. Les préjudices causés par des situations d’urgence s’en trouveront réduits.

Une communication efficace est :

  • exacte;
  •  fondée sur des données probantes;
  • sensible aux contextes social, économique, politique et culturel.

Gardez à l’esprit que les gens ont leurs opinions propres sur les caractéristiques et la gravité des risques. Il est important d’essayer de comprendre ces opinions en tissant des liens avec de nombreux intervenants dans l’ensemble de la communauté.

Faire fi de la perception du public peut se traduire par d’importantes difficultés dans la communication du risque et même dans la mise en œuvre d’initiatives de réduction des risques.

Malheureusement, il arrive souvent qu’un fossé se creuse entre les experts et le grand public dans la compréhension de notions, comme c’est le cas pour le risque.

Risque relié

Il est important de comprendre que les conséquences des dangers sont reliées. Un atelier sur la conception de scénarios est une activité qui convient particulièrement bien à l’exploration du risque relié.

L’expression « conséquences en cascade » est souvent utilisée pour démontrer la chaîne d’effets reliés pouvant découler d’un ou plusieurs dangers. En font partie les dangers secondaires ainsi qu’une série de perturbations matérielles, sociales ou économiques.

Il se peut également que des mesures d’intervention particulières entraînent des conséquences inattendues dans le sillage de dangers. C’est un aspect dont il faut tenir compte au moment de déterminer le cheminement des répercussions ou d’élaborer des scénarios.

Options de traitement des risques

L’IDER ne constitue qu’une composante d’un programme complet de gestion des situations d’urgence. Lorsque les risques associés à chacun des dangers ont été identifiés, il est essentiel de tenter d’atténuer ces risques, en commençant par ceux qui sont extrêmes ou très élevés.

Pour traiter les risques, il vous faut des recommandations solides et fondées sur des données probantes, et les données sur l’IDER que vous avez recueillies servent à cela. Vous pourrez ensuite les transmettre aux échelons supérieurs du gouvernement à des fins d’examen.

Pour appuyer et justifier les demandes de soutien entre ordres de gouvernement, il est important de comprendre clairement en quoi consiste le risque résiduel (laissé de côté). Si vous saisissez bien ce risque, vous estimerez mieux les besoins en matière d’intervention à combler au lendemain d’une situation d’urgence, et vos recommandations à cet égard seront mieux éclairées.

Réfléchissez maintenant à la façon dont vous pourriez traiter tout risque résiduel.

Voir l’annexe C, Tableaux pour l’évaluation et le traitement des risques, où se trouvent des tableaux sommaires à remplir.

La première étape de la conception d’une stratégie d’atténuation des risques consiste à réfléchir au traitement des risques.

Calendrier d’approbation et de révision

Il est important de rappeler que l’IDER est un processus continu, c’est-à-dire que les dangers ainsi que les risques qui en découlent doivent être surveillés et révisés. Le processus d’amélioration, de révision et d’évaluation continues est crucial et devrait être lancé régulièrement.

Les dangers et les risques peuvent évoluer au fil du temps. C’est pourquoi il est important de revoir votre rapport d’IDER annuellement.

Registre de révision

Faites le suivi de vos révisions de l’IDER! Vos efforts aideront à assurer la continuité des documents et des exercices d’évaluation d’une année à l’autre.

Un registre s’impose pour consigner ces précieux renseignements. Vous pourriez y inclure tout contenu se rapportant à l’IDER.