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Solliciteur général

Rapport sur l’identification des dangers 2019 - Section B - Environnement

RAPPORT SUR L’IDENTIFICATION DES DANGERS 2019 - SECTION B - ENVIRONNEMENT

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Programme d’identification des dangers et d’évaluation des risques

Rapport sur l’identification des dangers 2019
Section B : Environnement

Bureau du commissaire des incendies
et de la gestion des situations d’urgence

Introduction

Le rapport sur l’identification des dangers contient des profils qui fournissent de l’information sur différents dangers, en plus d’offrir une vue d’ensemble des conséquences possibles. Il est divisé en dix parties : une introduction et neuf sous-sections, soit A à I, comme suit :

  1. Agriculture et alimentation
  2. Environnement
  3. Dangers extraterrestres
  4. Matières dangereuses
  5. Santé
  6. Sécurité publique
  7. Structures
  8. Approvisionnement et distribution
  9. Transports

Table des matières

Avalanche

Aller au danger suivant : Sécheresse ou basses eaux

Définition

Une avalanche survient lorsqu’une masse de neige accumulée se détache et dévale le flanc d’une montagne.

Description

La neige peut se fracturer lorsque la force des liaisons qui la maintiennent en place est rompue par les tensions présentes. Si un nombre suffisant de liaisons se brise au même moment, une avalanche se produit. Les sources de tensions qui peuvent surcharger le manteau neigeux et créer une fracture sont appelées « facteurs de déclenchement ».

Les facteurs de déclenchement dits naturels sont indépendants de l’activité humaine. En voici des exemples courants :

  • Une surcharge créée par de nouvelles chutes de neige, l’accumulation de neige attribuable au vent ou des précipitations sous forme de pluie;
  • Des variations de température et un dégel causé par de l’air chaud et le rayonnement solaire.

Même si les conditions du manteau neigeux et les facteurs de déclenchement propices sont réunis, l’avalanche ne survient que sur un terrain présentant certaines caractéristiques. Les avalanches sont plus susceptibles de se produire sur des pentes de 30 à 45 degrés, et dans les secteurs où les vents entraînent l’accumulation de neige et où l’exposition au soleil, le réchauffement et la fonte rapide entraînent la fragilisation de la neige.

Il existe trois principaux types d’avalanches :

  • Coulées de neige – Petites quantités de neige poudreuse et sèche qui se déplacent comme une masse informe;
  • Avalanches de plaques – Des plaques de neige se détachent de la montagne et se brisent comme du verre en dévalant la pente. Ces masses en mouvement peuvent atteindre des vitesses de 130 kilomètres (80 milles) à l’heure en environ cinq secondes;
  • Avalanches mouillées – Suspension à faible vélocité de neige et d’eau dont l’écoulement se limite à la surface. Ce phénomène peut être provoqué par des dégagements de neige poudreuse ou par des avalanches de plaques, et il se produit seulement dans les manteaux neigeux saturés d’eau.

Toutes les stations de ski modernes diffusent des avis (bulletins) indiquant le risque d’avalanche pour chaque journée. Ces niveaux de risque varient de faible à très élevé (extrême).

Échelle spatiale, période et délai d’avertissement

Échelle spatiale : L’échelle spatiale d’une avalanche en Ontario serait limitée, et se situe habituellement loin des habitations.

Période : Des avalanches pourraient survenir en hiver et au printemps. Elles sont plus fréquentes dans les 24 heures suivant d’importantes chutes de neige.

Délai d’avertissement : La durée de la période d’avertissement pourrait aller de 24 heures à une saison complète.

Répercussions éventuelles

Une forte avalanche peut avoir les répercussions suivantes :

  • Nécessité d’une gestion des débris;
  • Signalements de personnes disparues, et nécessité de mener des opérations de recherche et de sauvetage, en plus de réunir des familles;
  • Perturbations du transport multimodal, et nécessité de faire des détours ou un changement d’itinéraires, en plus d’une mise à dure épreuve potentielle des ressources affectées à l’organisation des transports entraînant d’éventuels retards;
  • Nécessité d’évaluer les dommages;
  • Nécessité d’évacuer ou d’aménager des abris;
  • Dommages matériels et structurels nécessitant des réparations, et impact possible sur l’infrastructure essentielle;
  • Nécessité de restrictions d’accès au site ou à la région.

Dangers secondaires

Exemples de dangers secondaires :

  • Défaillance structurelle ou d’un bâtiment
  • Érosion
  • Train léger ou conventionnel et métro
  • Routes et autoroutes

Incidents antérieurs

Il y a eu deux incidents d’avalanche enregistrés en Ontario dans la Base de données canadienne sur les catastrophes :

  • Scarborough, 1972 – Une avalanche à Highland Creek, Scarborough, tue 2 personnes;
  • Chelmsford, 1978 – Une avalanche tue 1 personne qui faisait de la randonnée dans la région de Chelmsford.

Les deux avalanches étaient petites et isolées.

Énoncé des risques provinciaux

En Ontario, les avalanches sont très rares. La neige y est monnaie courante, mais le relief n’est habituellement pas assez escarpé pour engendrer des risques d’avalanche importants.

La sensibilisation du grand public aux risques d’avalanche ainsi que l’utilisation d’affiches et le bouclage des zones à risque sont les moyens préventifs les plus utilisés et les plus efficaces. Des cours sur la sécurité et d’autres possibilités de formation sont aussi offerts aux adeptes de l’arrière-pays.

Étant donné que le risque d’avalanche est très faible en Ontario, d’autres mesures d’atténuation sont rarement nécessaires.

Répercussions sur le plan humain

Une avalanche provoque rarement des décès ou des blessures.

Répercussions sur le plan social

Une avalanche n’aurait pas de répercussions sur les mécanismes de soutien communautaire.

Dommages aux biens

Les biens peuvent être vulnérables aux avalanches, bien que de telles situations soient extrêmement rares en Ontario.

Perturbations de l’infrastructure essentielle

L’infrastructure essentielle peut être vulnérable aux avalanches, bien que de telles situations soient extrêmement rares en Ontario.

Dommages environnementaux

Une avalanche n’entraînerait pas de dommages environnementaux, sauf aux forêts et aux arbres sur son passage.

Répercussions économiques

Une avalanche pourrait avoir des répercussions économiques très restreintes, mais cette éventualité est improbable en Ontario.

Sécheresse ou basses eaux

Aller au danger précédent : Avalanche

Aller au danger suivant : Séisme

Définition

La notion de sécheresse ou de basses eaux est définie comme une période prolongée où se produit l’une des situations suivantes[1] :

  • Des précipitations plus faibles que la normale pendant une période de trois mois ou plus, parfois combinées à des taux d’évaporation élevés;
  • Des conditions où le débit de l’eau des cours d’eau est au minimum nécessaire pour entretenir la vie aquatique. L’eau doit alors être utilisée dans les cas prioritaires seulement lorsque plusieurs puits s’assèchent;
  • Des répercussions socio-économiques qui affectent une région beaucoup plus vaste que la zone où se trouvent les propriétés individuelles où la sécheresse ou les basses eaux ont été constatées.

Description

Les conditions de sécheresse constituent un phénomène naturel, mais qui peut être provoqué ou accentué par les activités humaines, comme l’altération des écosystèmes. Ces conditions sont attribuables à une diminution de la quantité habituelle de précipitations dans un secteur donné. L’augmentation de la température de l’air fait grimper le taux d’évaporation, ce qui peut accroître la gravité de la sécheresse. La quantité et le type de végétation de la région favorisent aussi cette situation en raison de pertes dues à l’évapotranspiration.

Les facteurs naturels qui influent sur le niveau du lac Ontario sont le débit entrant en provenance du lac Érié et les régimes climatiques (précipitations, vents et températures). Le manque de précipitations et la chaleur sont particulièrement problématiques, puisque ce sont ces facteurs qui ont le plus d’effet sur les niveaux de l’eau, sans compter la diminution des niveaux de glace en hiver, laquelle accroît l’évaporation. Les variations de la météo et des régimes climatiques pourraient donc avoir des conséquences plus importantes dans l’avenir sur les niveaux d’eau des lacs Ontario et Huron, notamment.

Les premiers signes de conditions de sécheresse sont la diminution des niveaux d’eau de surface et d’eau souterraine, ainsi que de l’humidité de sol. La croissance des plantes peut commencer à ralentir, et les plantes peuvent dépérir, voire mourir. Cette situation peut être problématique pour les animaux sauvages qui s’en nourrissent. Il en va de même pour l’approvisionnement alimentaire et pour l’industrie agricole.

Les faibles niveaux d’eau peuvent nuire à un approvisionnement adéquat en eau potable ainsi qu’au transport maritime des marchandises. C’est plus de 50 % de la population de l’Ontario qui utilisent le lac Ontario comme source principale d’eau potable, suivie des sources d’eau souterraine, consommées par 28,5 % de la population. Le reste provient de la rivière des Outaouais, du lac Érié, du lac Huron et d’autres rivières et lacs de la province.

Le Plan de régularisation du lac Ontario et du fleuve Saint-Laurent, principalement mis en œuvre pour favoriser la régularisation des débits sortants utilisés dans l’exploitation du barrage hydro-électrique Moses-Saunders, est décrit comme suit par le Conseil international du lac Ontario et du fleuve Saint-Laurent : [Traduction] « Il contribue à protéger divers intérêts sur le fleuve Saint-Laurent auxquels un débit ou un niveau d’eau extrême pourrait nuire. Il s’agit notamment du maintien d’un débit adéquat pour la production d’hydro-électricité, du maintien de profondeurs minimales pour la navigation et de la protection contre les inondations. La modification à court terme des débits sortants du lac Ontario n’a qu’une faible incidence sur le niveau d’eau du lac comparativement aux facteurs naturels. »

Plusieurs facteurs peuvent accroître la vulnérabilité d’un réseau à la sécheresse, entre autres :

  • les sources d’eau souterraines et fluviales;
  • une croissance rapide de la population;
  • le vieillissement des composantes du système d’alimentation en eau;
  • un mauvais entretien des composantes du système d’alimentation en eau;
  • une capacité de stockage limitée par rapport à la demande;
  • des lacunes en ce qui concerne les mesures de régulation de la demande;
  • la croissance industrielle.

Échelle spatiale, période et délai d’avertissement

Échelle spatiale : Les sécheresses sont des situations d’urgence de grande échelle qui peuvent parfois toucher plus d’une province à la fois.

Période : Les sécheresses sont plus courantes en été.

Délai d’avertissement : Les conditions de sécheresse se forment progressivement, sur une période de quelques mois à plusieurs années.

Répercussions éventuelles ou besoins en matière d’intervention d’urgence

Les situations d’urgence liées à une sécheresse ou à de basses eaux peuvent avoir les répercussions suivantes :

  • La nécessité de distribuer de l’eau potable;
  • Des retards dans la suppression des feux structurels;
  • Une hausse des maladies d’origine hydrique;
  • Une diminution de la production d’hydroélectricité;
  • Des pertes économiques chez les fabricants ayant besoin de beaucoup d’eau et chez les agriculteurs;
  • Des restrictions sur l’utilisation de l’eau;
  • Des préoccupations relativement au bien-être des animaux;
  • Une interruption des chenaux de navigation ou des quais.

Répercussions éventuelles

  • La prestation urgente de ressources pour couvrir les besoins essentiels, comme la nourriture
  • La nécessité de renforcer la sécurité publique ou des mesures policières
  • Des restrictions sur l’utilisation de l’eau
  • Incidence sur la stabilité économique, sociale ou politique
  • Des dommages ou perturbations dans l’écosystème, et la garantie d’une surveillance de l’environnement
  • La perturbation ou la fermeture des institutions gouvernementales, commerciales ou financières
  • La pression sur les services d’urgence et les ressources affectées aux interventions

Dangers secondaires

Exemples de dangers secondaires :

  • Désordre civil
  • Érosion
  • Pressions géopolitiques
  • Affaissement du sol
  • Maladie des plantes ou infestation de ravageurs
  • Interruption des systèmes d’eau et d’eaux usées
  • Qualité de l’eau
  • Feu de végétation

Des problèmes d’approvisionnement en eau peuvent découler de conditions de sécheresses ou de basses eaux. Il s’agirait alors d’un effet secondaire. Une défaillance de l’infrastructure essentielle (p. ex. rupture d’un canal d’égout sanitaire) ou une autre des menaces déjà définies pourrait entraîner directement de tels problèmes. De plus amples renseignements sur les problèmes d’approvisionnement en eau se trouvent dans la section « Perturbation de l’approvisionnement en eau ou de la gestion des eaux usées ».

Incidents antérieurs

L’Ontario a déjà vécu des conditions de sécheresse et de bas niveaux d’eau, et en connaîtra sans doute d’autres dans l’avenir. Selon la Base de données canadienne sur les catastrophes, les sécheresses suivantes ont touché la province :

  • Partout au Canada, 2001
  • Ontario, 1983
  • Centre de l’Ontario, 1978
  • Ontario, 1973
  • Ontario, Québec et Nouveau-Brunswick, 1965
  • Ontario et Québec, 1964
  • Ontario, 1963

Entre 1918 et 2015, le niveau le plus bas enregistré pour le lac Ontario était de 73,75 m en 1935, suivi de près par celui de 1965, soit 73,8 m[2]. À ces occasions, et en 2013, année pendant laquelle les niveaux d’eau sont tombés sous la moyenne, les principales conséquences étaient économiques. En effet, elles étaient associées aux répercussions environnementales dans le secteur de la pêche, ainsi qu’à l’approvisionnement en marchandises et à des pertes dans les industries de la pêche et du tourisme.

Énoncé des risques provinciaux

De 2001 à 2010, de nombreuses sécheresses exceptionnelles ont été observées au Canada, et cette tendance semble se poursuivre depuis. D’ailleurs, les scientifiques s’attendent à ce que des sécheresses frappent de nouvelles régions du pays et que leur fréquence et leur gravité augmentent[3]. C’est l’Outil de surveillance des sécheresses au Canada qui sert à surveiller et à consigner les conditions de sécheresse au pays. L’outil a enregistré des tendances à la hausse quant à la fréquence des conditions exceptionnellement sèches dans le Grand Nord ontarien, ainsi qu’une augmentation des niveaux de précipitations dans le sud de l’Ontario et la région des Grands Lacs[4],[5].

Des conditions semblables peuvent avoir des effets secondaires sur les embâcles, les inondations, l’approvisionnement en eau et la durée de la saison des incendies dans la province. Par exemple, on prévoit que cette dernière se prolonge de plusieurs jours – jusqu’à 30 – dans certaines régions, en fonction des données du pire des scénarios (RCP 8.5) d’Environnement et Changement climatique Canada.

Répercussions sur le plan humain

La population de l’Ontario n’est pas particulièrement à risque en ce qui concerne les urgences liées à la sécheresse ou aux basses eaux. Au Canada, il est extrêmement rare – mais pas impossible – que les sécheresses entraînent des effets sur la santé compte tenu notamment de l’abondance des sources naturelles d’approvisionnement en eau.

Répercussions sur le plan social

Pendant une sécheresse, les incidences sur le plan psychosocial sont peu fréquentes dans l’ensemble de la population, mais elles demeurent possibles. Par exemple, les sécheresses qui frappent durement l’agriculture peuvent avoir des conséquences psychosociales et nuire aux liens sociaux, particulièrement chez les personnes qui travaillent dans l’industrie agricole.

Dommages matériels

De façon générale, les conditions liées à la sécheresse ou aux basses eaux sont peu susceptibles d’affecter les biens matériels; une diminution drastique du niveau d’eau souterraine peut toutefois favoriser l’affaissement du sol (avens) dans certains secteurs. Cependant, les cultures sont quant à elles très vulnérables à la sécheresse, et des pertes importantes peuvent survenir selon la durée et l’intensité de la sécheresse ou du faible niveau de l’eau. Les pratiques d’irrigation ont atténué les conséquences de la sécheresse sur l’agriculture et le bétail.

Perturbations de l’infrastructure essentielle

Des eaux dont le niveau est trop bas pourraient avoir de vastes effets négatifs sur les résidents, les entreprises et l’ensemble de l’infrastructure. De plus, la production hydroélectrique dépend du débit de l’eau et risque donc de diminuer lors d’un événement de sécheresse ou marqué par de basses eaux.

Dommages environnementaux

Une pénurie d’eau, surtout si elle est combinée à des températures de l’air élevées, peut nuire à la croissance des plantes, ou en causer la mort. Si une sécheresse dure très longtemps ou est plus importante, la faune sauvage n’est pas à l’abri non plus. La diminution de l’humidité du sol et des plantes peut entraîner l’érosion du sol, causant ainsi plus de dommages. De faibles niveaux d’eau risquent aussi de nuire à la faune et à la flore aquatiques.

Répercussions économiques

Les industries dont la production nécessite d’importants volumes d’eau, en particulier l’industrie manufacturière, peuvent également ressentir les effets négatifs d’une sécheresse ou de basses eaux. Il peut arriver qu’elles soient forcées de réduire leur production ou de trouver d’autres méthodes moins dépendantes de l’eau. Pour ces entreprises, les répercussions économiques peuvent être considérables.

Séisme

Aller au danger précédent : Sécheresse ou basses eaux

Aller au danger suivant : Érosion

Définition

La présence de ces failles ne signifie pas pour autant que des séismes pourraient survenir à ces endroits. Au cours d’un séisme, de l’énergie est libérée sous plusieurs formes : mouvement, chaleur et ondes sismiques, qui se dégagent dans toutes les directions et causent un tremblement, parfois à des centaines de kilomètres de la « source »[6].

Description

Les séismes sont causés par le mouvement et la déformation des plaques tectoniques, entraînés par les changements de température que subit la roche sous-jacente. Les séismes peuvent se produire n’importe où, mais sont plus fréquents dans le secteur entourant une ligne de faille active aux limites des plaques tectoniques.

Le mouvement des plaques tectoniques dans les zones limites est un processus très lent : on estime qu’elles se déplacent de 2 à 12 cm par année et encore moins dans certaines régions[7]. Cela rend difficile à prévoir leur fréquence et leurs conséquences éventuelles.

Le territoire de l’Ontario est divisé en trois zones à des fins de surveillance et d’étude des séismes par Ressources naturelles Canada. Aucune limite juridictionnelle n’entrave ces zones[8]. Ces zones sont les suivantes :

  • Ouest du Québec (y compris l’Est de l’Ontario;
  • Sud des Grands Lacs en Ontario;
  • Nord-Est de l’Ontario.

Si la plupart des séismes sont d’origine naturelle, il est arrivé que de petits tremblements de terre soient provoqués par des activités humaines. Ces activités sont liées aux mines (p. ex. l’effondrement d’une cavité ou un coup de toit), à la collecte du pétrole et à la mise en eau des réservoirs derrière les grands barrages.

Les séismes sont mesurés en fonction de la quantité d’énergie qu’ils libèrent. Il existe de nombreuses échelles de magnitude différentes, dont la plus répandue est l’échelle de moment sismique; l’échelle de Richter reste cependant couramment utilisée. L’échelle de Mercalli modifiée est utilisée pour décrire l’impact d’un séisme sur des objets naturels, des installations industrielles et les êtres humains. Elle comporte 12 catégories, où I correspond à un séisme non ressenti, mais enregistré par les instruments sismiques, et XII représente une destruction totale des constructions[9].

L’ampleur des dommages et leur nature dépendent de la magnitude du séisme, de la distance de l’épicentre (foyer du séisme), de la profondeur du séisme, de la fréquence des mouvements du sol, de la nature de la faille, ainsi que du sol et de la roche de la région touchée[10].

Les codes du bâtiment sont conçus de manière à diminuer les risques d’effondrement ou de dommages. Le Code national du bâtiment du Canada, révisé en 2005, intègre maintenant des normes visant la résistance à des événements dont la probabilité est extrêmement faible et à des modèles actualisés (maintenant accessibles en ligne)[11]. Ces modifications réduisent davantage les risques de dommages aux nouvelles structures, mais elles n’abordent pas les risques pour les structures existantes. Malgré les pratiques de construction modernes, les édifices aux toits élevés et sans soutien, les structures ou les éléments sans ancrage, et les immeubles non conformes aux codes du bâtiment présentent un risque plus élevé.

Les mesures d’atténuation existantes visant à prévenir ou à limiter les affaissements de terrain, les effondrements d’édifices et les dommages aux édifices causés par des tempêtes et des phénomènes météorologiques violents contribuent aussi à lutter contre les effets secondaires des séismes. Les risques associés aux tremblements de terre demeurent donc faibles en Ontario.

Échelle spatiale, période et délai d’avertissement

Échelle spatiale : Un tremblement de terre important peut être ressenti par des collectivités et les provinces voisines, voire par d’autres pays. L’Ontario pourrait subir d’importantes secousses d’un gros séisme, particulièrement dans la zone sismique de la vallée du Saint-Laurent.

Période : Les séismes peuvent se produire à n’importe quel moment de l’année.

Délai d’avertissement : Il n’y a encore aucun délai d’avertissement fixé lors de séismes.

Répercussions éventuelles

Un fort tremblement de terre peut avoir les répercussions suivantes :

  • Dommages matériels et structurels nécessitant des réparations, et impact possible sur les infrastructures essentielles;
  • Maladies, blessures ou décès, qui risquent de mettre à l’épreuve des ressources d’intervention et du système de santé;
  • Nécessité d’une gestion des débris;
  • Signalements de personnes disparues, et nécessité de mener des opérations de recherche et de sauvetage, et de réunir des familles;
  • Perturbations du transport multimodal, et nécessité de faire des détours ou un changement d’itinéraires, en plus de la mise à dure épreuve potentielle des ressources affectées à l’organisation des transports entraînant d’éventuels retards;
  • Réseaux de communication surchargés;
  • Nécessité d’évaluer les dommages;
  • Nécessité de fournir ou d’obtenir une aide financière, ce qui peut exercer une pression sur les ressources d’intervention, y compris les services d’urgence;
  • Nécessité d’offrir des services d’hébergement d’urgence;
  • Maladies, blessures ou décès d’animaux domestiques ou d’élevage;
  • Nécessité de procéder à une évacuation ou de mettre en place un refuge;
  • Prestation urgente de ressources pour couvrir les besoins essentiels, comme la nourriture;
  • Dommages matériels et structurels nécessitant des réparations, et impact possible sur l’infrastructure essentielle;
  • Perturbation ou fermeture des institutions gouvernementales, commerciales ou financières;
  • Aggravation de problèmes sociaux systémiques existants;
  • Pénuries de main-d’œuvre et problèmes de continuité des activités;
  • Pression sur les services d’urgence et les ressources affectées aux interventions;
  • Détérioration de produits alimentaires et de médicaments en raison d’un manque de réfrigération;
  • Effets psychologiques, notamment des troubles du stress;
  • Perturbation de systèmes de navigation et d’autres services de satellites;
  • Perte de la connectivité des services d’urgence.

Dangers secondaires

Exemples de dangers secondaires :

  • Avalanche
  • Désordre civil
  • Inondation
  • Pressions géopolitiques
  • Glissement de terrain

Des dangers des types suivants peuvent aussi survenir :

  • Matières dangereuses (sur un site ou transport)
  • Approvisionnement et distribution
  • Structures
  • Transports

Incidents antérieurs

Parmi les plus forts séismes enregistrés en Ontario, trois étaient situés à moins de 350 km d’Ottawa :

  • 1732 : magnitude de 5,8 à Montréal;
  • 1935 : magnitude de 6,2 au Témiscamingue;
  • 1944 : magnitude 5,8 dans la région de Cornwall-Massena.

D’après Richesses naturelles Canada, la majorité de l’activité sismique en Ontario se produit dans l’Est de la province. Les régions métropolitaines de l’Ontario exposées à des risques sismiques comprennent Ottawa, la RGT, Niagara Falls et Windsor[12].

Énoncé des risques provinciaux

Les risques sismiques ne sont pas uniformes sur le territoire du pays et de la province. L’Ontario se trouve dans une zone où se produisent des séismes intraplaques. En général, les tremblements de terre qui surviennent dans l’est du Canada (y compris en Ontario) ne sont pas considérables. Environ 300 séismes sont enregistrés chaque année dans cette région, mais en moyenne, un seul tous les deux ans atteint ou dépasse une magnitude de quatre sur l’échelle de Richter[13].

La carte simplifiée de l’aléa sismique pour l’Ontario démontre que le risque de fort tremblement est plutôt faible (moins de 1 % de probabilité au cours des 50 prochaines années) pour le Nord et l’Ouest de la province. Pour le Sud de l’Ontario, ce risque est un peu plus élevé, mais la région la plus vulnérable demeure l’Est de la province, où le risque de dommages importants est d’environ 5 à 15 % pour les bâtiments d’un ou deux étages pour une période de 50 ans[14].

Répercussions sur le plan humain

Lors d’un violent séisme qui endommage des édifices, des personnes peuvent se trouver coincées ou être blessées par la chute de débris, par exemple du verre, des cheminées, des bibliothèques ou des tuiles du toit. D’autres blessures ou décès peuvent survenir durant les répliques ou par des dangers secondaires, comme les glissements de terrain ou les incendies.

Les ordres de se mettre à l’abri sur place protègent efficacement la population contre les secousses durant un séisme.

Répercussions sur le plan social

La perturbation de l’infrastructure essentielle peut entraîner l’interruption importante de systèmes de soutien officiels et officieux et nuire au bien-être individuel et collectif. Même si ces dommages sont limités, l’augmentation du nombre de cas d’itinérance, la réduction de l’accès aux ressources communautaires et la diminution du revenu sont fréquentes à la suite de séismes d’envergure.

Dommages matériels

Le type de sol et de roche sur lequel est construit un bâtiment influe sur l’intensité des secousses et, par conséquent, des dommages qu’il subit. Les secousses qui excèdent les paramètres des exigences du code du bâtiment accentuent les dommages.

Par exemple, les bâtiments situés sur du sable meuble en profondeur, de l’argile silteuse, des sols granuleux saturés, ou du sable et du gravier sont plus à risque que ceux sis sur un sous-sol rocheux et ferme, c’est-à-dire des formations rocheuses intactes en profondeur. En présence de sable saturé et de limon, la liquéfaction spontanée (situation dans laquelle un sol saturé se comporte comme un liquide) peut entraîner la fissuration, l’affaissement ou l’effondrement d’un bâtiment.

Perturbations de l’infrastructure essentielle

Lors de séismes graves, la destruction complète ou partielle de routes et d’autres infrastructures essentielles est possible. Les dangers secondaires comme la chute de débris, les inondations causées par le bris de conduites, ou les pannes de communication peuvent aussi entraîner des complications.

Des perturbations peuvent aussi survenir en raison d’un bris ou de la rupture de gazoducs ou d’oléoducs, de réservoirs de stockage de produits chimiques et de réservoirs à combustible.

Dommages environnementaux

Les dommages causés à l’environnement se produisent généralement après de très forts séismes. De très forts séismes ont provoqué des glissements de terrain, l’altération de cours d’eau, des affaissements du sol, des ruptures de barrage ou des fissures. Des déversements de matières dangereuses et d’autres substances dans l’air, au sol et dans l’eau peuvent aussi se produire.

Répercussions économiques

Un puissant séisme peut perturber les activités commerciales et financières de la région touchée ou engendrer des problèmes d’approvisionnement si cette région a une capacité importante de production, d’entreposage ou de distribution. Il est fréquent que, pour des raisons de sécurité, on doive inspecter les bâtiments avant d’en rouvrir l’accès aux clients et aux travailleurs. Les problèmes liés aux infrastructures essentielles nuiraient également aux activités commerciales.

Érosion

Aller au danger précédent : Séisme

Aller au danger suivant : Froid extrême

Définition

Usure progressive et dégradation des particules du sol ou du roc causées par l’eau, la glace, la neige, l’air, les végétaux, les animaux ou les humains. Les sédiments érodés et les matériaux dissous peuvent être transportés de quelques millimètres ou de milliers de kilomètres[15].

Description

L’érosion se produit naturellement et touche tous les modelés[16]. Elle peut aussi être causée ou aggravée par des activités naturelles ou humaines. Les endroits où il pousse peu de végétation sont plus vulnérables à l’érosion par le vent, par l’eau ou par d’autres processus. L’érosion peut entraîner l’instabilité des structures construites sur un sol fragile, la perte du sol et de ses nutriments, la diminution de la production agricole, des dommages aux écosystèmes aquatiques et des tempêtes de poussière.

En Ontario, les secteurs les plus à risque en ce qui a trait à l’érosion sont les suivants :

  • Rivières et versants de vallée – risque élevé en raison des processus fluviatiles (rivières, cours d’eau, précipitations, etc.);
  • Rivages – propriétés riveraines et entités topographiques naturelles (p. ex. dunes) à risque en raison des vagues, des courants et des fluctuations du niveau de l’eau; L’érosion est un phénomène naturel qui modifie les rivages des Grands Lacs depuis leur formation, il y a 12 000 ans;
  • Limite des risques liés au dynamisme des plages – limite des risques d’inondation, plus une marge pour la zone dynamique (30 m pour les Grands Lacs et le réseau hydrographique du fleuve Saint-Laurent, et 15 m pour les grands plans d’eau intérieurs);
  • Régions déboisées ou vulnérables aux feux de forêt – augmentation de la zone de ruissellement de surface en raison de la perte de végétation; la végétation permet de ralentir l’érosion en absorbant l’eau, mais aussi en stabilisant le sol;
  • Terres agricoles – érosion du sol directement liée à l’exposition de la couche arable, au creusement de fossés, au pâturage du bétail, au labourage et aux pratiques d’aménagement du territoire.

Causes naturelles d’érosion :

  • Fortes précipitations ou d’une durée prolongée;
  • Effet de la gravité dans une forte pente;
  • Vent;
  • Inondations, effets des vagues ou des courants;
  • Mouvement des glaciers;
  • Sécheresse, période sèche ou températures élevées.

Causes d’érosion d’origine humaine :

  • Enlèvement de la végétation;
  • Construction;
  • Mauvais aménagement du territoire ou pratiques déficientes.

La vitesse et l’ampleur de l’érosion causée par l’eau dépendent des facteurs suivants[17] :

  • Pluie et ruissellement;
  • Érodabilité du sol;
  • Pente et longueur de pente;
  • Cultures et végétation;
  • Pratiques culturales.

L’érosion éolienne s’observe dans les régions vulnérables de l’Ontario, mais elle ne touche qu’un faible pourcentage des terres, essentiellement les terres sableuses et les terres noires. La vitesse et l’ampleur de l’érosion causée par le vent dépendent des facteurs suivants :

  • Érodabilité du sol;
  • Rugosité de la surface du sol;
  • Climat;
  • Longueur exposée des champs;
  • Couvert végétal.

L’érosion liée au travail du sol vient de la redistribution du sol par la machinerie et la gravité. En Ontario, l’érosion du sol est particulièrement problématique pour les propriétés agricoles ou situées sur une plage, ainsi que celles se trouvant près de cours d’eau. Cependant, elle se produit rarement à une échelle ou durant une période où des mesures d’urgence seraient nécessaires.

La Déclaration de principes provinciale de 2014 énonce des orientations stratégiques à l’intention des décideurs municipaux et d’autres acteurs de l’aménagement afin de restreindre le développement et l’altération des sites dans les endroits sujets à des risques naturels ou d’origine humaine, notamment celles soumises à des dangers d’érosion et d’inondation. En vertu de l’article 3 de la Loi sur l’aménagement du territoire, les décisions en matière d’aménagement du territoire doivent être conformes aux politiques[18].

La Loi sur les offices de protection de la nature habilite les offices de protection de la nature à créer et à entreprendre des initiatives sur des terres privées et publiques dans le but de contribuer à l’atteinte de ses objectifs. Ces initiatives peuvent consister en la surveillance et en la restauration de régions touchées par des inondations, l’érosion ou l’instabilité des pentes[19] :

De telles politiques changent les choses de façon considérable en ce qui a trait aux nouveaux développements. Elles obligent les décideurs à restreindre la construction dans les zones exposées à ces risques, assurent une réglementation étroite des activités industrielles et agricoles et protègent les eaux souterraines[20].

Échelle spatiale, période et délai d’avertissement

Échelle spatiale : Dans la plupart des cas, l’érosion représente un faible danger. Elle se produit de manière naturelle sur tous les terrains, et devient un réel danger dans quelques cas isolés seulement.

Période : L’érosion peut se produire tout au long de l’année, mais il est plus courant de la voir s’accélérer durant les mois plus chauds.

Délai d’avertissement : L’érosion peut se produire à différentes échelles temporelles, allant de minutes jusqu’à des années.

Répercussions éventuelles

  • Dommages matériels et structurels nécessitant des réparations, et impact possible sur les infrastructures essentielles
  • Perturbations du transport multimodal, la nécessité de faire des détours ou un changement d’itinéraires, et mise à dure épreuve potentielle des ressources affectées à l’organisation des transports entraînant d’éventuels retards
  • Blessure ou décès, qui risquent de mettre à l’épreuve des ressources d’intervention et du système de santé
  • Pertes de production pour les produits agricoles qui peuvent réduire la disponibilité des tels produits
  • Répercussions financières et économiques

Dangers secondaires

Les dangers secondaires peuvent comprendre :

  • Affaissement du sol
  • Glissement de terrain
  • Défaillance structurelle ou d’un bâtiment

Incidents antérieurs

Il est extrêmement difficile de quantifier les événements qui sont influencés par l’érosion. Aussi, bien que l’érosion constitue un danger, les situations d’urgence qui y sont liées ne sont pas répertoriées dans les bases de données.

Énoncé des risques provinciaux

L’érosion est une cause indirecte de dommages et de décès. Cependant, elle est rarement la cause directe d’une situation d’urgence. Il s’agit habituellement d’un processus lent, qui ne risque donc pas de provoquer des blessures ou des décès.

Répercussions sur le plan humain

La vulnérabilité de la population ontarienne face au danger que constitue l’érosion est plutôt minime. Les digues et les côtes être affaiblies par l’érosion, ce qui peut représenter un danger pour toute personne qui s’y trouve dans l’éventualité où elles s’affaisseraient.

Répercussions sur le plan social

Les répercussions psychosociales et sur les collectivités sont peu probables.

Dommages matériels

La Déclaration de principes provinciale réduit la fréquence des dommages attribuables à l’érosion, mais cette dernière constitue tout de même une menace isolée pour les propriétés et infrastructures situées dans les zones à risque comme les rivages et les régions déboisées.

Perturbations de l’infrastructure essentielle

Il est peu probable que l’érosion entraîne la perturbation d’infrastructures essentielles, bien que des perturbations localisées soient possibles si l’équipement même est directement touché, par exemple si l’érosion du sol cause des dommages à une route qu’il soutient.

Dommages environnementaux

L’augmentation des sédiments dans les rivières, les ruisseaux ou les lacs peut également nuire aux écosystèmes aquatiques en altérant les niveaux d’oxygène et de nutriments, ainsi que la visibilité. L’instabilité de sols résulte souvent du phénomène de l’érosion.

Répercussions économiques

La perte de sol des terres agricoles se traduit par la réduction du potentiel de production agricole, la diminution de la qualité de l’eau de surface et la détérioration du réseau hydrographique.

Froid extrême

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Aller au danger suivant : Chaleur extrême

Définition

On parle de très grand froid lorsque les températures hivernales descendent bien au-dessous de la moyenne pour le temps de l’année[21].

Description

L’exposition à un très grand froid, que ce soit à l’intérieur ou à l’extérieur, peut causer de graves problèmes de santé et même mettre la vie en danger.

La vulnérabilité humaine dépend d’un éventail de facteurs, dont l’exposition. Une baisse de 1 ou 2º C (1,8 ou 3,6º F) de la température centrale ou l’exposition du corps à un froid intense augmente le risque d’effets néfastes. Si le froid menace quiconque n’est pas habillé chaudement, certaines personnes risquent davantage de souffrir de gelures et d’hypothermie, soit :

  • les sans-abri;
  • les travailleurs en extérieur;
  • les personnes habitant des maisons mal isolées (sans chauffage ou sans électricité;
  • les personnes atteintes de certains problèmes médicaux comme le diabète, les neuropathies périphériques et les affections des vaisseaux sanguins;
  • les personnes prenant certains médicaments, notamment des bêta-bloquants;
  • les amateurs de sports d’hiver;
  • les nourrissons (moins d’un an);
  • les personnes âgées (65 ans ou plus).

Les répercussions du froid extrême peuvent être amplifiées par un indice de refroidissement éolien élevé. Le refroidissement éolien augmente l’impact d’une vague de froid en favorisant la perte de chaleur.

Le froid extrême peut aussi avoir des effets défavorables sur la province en accroissant la demande envers le secteur de l’énergie. Ces conditions peuvent donner lieu à des situations dangereuses et généralisées, particulièrement lorsqu’elles sont conjuguées aux dangers de l’hiver. La combinaison du froid et de l’absence d’électricité peut être dangereuse pour les personnes touchées. En outre, le froid extrême peut entraîner des problèmes secondaires pour d’autres éléments d’infrastructure comme les tuyaux, qui peuvent éclater si l’eau gèle[22]. Les critères officiels du gouvernement du Canada en ce qui concerne le froid extrême varient d’une région de l’Ontario à l’autre[23].

  • Grand Nord ontarien
    Avertissement diffusé lorsque la température ou le refroidissement éolien atteint moins 45 degrés pendant au moins deux heures
  • Centre-Sud et Sud-Ouest de l’Ontario (à peu près au sud-ouest d’une ligne de Midland à Kingston)
    Avertissement diffusé lorsque la température ou le refroidissement éolien atteint moins 30 degrés pendant au moins deux heures
  • Nord-Est de l’Ontario
    Avertissement diffusé lorsque la température ou le refroidissement éolien atteint moins 35 degrés pendant au moins deux heures
  • Nord de l’Ontario
    Avertissement diffusé lorsque la température ou le refroidissement éolien atteint moins 40 degrés pendant au moins deux heures

Les termes ci-dessous peuvent parfois être utilisés pendant les épisodes de froid extrême :

Vague de froid

Le terme « vague de froid » est parfois utilisé pour désigner un épisode de froid prolongé, à l’instar du terme « vague de chaleur », qui désigne un épisode de chaleur prolongée. Il n’existe aucune définition officielle de la vague de froid.

Toutefois, de nombreux types d’intempéries hivernales peuvent survenir dans ces conditions. Ces intempéries ont leur propre profil de risque.

Vortex polaire

Le vortex polaire est une dépression persistante composée d’air froid qui tourbillonne dans le sens des aiguilles d’une montre au pôle Sud et dans le sens contraire au pôle Nord. Ce phénomène ne se produit pas à la surface de la Terre, mais plutôt en altitude, au moins 5 km au-dessus du niveau de la mer. Les vortex faiblissent en été et se fortifient en hiver. Lorsque le vortex polaire prend de l’expansion, il envoie l’air polaire froid et le courant-jet vers l’équateur.

Cryoséismes

Les cryoséismes, ou « tremblements de glace », surviennent lorsque l’eau contenue dans le sol saturé gèle. Ce sont le gel et l’expansion soudains de l’eau qui peuvent provoquer des cryoséismes. Durant l’hiver 2013-2014, ce phénomène a été observé à Toronto. Il est possible que des structures soient endommagées par ce phénomène, mais il semblerait que de tels dommages soient rares et légers. Les cryoséismes sont habituellement plus étonnants que dangereux[24].

Conditions hivernales

Les conditions hivernales peuvent se produire en même temps que l’installation d’un froid extrême. Prière de consulter le profil du danger Conditions hivernales.

Échelle spatiale, période et délai d’avertissement

Échelle spatiale : Les températures extrêmes peuvent toucher de vastes régions géographiques.

Période : Les épisodes de froid extrême suffisamment importants pour entraîner des mesures d’urgence se produisent seulement en hiver. Énoncé des risques provinciaux

Délai d’avertissement : Ces épisodes sont souvent annoncés de plusieurs jours à une semaine à l’avance.

Répercussions éventuelles

  • Maladies, blessures ou décès, qui risquent de mettre à l’épreuve des ressources d’intervention et du système de santé
  • Dommages matériels et structurels nécessitant des réparations, et impact possible sur l’infrastructure essentielle
  • Nécessité de restrictions d’accès au site ou à la région
  • Prestation urgente de ressources pour couvrir les besoins essentiels, comme la nourriture
  • Nécessité d’offrir des services d’hébergement d’urgence
  • Perturbations du transport multimodal, la nécessité de faire des détours ou un changement d’itinéraires, et mise à dure épreuve potentielle des ressources affectées à l’organisation des transports entraînant d’éventuels retards

Dangers secondaires

Les dangers secondaires peuvent comprendre :

  • les pannes d’électricité;
  • la perturbation de l’approvisionnement en eau ou de la gestion des eaux usées.

Des dangers liés aux transports peuvent aussi se produire.

Pendant un épisode de froid extrême, des dangers secondaires peuvent se produire en raison de l’utilisation de foyers et de génératrices.

Incidents antérieurs

Des épisodes de froid extrême se produisent sur une base régulière en Ontario. Dans les dernières années, les vagues de froid de 2014, 2016 et 2018 ont été particulièrement importantes[25]. Le froid glacial a d’ailleurs entraîné des niveaux record de consommation d’énergie aux fins de chauffage depuis cinq ans. Des événements météorologiques extrêmes se sont aussi produits pendant la saison hivernale et ont touché des régions du Canada et des parties du centre-nord et du nord-est des États-Unis. Ces événements ont été causés par un basculement vers le sud du courant-jet ayant permis la descente d’une masse d’air arctique froid.

Énoncé des risques provinciaux

Les épisodes de froid extrême sont courants dans la province, même si une diminution du nombre de jours de froid extrême est attendue d’ici 2050[26].

Selon une étude internationale de 2015, le temps froid tuerait neuf fois plus que le temps chaud au Canada, mais la plupart des décès liés à la température seraient associés aux journées modérément froides, et non aux journées de températures extrêmes. Voilà qui met en lumière la nécessité d’informer le public et de diffuser des alertes afin de tenir compte des risques supplémentaires associés aux températures s’écartant légèrement des normales saisonnières, et pas seulement aux températures extrêmes[27].

Répercussions sur le plan humain

Les effets du froid extrême sur l’être humain peuvent être graves et répandus si ces conditions se prolongent ou s’il y a peu de répit. Cependant, la capacité de prise en charge de ces effets est grande en Ontario.

Répercussions sur le plan social

Les épisodes de froid extrême peuvent nuire au bon fonctionnement des communautés dans le sens où la mobilité des personnes et leur capacité d’aller à l’extérieur peuvent être grandement réduites. Ainsi, les membres de la communauté peuvent avoir du mal à se préparer et à réagir efficacement aux situations d’urgence.

Dommages matériels

De façon générale, le froid extrême n’entraîne pas autant de dommages matériels que les autres dangers recensés. Parmi les dangers secondaires possibles, notons les incendies causés par des méthodes de chauffage non sécuritaires.

Gestion des risques

Les dommages aux infrastructures essentielles directement attribuables au temps froid ou à la demande accrue pour les services publics et d’électricité sont possibles. Durant ces événements, les hôpitaux doivent souvent traiter plus de cas d’engelures, d’hypothermie et de chutes en raison de la glace recouvrant les trottoirs et les rues, et doivent composer avec une baisse marquée du nombre de dons de sang.

Le froid peut avoir diverses répercussions sur le transport. Il peut, entre autres, perturber le trafic maritime en raison du gel des cours d’eau ou entraîner l’annulation de vols vu l’accumulation de givre ou de glace sur les avions.

Dommages environnementaux

De façon générale, les effets négatifs d’une vague de froid sur les animaux touchent les activités de ceux-ci, l’alimentation et la reproduction, et ils se traduisent par une mortalité accrue.

Répercussions économiques

Dans le cas de l’industrie agricole, les effets négatifs varieront selon la période de l’année à laquelle la vague de froid survient. Les dégâts causés aux cultures par le gel sont à l’origine de pertes de rendement, chaque année en Ontario.

Les chaînes d’approvisionnement maritime, notamment, peuvent aussi être interrompues, et les coûts liés au froid extrême, s’expliquant notamment par la difficulté qu’ont les employés de faire leur travail et l’augmentation des besoins en chauffage, peuvent occasionner des pertes importantes pour les entreprises, surtout si ces conditions persistent.

Chaleur extrême

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Définition

On parle de chaleur extrême lorsque :

a) la température dans une région est considérablement supérieure aux températures maximales moyennes pendant une période prolongée;

b) les températures moyennes maximales durant le jour et minimales durant la nuit sont censées être supérieures à une certaine valeur;

c) l’indice humidex est élevé.

Description

Les effets négatifs de la chaleur se produisent le plus souvent durant les vagues de chaleur et lorsque les températures estivales sont élevées. La chaleur extrême n’a pas des effets que sur les personnes et les communautés : elle peut aussi détruire les récoltes et perturber les activités agricoles, forestières et industrielles ainsi que de nombreuses autres activités économiques importantes dans la province. Diverses conséquences, des mauvaises récoltes à la déformation de routes, peuvent persister longtemps après l’épisode de chaleur extrême.

L’humidité peut faire croire que la température est plus élevée qu’elle ne l’est en réalité. Elle nuit à la capacité du corps humain de se rafraîchir et peut entraîner une augmentation des problèmes de santé chez les humains, notamment :

  • les maladies liées à la chaleur (chez les humains ou les animaux);
  • le stress thermique accru sur les récoltes;
  • l’augmentation de la demande en électricité aux fins de climatisation.

Les températures plus froides la nuit durant une vague de chaleur peuvent modifier l’impact, car la fraîcheur qui les caractérise souvent apporte un répit. Cependant, si les températures restent élevées, les répercussions s’avéreront plus importantes.

Des effets néfastes peuvent survenir lors d’épisodes de chaleur modérée ou de courte durée ne correspondant pas aux critères de « chaleur extrême », ou lors d’épisodes de chaleur inhabituels pour la saison. Dans ces cas, les facteurs de risque suivants peuvent être présents[28] :

  • Dans certains édifices, la climatisation peut être utilisée seulement à certaines périodes de l’année, et il se peut qu’elle ne puisse être mise en fonction lors d’événements inhabituels pour la saison;
  • Les gens n’ont pas eu le temps de s’habituer aux conditions;
  • Les campagnes d’information publiques sont saisonnières, et il se peut qu’elles soient moins visibles lors des épisodes de chaleur inhabituels pour la saison. Dans ce genre de situation, le public peut être moins conscient des risques.

Des données scientifiques révèlent que les épisodes de chaleur extrême sont associés à des augmentations soudaines et à court terme de la mortalité, surtout chez les personnes âgées, les personnes atteintes d’une maladie chronique et les personnes démunies socialement[29]. Les groupes suivants sont considérés comme étant particulièrement vulnérables :

  • Les personnes souffrant déjà de problèmes de santé ou atteintes de maladies chroniques;
  • Les nourrissons et les jeunes enfants;
  • Les personnes prenant des médicaments;
  • Les personnes sans abri ou logées de façon précaire;
  • Les personnes qui travaillent à l’extérieur;
  • Les personnes qui font du sport à l’extérieur.

Selon une étude récente, une variation de 5 °C de la température quotidienne est associée, en moyenne, à environ quatre décès non accidentels supplémentaires par journée estivale en Ontario. La même étude a permis de constater que la chaleur était plus fortement associée aux décès à l’hôpital, tandis que le froid extrême semblait être associé aux décès liés à des maladies cardiovasculaires, surtout chez les personnes de moins de 65 ans[30].

Il appert que la température est plus élevée dans les centres urbains en raison de l’effet d’îlot thermique, où le béton et les édifices accumulent la chaleur et la libèrent plus lentement que les secteurs avoisinants. Cependant, cela n’exclut pas la possibilité que la chaleur extrême se manifeste ailleurs dans la province.

En Ontario, le système d’avertissement et d’information de chaleur harmonisé (SAIC) dont s’est doté le ministère de la Santé et des Soins de longue durée (MSSLD) déclenche des avertissements de chaleur*[31] et diffuse des messages en fonction de critères définis et des moyennes saisonnières pour trois régions[32]. Par temps chaud, la pollution atmosphérique est souvent élevée en raison de la réaction chimique qui se produit entre les intenses rayons UV du soleil et les particules présentes dans l’air. Qualité de l’air Ontario diffuse des données et des prévisions à ce sujet pour aider les résidents à comprendre le risque qu’ils courent[33].

Le risque de panne d’électricité augmente durant les épisodes de chaleur extrême, car la demande peut excéder la capacité du système électrique.

Échelle spatiale, période et délai d’avertissement

Échelle spatiale : Les températures extrêmes peuvent toucher de vastes régions géographiques.

Période : Les épisodes de chaleur extrême suffisamment importants pour entraîner des mesures d’urgence se produisent plus souvent en été.

Délai d’avertissement : Ces épisodes sont souvent annoncés de plusieurs jours à une semaine à l’avance.

Répercussions éventuelles

  • Maladies ou décès qui risquent de mettre à l’épreuve des ressources d’intervention et du système de santé
  • Des restrictions sur l’utilisation de l’eau
  • Nécessité d’offrir des services d’hébergement d’urgence
  • et la garantie d’une surveillance des systèmes
  • Activités de surveillance de la santé de la population
  • Mauvaise qualité de l’air

Dangers secondaires

Les dangers secondaires peuvent comprendre :

  • Sécheresse ou basses eaux
  • Maladie des plantes ou infestation de ravageurs
  • Feu de végétation

Incidents antérieurs

Il est difficile de comparer les décès liés à la chaleur d’une région du Canada à l’autre étant donné que chaque province a sa propre façon d’enregistrer ces décès et d’enquêter à leur sujet. En Ontario, les décès liés à la chaleur sont ceux qui sont catégorisés comme de l’hyperthermie (élévation de la température corporelle attribuable à une régulation déficiente de la chaleur)[34].

Le nombre annuel maximal de décès attribuables à l’hyperthermie en Ontario est de cinq. Seulement deux épisodes de chaleur extrême ont été consignés pour l’Ontario dans la Base de données canadienne sur les catastrophes.

  • Ontario et Manitoba, 1988 : Épisode résultant en 14 décès
  • Toronto, 1953 : Épisode résultant en 1 décès; 186 personnes ont éprouvé des effets néfastes pour la santé.

La chaleur extrême et l’humidité ont causé d’importants effets néfastes dans de nombreux pays, plus particulièrement les suivants :

  • France, 2003 : Plus de 14 800 décès
  • Moscou, 2010 : Plus de 11 000 décès
  • Chicago, 1995 : Plus de 600 décès liés à la chaleur en cinq jours
  • États-Unis, 1999-2009 : L’exposition à une chaleur extrême a causé plus de 7 800 décès aux É.-U. ou y a contribué partiellement[35].

Énoncé des risques provinciaux

On prévoit également que les vagues de chaleur seront plus intenses et plus fréquentes. Aussi le risque lié à ce danger augmentera-t-il[36].

Répercussions sur le plan humain

Chez l’humain, les effets attribuables aux températures extrêmes sont essentiellement limités aux conséquences néfastes pour la santé (chaleur, humidité et pollution). Ces conséquences peuvent être graves et étendues si la vague de chaleur se prolonge ou s’il y a peu de répit. Des études ont permis de constater une augmentation du nombre de décès causés par les vagues de chaleur, notamment dans le Sud de l’Ontario.

Répercussions sur le plan social

La santé et la vitalité du tissu social ne sont généralement pas touchées par les épisodes de chaleur extrême.

Dommages matériels

Certains dommages peuvent être causés par la dilatation thermique des matériaux, mais il s’agit d’une situation plutôt rare en Ontario. Le béton des bâtiments et autres structures peut perdre son humidité lors de vagues de chaleur importantes, surtout si elles sont accompagnées d’une faible humidité relative, ce qui peut causer la fissuration de certaines structures.

Perturbations de l’infrastructure essentielle

La chaleur extrême peut également nuire à l’état de la chaussée et à l’infrastructure ferroviaire. Elle peut entraîner la dilatation ou le flambage des voies routières ou ferroviaires, ce qui peut causer des accidents ou des retards.

Les services publics sont à risque dans les cas de températures extrêmes. Dans les périodes de température élevée, la demande en électricité et en eau augmente, parfois jusqu’à excéder l’offre. Des coupures de courant tournantes et des restrictions sur la consommation d’eau doivent parfois être mises en œuvre. Lorsque la température de l’air est élevée, l’efficacité des lignes de transport d’énergie diminue, et les lignes électriques se dilatent, ce qui les rend encore plus à risque d’être endommagées.

Dommages environnementaux

La majorité des plantes et des animaux indigènes se sont adaptés aux vagues de chaleur occasionnelles, et les dommages causés par ces dernières sont généralement minimes. Toutefois, des températures anormalement élevées sur une période prolongée, combinées à un haut degré d’humidité, peuvent entraîner un stress thermique chez les animaux et les plantes, particulièrement celles qui ont été introduites dans la province, comme c’est le cas de nombre de plantes agricoles.

Les vagues de chaleur en pleine saison de croissance peuvent nuire au rendement de certains types de cultures et à la qualité de leurs grains. Une faible teneur en oxygène et une hausse de la température de l’eau peuvent également provoquer la pollution des nutriments, favorisant la prolifération d’algues.

Répercussions économiques

Les interruptions sont généralement minimes ou liées à des dangers secondaires plutôt que directement aux vagues de chaleur. L’agriculture et le tourisme sont les industries les plus vulnérables face à une vague de chaleur.

Inondation

Aller au danger précédent : Chaleur extrême

Aller au danger suivant : Brouillard

Définition

Débordement d’une rivière ou d’un autre plan d’eau qui provoque ou menace de provoquer des pertes de vie et de biens, et de causer des dégâts à l’environnement[37].

Description

Les inondations sont fréquentes en Ontario, et elles sont essentielles à un environnement sain. Cependant, il s’agit aussi du type de catastrophe naturelle le plus coûteux au Canada pour ce qui est des dommages matériels[38].

Les inondations ont touché des centaines de milliers de Canadiens. Elles peuvent entraîner de la souffrance humaine, des dommages matériels et des pertes financières. Les inondations sont généralement causées par des conditions météorologiques et hydrologiques extrêmes, mais peuvent également être déclenchées par les activités humaines, en partie par la modification des modèles de drainage. La gravité des dommages causés par une inondation dépend du niveau d’eau, de la vitesse du courant, de la durée, des risques de contamination, de la charge en sédiments, de la densité et de la vulnérabilité de la population, ainsi que des propriétés et de l’infrastructure en soi.

En Ontario, la majorité des inondations sont causées par des épisodes de précipitations extrêmes, la fonte des neiges et la débâcle des glaces. Celles causées par des précipitations extrêmes sont plus fréquentes dans le sud de la province, étant donné que c’est cette région qui connaît le plus grand nombre d’événements de pluie abondante. Les collectivités du Nord le long de la baie James sont particulièrement à risque en raison de la débâcle annuelle et de leur éloignement, qui peut rendre les évacuations plus difficiles.

Lorsque l’eau se retire à la suite d’une inondation, le contact avec des objets contaminés par les substances transportées par l’eau (p. ex. eaux d’égout ou produits chimiques) et par la moisissure peut causer des complications en matière de santé[39].

Il existe divers types distincts d’inondations :

  • Crue des eaux – Inondation causée par la crue des eaux au-delà de la capacité des canaux d’un cours d’eau naturel ou semi-naturel;
  • Inondations en milieu urbain (pluviales) – Inondations qui surviennent lorsque la pluie ou la fonte des neiges sont supérieures à la capacité du réseau de drainage des eaux, ou lorsque la voie d’écoulement de surface est insuffisante pour éloigner l’eau;
  • Crue soudaine – Inondations subites lors desquelles le niveau de l’eau monte rapidement sans ou pratiquement sans préavis. Ces inondations, qui peuvent être fluviales ou pluviales, comportent souvent des torrents d’eau qui transportent de grandes quantités de débris;
  • Onde de tempête – Augmentation anormale du niveau d’eau de la mer (ou d’un lac) provoquée par une tempête;
  • Seiche – Période d’oscillation d’un plan d’eau intérieur qui peut causer de fortes vagues;
  • Inondations côtières – Type d’inondation associé au lac Ontario ayant historiquement donné lieu à des événements de gravité plutôt faible, mais qui demeurent possible.

Les causes d’inondation sont nombreuses :

  • Précipitations extrêmes
  • Fonte des neiges
  • Débâcle
  • Humidité du sol
  • Embâcle
  • Frasil
  • Barrages naturels
  • Défaillance structurelle de barrages

Ces conditions, lorsque jumelées à une capacité insuffisante d’écoulement de surface ou à un sol saturé, peuvent aggraver le danger[40].

Lorsque des terres naturelles sont converties pour y bâtir des infrastructures ou en vue de l’utilisation humaine, des personnes et des propriétés se trouvent exposées à des zones inondables comme les plaines inondables, et par conséquent la capacité naturelle d’absorption des précipitations diminue[41]. En outre, l’environnement bâti (rural ou urbain) peut obstruer des canaux de drainage naturels, causant des inondations dans des secteurs qui n’étaient auparavant pas exposés à ces risques.

Les changements climatiques sont susceptibles d’entraîner davantage de conditions météorologiques extrêmes, ce qui risque d’accroître la fréquence des inondations, de l’érosion, des dommages aux rives et de la défaillance d’infrastructures, ainsi qu’une diminution de la qualité de l’eau en raison d’une augmentation du ruissellement et de la quantité de débris. Des hivers plus doux et plus courts pourraient aussi entraîner :

  • une fonte hâtive des neiges;
  • une diminution de la couverture de glace sur les lacs;
  • une modification des régimes pluviaux;
  • des modifications de la circulation de l’eau entre l’air, le sol, les plantes et les cours d’eau. 

Le ministère des Richesses naturelles et des Forêts, les offices de protection de la nature et les municipalités se voient tous imposer par la loi des responsabilités quant à la gestion des inondations et à l’intervention en cas d’inondations[42]. Les offices de protection de la nature et d’autres organismes gouvernementaux assurent une surveillance des conditions et un soutien en préparation des mesures d’intervention et de restauration adéquates. Même si ces mesures n’ont pas toujours réduit les dommages matériels de façon significative, elles ont permis d’atténuer les répercussions pour les humains et les possibles conséquences sur les biens.

Une mauvaise compréhension générale des couvertures d’assurance peut aussi influer grandement sur le risque encouru des propriétaires. L’assurance contre les inondations terrestres est un ajout relativement récent aux polices offertes, et les compagnies d’assurances peuvent faire la distinction entre les inondations terrestres, les refoulements d’égouts et les autres causes d’inondations[43]. Le ministère des Affaires municipales et du Logement (MAML) coordonne pour les groupes admissibles des programmes d’aide financière en cas de catastrophe touchant certaines pertes non assurées et assure les communications avec le gouvernement du Canada pour l’obtention de fonds fédéraux, au besoin.

La capacité de production de cartes et de modèles de grande qualité en vue de l’analyse et de l’évaluation de facteurs de risque précis est limitée et variable. Ces analyses, jumelées au partage de connaissances traditionnelles et à la mobilisation communautaire, jettent les bases d’une gestion des risques éclairée. Des approches semblables sont nécessaires pour que les administrations ontariennes continuent d’anticiper et de comprendre les risques d’inondations, particulièrement autour des structures bâties et dans les milieux urbains, où les risques d’inondations terrestres ne sont actuellement pas bien compris.

Grâce aux améliorations des systèmes et procédures de prévention, d’atténuation, d’avertissement, et d’intervention en matière d’inondation, les risques de décès entraînés par ce type de dangers ont grandement diminué dans les pays industrialisés. Cependant, des mesures semblables peuvent être très coûteuses, et peu efficaces si la croissance des risques s’avère trop rapide. L’élaboration de mesures de protection structurelle contre les inondations, conjuguées à l’imposition de restrictions en matière d’aménagement des plaines inondables et à d’autres mesures « douces », contribue à la gestion des risques d’inondations en Ontario. Malgré cela, les inondations sont la principale cause de situations d’urgence déclarées dans les municipalités de la province, et il s’agit du type de catastrophe naturelle le plus coûteux au pays pour ce qui est des dommages matériels[44].

La Déclaration de principes provinciale de 2014 énonce des orientations stratégiques à l’intention des décideurs municipaux et d’autres acteurs de l’aménagement afin de restreindre le développement et l’altération des sites dans les endroits sujets à des risques naturels ou d’origine humaine, notamment celles soumises à des dangers d’érosion et d’inondation.

En 2014, 200 millions de dollars ont été affectés sur cinq ans à la création du Programme national d’atténuation des catastrophes (PNAC), qui vise à gérer les risques et les coûts croissants associés aux inondations grâce à des mesures d’atténuation locales, structurelles ou non, à petite échelle[45].

Échelle spatiale, période et délai d’avertissement

Échelle spatiale : L’échelle spatiale des inondations peut varier grandement. Par exemple, il se peut qu’elle soit localisée à un quartier ou qu’elle s’étende à l’ensemble d’un bassin versant.

Période : Les inondations peuvent survenir à n’importe quel moment de l’année. Toutefois, certains types d’inondations sont plus fréquents durant certaines saisons. Par exemple, les inondations peuvent être causées par la débâcle des glaces au printemps, ou par des pluies abondantes, plus fréquentes lors des orages d’été.

Délai d’avertissement : La période d’avertissement varie grandement. Dans certains cas, particulièrement lors de la débâcle des glaces au printemps, cette période peut être de plusieurs semaines, tandis que lors de pluies très abondantes, cette période est presque inexistante.

Répercussions éventuelles

Les inondations peuvent avoir les répercussions suivantes :

  • Maladies, blessures ou décès, qui risquent de mettre à l’épreuve des ressources d’intervention et du système de santé;
  • Maladies, blessures ou décès d’animaux domestiques ou d’élevage;
  • Nécessité d’une gestion des débris;
  • Dommages matériels et structurels nécessitant des réparations, et impact possible sur l’infrastructure essentielle;
  • Signalements de personnes disparues, et nécessité de mener des opérations de recherche et de sauvetage, et de réunir des familles;
  • Perturbations du transport multimodal, la nécessité de faire des détours ou un changement d’itinéraires, en plus d’une mise à dure épreuve potentielle des ressources affectées à l’organisation des transports entraînant d’éventuels retards;
  • Nécessité d’offrir des services d’hébergement d’urgence;
  • Prestation urgente de ressources pour couvrir les besoins essentiels, comme la nourriture;
  • Nécessité de fournir ou d’obtenir une aide financière;
  • Nécessité d’évaluer les dommages.

Une évaluation officielle des dommages serait nécessaire pour bon nombre de ces répercussions, par des programmes gouvernementaux d’urgence, d’évaluations techniques ou d’estimations aux fins d’assurance.

Dangers secondaires

Exemples de dangers secondaires associés aux inondations :

  • Aviation
  • Pannes d’électricité
  • Érosion
  • Pénurie d’aliments
  • Glissement de terrain
  • Affaissement du sol
  • Systèmes transport en commun
  • Train léger ou conventionnel et métro
  • Routes et autoroutes
  • Qualité de l’eau
  • Perturbation de l’approvisionnement en eau ou de la gestion des eaux usées

Incidents antérieurs

Hurricane Hazel, 1954 – La plus grave inondation de l’histoire de la province était un effet secondaire de l’ouragan Hazel.

La Base de données canadienne sur les catastrophes recense 61 autres cas d’inondations d’envergure en Ontario depuis 1920. Parmi ces événements, le plus coûteux est celui de l’inondation en milieu urbain du 8 juillet 2013, dont les dégâts matériels se sont chiffrés à 940 millions de dollars. L’ampleur de cet événement est comparable à celle de l’ouragan Hazel, qui a provoqué des dégâts matériels évalués à 1,2 milliard de dollars selon un montant ajusté à l’inflation[46].

Le contexte historique de l’ouragan Hazel, survenu en 1954, a joué un rôle important dans la régularisation des crues et de la gestion des plaines inondables en Ontario. Il a donné lieu à des modifications importantes de la Loi sur les offices de protection de la nature, qui ont entre autres habilité ces organismes à créer des règlements visant à empêcher le remblayage de plaines inondables; cette loi a depuis été davantage élargie.

En 1960, le programme d’acquisition de terres a été mis en œuvre en vue de transférer la responsabilité des plaines inondables du secteur privé aux offices de protection de la nature, qui sont maintenant présents dans les bassins versants où réside 90 % de la population ontarienne. Ces organisations s’occupent de la gestion de leur bassin respectif et de la diffusion de messages locaux au sujet des inondations. Le ministère des Richesses naturelles et des Forêts de l’Ontario diffuse aussi des veilles ou des avertissements d’inondations pour favoriser la communication des risques au public[47].

Parmi les inondations les plus importantes qui sont survenues ces cinq dernières années figurent :

  • Windsor et Tecumseh, 2016
  • Kenora, 2016
  • Première Nation de Kashechewan, 2016
  • Premières Nations de Fort Albany et de Kashechewan, 2015
  • Toronto, 8 juillet 2013
  • Première Nation de Kasabonika Lake, 2013
  • Thunder Bay, 2012
  • Premières Nations de Fort Albany et de Kashechewan, 2012

Énoncé des risques provinciaux

Dans la majorité des cas antérieurs, les inondations avaient été prévues par les communautés à risque, que ce soit en raison de signes d’alerte précis ou d’activités générales de préparation.

Environnement et Changement climatique Canada, les offices de protection de la nature et d’autres organismes gouvernementaux assurent une surveillance des conditions et un soutien en préparation des mesures d’intervention et de rétablissement adéquates. Certaines études, dont celles de Ressources naturelles Canada et du Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat (GIEC), prévoient une aggravation de ces inondations comme le climat se réchauffe, ce qui ajoutera de l’humidité dans l’atmosphère[48]. Ces tendances sont susceptibles d’amplifier considérablement les risques d’inondations et de repousser les limites des infrastructures de prévention des inondations.

Répercussions sur le plan humain

Les décès liés aux inondations sont généralement attribuables à la noyade ou à l’écrasement sous des débris ou morceaux de glace transportés par l’eau. Certains problèmes de santé peuvent survenir à la suite d’une inondation, principalement en raison de la contamination des eaux stagnantes, du refoulement des égouts et de la prolifération de la moisissure dans les bâtiments touchés.

Répercussions sur le plan social

Les inondations peuvent avoir des incidences psychosociales et entraîner des perturbations du réseau de ressources de soutien communautaire. Des inondations ont déjà entraîné l’évacuation partielle ou complète de nombreuses communautés de l’Ontario.

Dommages matériels

Les inondations peuvent emporter et détruire des biens et des éléments d’infrastructure. Elles sont la principale cause des dégâts causés par l’eau, et la moisissure peut aussi aggraver les dommages. Les inondations sont les catastrophes naturelles qui provoquent le plus de dégâts matériels au Canada.

Perturbations de l’infrastructure essentielle

De plus, les inondations peuvent nuire au bon fonctionnement des services publics et de l’infrastructure essentielle. Par exemple, lors d’une inondation, le traitement des eaux usées et les services d’électricité et de gaz peuvent être perturbés. Par ailleurs, il arrive que les véhicules d’intervention d’urgence soient incapables d’intervenir lorsque les routes ou les ponts sont submergés, détruits ou couverts de débris. De plus, le transport des personnes et des marchandises peut être ralenti, voire interrompu si des routes sont inondées. Les systèmes d’égout risquent de refouler ou d’être endommagés par l’excédent d’eau. Cette situation peut entraîner l’introduction des eaux d’égout brutes dans les bâtiments. L’approvisionnement en électricité peut être interrompu afin de réduire les risques d’électrocution. Les bactéries, les eaux d’égout et les produits chimiques qui risquent de se retrouver dans l’eau peuvent altérer la qualité de l’eau lorsqu’ils se retrouvent dans le système d’approvisionnement.

Dommages environnementaux

Les inondations qui font partie du cycle naturel peuvent être bénéfiques pour l’environnement et fournir des nutriments au sol. Ce type d’inondations n’entraîne que peu de dommages environnementaux. Toutefois, les changements environnementaux d’origine humaine ont modifié les tracés d’écoulement dans certaines zones, entraînant ainsi un changement dans la fréquence et l’importance des inondations. Ce type d’inondations est potentiellement plus néfaste pour l’environnement puisqu’il peut survenir dans des secteurs qui n’ont jamais été inondés.

De plus, certains dommages environnementaux sont causés par la contamination de l’eau par des eaux d’égout brutes, des produits chimiques ou tout autre contaminant. Les puits et certains types de réseaux d’eau potable utilisent de l’eau filtrée par le sol. Or, les eaux de crue contaminées peuvent entrer dans les réseaux de cette façon et polluer l’eau potable.

Répercussions économiques

Lorsqu’une collectivité est inondée, il est fréquent qu’elle subisse d’importantes pertes commerciales ou financières, souvent proportionnelles à la superficie touchée. Le degré d’interruption est proportionnel à la superficie touchée. Les dommages causés par l’eau et la moisissure peuvent également ralentir les activités d’entreprises.

Brouillard

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Définition

Nuage au niveau du sol et constitué de fines gouttelettes d’eau ou, par temps très froid, de cristaux de glace ou de brouillard de glace. Le brouillard se rencontre généralement lorsque les vents sont faibles ou nuls. Sa présence peut réduire la visibilité à moins d’un kilomètre[49].

Description

Il existe de nombreux types de brouillard. Les deux plus communs en Ontario sont le brouillard d’advection et le brouillard de rayonnement. Le brouillard d’advection se forme lorsqu’une masse d’air humide se déplace au-dessus d’une surface plus froide, comme le manteau neigeux ou des cours d’eau froids. Ce type de brouillard peut toucher un grand secteur. Quant au brouillard de rayonnement, il est plutôt localisé et se forme lorsqu’une surface se refroidit dans des conditions atmosphériques calmes. On le retrouve souvent près des champs ou des cours d’eau présentant une légère pente. Il se forme souvent au cours de la nuit et peut résister jusqu’au lever du jour, réduisant ainsi la visibilité à l’heure de pointe. Par ailleurs, la fumée peut aussi favoriser la formation de brouillard puisqu’elle est constituée de particules de condensation auxquelles adhèrent les gouttelettes d’eau, se transformant ainsi en brouillard.

Le brouillard est un phénomène naturel en l’Ontario. Les régimes climatiques, la géographie et la présence des Grands Lacs contribuent tous à la création de brouillard en Ontario. Le brouillard est plus susceptible d’entraîner une situation d’urgence s’il nuit à la visibilité, là où une faible visibilité nuit aux activités humaines. Par exemple, dans les régions où la circulation automobile est dense, des accidents importants peuvent survenir sur les routes ou les autoroutes.

Des avis de brouillard sont diffusés par le Centre de prévision des intempéries de l’Ontario du Service météorologique du Canada lorsque la visibilité descend en dessous de 0,5 km et que cette situation dure plus de six heures. Cependant, ces avis peuvent être diffusés à la discrétion des spécialistes si le brouillard est généralisé, même s’il dure moins de six heures.

Échelle spatiale, période et délai d’avertissement

Échelle spatiale : Le brouillard se produit de temps à autre, particulièrement autour des Grands Lacs. Il peut être localisé et ne toucher qu’une partie d’une municipalité. Un brouillard étendu comme celui d’advection toucherait un grand nombre de municipalités.

Période : Le brouillard peut se produire en tout temps, mais il est plus courant au printemps et en été.

Délai d’avertissement : Il peut être difficile de prévoir le brouillard, selon les conditions dans lesquelles il se développe.

Répercussions éventuelles

Le brouillard peut avoir les répercussions suivantes :

  • Faible visibilité
  • Perturbations du transport multimodal, et nécessité de faire des détours ou un changement d’itinéraires, et mise à dure épreuve potentielle des ressources affectées à l’organisation des transports entraînant d’éventuels retards.

Dangers secondaires

Les dangers secondaires se limitent principalement aux situations d’urgence liées au transport, bien que des incidents impliquant des matières dangereuses puissent aussi en découler « en cascade ».

Incidents antérieurs

Le 3 septembre 1999, un épais brouillard a causé un énorme carambolage sur l’autoroute 401, près de Windsor. Plus de 85 véhicules auraient été impliqués, dont des camions de transport, des fourgonnettes et des voitures. Au total, on compte huit décès et plus de 60 blessés. En raison de l’intensité de l’incendie, qui s’est déclaré sur les lieux et fait fondre l’asphalte, et des dégâts engendrés – de nombreux véhicules ont été détruits –, il a été impossible de déterminer comment les collisions sont survenues.

Une enquête du coroner réalisée sur le carambolage a mené à la formulation de 25 recommandations pour améliorer la sécurité. Ces recommandations ont donné lieu à l’aménagement d’accotements entièrement asphaltés et à l’installation d’un muret californien en béton, de bandes rugueuses et de balises réfléchissantes dans les courbes. Ces modifications ont pris fin en 2010. L’enquête a aussi entraîné la révision des normes de sécurité des constructions routières.

Énoncé des risques provinciaux

Le brouillard est un phénomène naturel en Ontario, qui peut être localisé ou étendu. Les régimes climatiques, la géographie et la présence des Grands Lacs contribuent tous à la formation de brouillard en Ontario.

La population, les biens et les infrastructures, l’environnement et les activités commerciales et financières de l’Ontario ne sont pas particulièrement vulnérables au brouillard.

Répercussions sur le plan humain

Il est peu probable que le brouillard ait des conséquences directes sur les personnes, mais des effets secondaires et des réactions en chaîne sont possibles. Les accidents de la route attribuables à une faible visibilité sont un exemple d’effet secondaire courant.

Répercussions sur le plan social

Le brouillard peut temporairement limiter les activités communautaires et nuire aux systèmes de soutien. Cependant, il est peu probable qu’il ait des conséquences directes sur le plan social.

Dommages matériels

Le brouillard est peu susceptible de causer des dommages, à l’exception, indirectement, s’il y a des accidents de transport.

Perturbations de l’infrastructure essentielle

Il est peu probable que le brouillard provoque une perturbation directe des infrastructures essentielles, malgré la probabilité accrue de répercussions sur le transport et de réactions en chaîne. De plus, le brouillard réduit considérablement la visibilité, accentuant ainsi les risques issus des activités extérieures, comme les activités d’intervention liées à d’autres types de situations d’urgence.

Dommages environnementaux

Il est peu probable que le brouillard soit à l’origine de dégâts environnementaux.

Répercussions économiques

Il est peu probable que le brouillard ait des conséquences commerciales et financières importantes; toutefois, le transport peut être interrompu en raison d’une faible visibilité (p. ex. contrôle de la circulation aérienne, trafic routier) ou de réactions en chaîne comme des dommages aux infrastructures.

Vents violents

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Définition

Forts vents pouvant être définis comme des vents puissants, non tornadiques, susceptibles de causer des dommages en Ontario.

Description

Les épisodes de vents violents peuvent être engendrés par de puissants systèmes dépressionnaires à intensification parfois rapide ou par des orages violents. Soulignons que les vents forts représentent également un danger secondaire des événements comme les orages, les ouragans et les tornades.

Les systèmes dépressionnaires de forte intensité peuvent entraîner, durant plusieurs heures, des vents dévastateurs et généralisés.

Le terme « vents rectilignes » est utilisé pour définir les vents d’orage qui ne tournoient pas, et il sert principalement à établir une distinction avec les vents tornadiques. Les vents rectilignes se déplacent horizontalement, le long du sol, loin des orages[50], et sont causés par les courants descendants des orages. Cette catégorie de vents comprend les derechos et les rafales descendantes. Un derecho est une tempête de vent soutenue et de forte ampleur généralement associée à une bande courbe de pluie ou d’orages connue sous le nom d’« écho en arc ». Le National Weather Service (NWS) des États-Unis qualifie de derecho toute tempête de vent s’étendant sur environ 400 km (~ 250 miles) et dont les rafales atteignent plus de 93 km/h (~ 58 mph) à la majorité des endroits situés dans son sillage. La vitesse des vents d’un derecho peut être inférieure à 93 km/h (58 mph) et dépasser les 93 à 160 km/h(~100 mph).

Une rafale descendante est un autre type de vent violent. Elle prend la forme d’une colonne d’air s’étendant dans toutes les directions lorsqu’elle atteint la surface du sol. Les rafales descendantes sèches sont associées aux orages sans beaucoup de pluie, alors que les humides sont créées par des orages marqués par de grandes quantités de précipitations. Les rafales descendantes sont divisées en deux catégories : celles qui couvrent généralement des zones de plus de 4 km (macrorafales) et celles couvrant moins de 4 km (microrafales). La population tend à confondre les dommages causés par les rafales descendantes avec ceux d’une tornade.

En Ontario, Environnement et Changement climatique Canada peut émettre deux types d’avertissements liés aux vents[51] :

  • L’avertissement de vent est émis lorsqu’on prévoit des vents de 70 km/h ou plus ou des rafales à 90 km/h ou plus[52];
  • L’avertissement d’orage violent est émis lorsque des rafales de 90 km/h ou plus sont prévues, puisqu’il s’agit d’une caractéristique d’un orage violent.

Il est aussi possible que des vents violents surviennent durant une tempête, une tornade, un ouragan ou des intempéries hivernales, bien qu’ils puissent aussi survenir indépendamment d’autres situations dangereuses.

Échelle spatiale, période et délai d’avertissement

Échelle spatiale : Les tempêtes de vent peuvent représenter un danger de grande ampleur selon la force et l’emplacement du système de pression à l’origine des vents. Certaines peuvent être assez localisées.

Période : Les vents violents peuvent se former à n’importe quel moment de l’année. De l’automne au printemps, les épisodes de vents violents sont habituellement associés à de puissants systèmes dépressionnaires. Du printemps à l’automne, ils sont habituellement causés par des orages.

Délai d’avertissement : Le délai d’avertissement dépend de la cause des vents violents. Il peut être émis quelques jours auparavant, et il arrive qu’aucun ne soit émis.

Répercussions éventuelles

Les vents violents peuvent avoir les répercussions suivantes :

  • Blessures ou décès, qui risquent de mettre à l’épreuve des ressources d’intervention et du système de santé;
  • Dommages matériels et structurels nécessitant des réparations, avec impact possible sur l’infrastructure essentielle;
  • Perturbations du transport multimodal, et nécessité de faire des détours ou un changement d’itinéraires, en plus d’une mise à dure épreuve potentielle des ressources affectées à l’organisation des transports entraînant d’éventuels retards
  • Nécessité d’évaluer les dommages;
  • Nécessité d’une gestion des débris;
  • Nécessité de fournir ou d’obtenir une aide financière,
  • Nécessité de restrictions d’accès au site ou à la région

Dangers secondaires

Les vents violents sont souvent combinés avec des risques d’orages violents ou d’autres conditions météorologiques dangereuses, ou comme effet secondaire de tels risques.

  • Défaillance structurelle ou d’un bâtiment
  • Interruption des communications
  • Pannes d’électricité
  • Érosion
  • Onde de tempête

Des dangers liés aux transports peuvent aussi se produire.

Incidents antérieurs

Sud de l’Ontario, 2018 : La tempête de vent survenue cette année-là a été le phénomène météorologique le plus coûteux qu’a connu la province dans les cinq années précédentes. Selon le Bureau d’assurance du Canada, cet événement a coûté 380 millions de dollars aux assureurs de l’Ontario.

Énoncé des risques provinciaux

Des vents de plus de 100 km/h ont été enregistrés dans presque toutes les régions de la province de l’Ontario. La vulnérabilité aux vents violents a diminué en raison des révisions apportées au Code du bâtiment. Cependant, il est possible que les biens subissent des dégâts importants. La province possède un grand nombre de structures d’âges et de types de construction variés, qui pourraient se montrer vulnérables à des vents violents.

Répercussions sur le plan humain

Bien que les vents violents puissent causer des décès, il s’agit d’une conséquence plutôt rare. La majorité des blessures et des décès sont causés par l’écrasement sous des objets qui se sont envolés. Les maisons mobiles ne constituent pas un abri sûr, puisqu’elles risquent d’être détruites.

Répercussions sur le plan social

Comme c’est le cas pour n’importe quel événement grave, la détresse mentale et les répercussions sur les réseaux de soutien peuvent persister longtemps après les phénomènes météorologiques violents. Cependant, de telles répercussions attribuables à des vents violents sont peu fréquentes.

Dommages matériels

Le Code national du bâtiment du Canada renferme des normes qui tiennent compte des forts vents. Toutefois, les dommages matériels risquent d’être les plus importants dans un incident marqué par des vents violents.

Perturbations de l’infrastructure essentielle

Les lignes électriques sectionnées, le reflux du système d’égout, les arbres déracinés et les toits endommagés font partie des dommages matériels les plus communs. Ajoutons que les répercussions secondaires sur le transport, comme le blocage de routes et de voies ferrées par des débris, ainsi que des réactions en chaîne sur l’économie locale et les services d’urgence ou gouvernementaux sont aussi matière à préoccupation.

Les lignes et les poteaux électriques risquent d’être endommagés, entraînant une panne d’électricité. Les vols d’avion et les trajets maritimes risquent d’être annulés ou retardés.

Dommages environnementaux

Il se peut que les vents forts créent des débris contenant des déchets ou des matières contaminées qui pourraient pénétrer dans l’environnement. Les vents contribuent également à la propagation des incendies de forêt, ce qui peut causer d’autres dommages.

Répercussions économiques

Les épisodes de vents violents ne perturbent généralement pas les activités commerciales et financières. Les conséquences économiques les plus importantes pourraient toucher le secteur des voyages. En effet, les aéronefs pourraient, pour des raisons de sécurité, être contraints de rester au sol ou dans les airs en raison des vents de travers et des précipitations simultanées.

Ouragan

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Aller au danger suivant : Glissement de terrain

Définition

Les ouragans sont des cyclones tropicaux qui se forment dans l’océan Atlantique et dans le nord-est de l’océan Pacifique et qui sont caractérisés par des vents de surface soutenus d’une vitesse maximale d’au moins 118 km/h. « Cyclone tropical » est un terme générique qui englobe tous les systèmes dépressionnaires tropicaux, y compris les dépressions tropicales, les tempêtes tropicales et les ouragans.

Les ouragans portent le nom de « typhons » dans l’ouest du Pacifique et prennent la forme de très fortes tempêtes cycloniques dans le nord de l’océan Indien et de puissants cyclones tropicaux en Australie.

Description

Pour comprendre les ouragans, il faut commencer par comprendre les cyclones tropicaux, qui font référence à la famille des systèmes dépressionnaires tropicaux.

Les cyclones tropicaux sont des systèmes météorologiques non frontaux qui prennent naissance au-dessus des eaux tropicales ou subtropicales et qui sont caractérisés par des orages organisés et des averses orageuses de même que par une circulation cyclonique des vents de surface. Les régimes de températures, de pluies et de vents sont généralement uniformes dans ces systèmes, alors que dans la plupart des autres systèmes, les conditions varient davantage.

Tels sont les critères utilisés pour distinguer les différents types de cyclones tropicaux :

  • Dépression tropicale – Vent de surface soutenu d’une vitesse maximale d’au moins 62 km/h;
  • Tempête tropicale – Vent de surface soutenu d’une vitesse maximale d’au moins 63 à 118 km/hl
  • Ouragan – Vent de surface soutenu d’une vitesse maximale d’au moins 119 km/h.

Étant donné que les ouragans ont d’énormes répercussions, ils sont divisés en cinq catégories sur l’échelle Saffir-Simpson d’intensité des ouragans en fonction de la vitesse des vents soutenus.

Cette échelle est seulement utilisée pour les ouragans qui se forment dans l’océan Atlantique et le nord de l’océan Pacifique, à l’est de la ligne internationale de changement de date. Dans les autres régions, d’autres échelles sont utilisées. Telles sont les classifications de l’échelle Saffir-Simpson d’intensité des ouragans[53] :

  • Catégorie 1 – vents soutenus d’au plus 119 à 153 km/h
  • Catégorie 2 – vents soutenus d’au plus 154 à 177 km/h
  • Catégorie 3 – vents soutenus d’au plus 178 à 208 km/h
  • Catégorie 4 – vents soutenus d’au plus 209 à 251 km/h
  • Catégorie 5 – vents soutenus de 252 km/h ou plus

Les ouragans de catégorie 3 ou supérieurs sont des ouragans majeurs.

Les cyclones tropicaux ou leurs vestiges qui touchent la province proviennent tous du bassin de l’Atlantique; la saison des ouragans s’échelonne du 1er juin au 30 novembre, avec un pic d’août à octobre. Bien que les cyclones tropicaux ne puissent pas se former au Canada ou dans les eaux canadiennes (ces eaux étant trop froides), ils peuvent s’étendre sur quelques centaines à quelques milliers de kilomètres, et quand ils se trouvent au-dessus des eaux, ils peuvent vivre de quelques jours à quelques semaines. Les pluies torrentielles, les averses orageuses et les vents violents sont fréquents dans les cyclones tropicaux.

Une fois que les cyclones touchent terre, leurs vents faiblissent. Lorsqu’ils atteignent l’Ontario, ils ont généralement perdu une bonne partie (mais pas l’ensemble) de leurs caractéristiques tropicales, étant donné qu’ils n’ont plus accès à une vaste étendue d’eau chaude. Ils deviennent souvent des tempêtes post-tropicales (tempêtes tropicales ayant perdu la plupart de leurs caractéristiques tropicales). Il est important de souligner que ces tempêtes peuvent tout de même s’accompagner de fortes pluies et de rafales dévastatrices.

Parfois, les tempêtes post-tropicales perdent graduellement leurs caractéristiques tropicales pour acquérir celles d’un cyclone extratropical, qui puise son énergie du contraste de température entre des masses d’air chaud et froid. D’autres fois, elles peuvent se fusionner avec un cyclone extratropical existant (le type de système que les Ontariens subissent de l’automne au printemps).

Il y a trois types de systèmes organisés de vents violents, dont la circulation de surface et les vents de surface soutenus au maximum sont définis comme suit :

  • au moins 118 kilomètres/heure – ouragan;
  • de 63 à 118 km/h – tempête tropicale;
  • ≤ 62 km/h – dépression tropicale.

Le Centre canadien de prévision des ouragans (CCPO) a été créé en 1987, lorsqu’il est apparu évident que les Canadiens avaient besoin d’une source d’information spécialisée axée précisément sur la manière dont les cyclones tropicaux touchent le Canada. Le CCPO travaille en collaboration avec le National Hurricane Center des États-Unis et complète les prévisions de ce dernier en offrant des prévisions et des avertissements détaillés, préparés précisément pour le Canada. Il prépare et diffuse pour le pays des bulletins d’information sur les cyclones tropicaux et des veilles et des avertissements de cyclones tropicaux pour toutes les régions côtières et intérieures. Étant donné que souvent, ce sont seulement les vestiges de cyclones tropicaux qui touchent l’Ontario et que la province ne diffuse aucun avis ou veille d’ouragan ou de cyclone tropical, tout avertissement ou bulletin concernant des dangers météorologiques y étant associés, comme des pluies abondantes et des vents forts, devient la responsabilité du Centre de prévision des intempéries de l’Ontario du Service météorologique du Canada.

Échelle spatiale, période et délai d’avertissement

Échelle spatiale : Puisque les ouragans sont des tempêtes à large spectre, leurs effets peuvent être ressentis jusqu’à plusieurs centaines de kilomètres à l’intérieur des terres. Ils peuvent avoir des répercussions sur une vaste zone de la province.

Période : Les ouragans sont plus fréquents durant la saison des ouragans, qui s’échelonne du 1er juin au 30 novembre; ceux qui touchent l’Ontario surviennent surtout à la fin de l’été et au début de l’automne.

Délai d’avertissement : La nature des ouragans et des tempêtes post-tropicales permet habituellement la diffusion d’avertissements suffisamment à l’avance, quoique la trajectoire exacte demeure souvent incertaine.

Répercussions éventuelles

En raison de l’emplacement géographique de l’Ontario, les répercussions sont plus faibles que ce qui peut être subi plus au sud du continent et le long des régions côtières, notamment :

  • Dommages matériels et structurels nécessitant des réparations, avec impact possible sur l’infrastructure essentielle;
  • Blessures ou décès, qui risquent de mettre à l’épreuve des ressources d’intervention et du système de santé;
  • Dommages matériels et structurels nécessitant des réparations, avec Impact possible sur les infrastructures essentielles;
  • Signalements de personnes disparues, et nécessité de mener des opérations de recherche et de sauvetage, et de réunir des familles;
  • Perturbations du transport multimodal, et nécessité de faire des détours ou un changement d’itinéraire, et mise à dure épreuve potentielle des ressources affectées à l’organisation des transports entraînant d’éventuels retards;
  • Pénuries de main-d’œuvre et problèmes de continuité des activités;
  • Nécessité de restrictions d’accès au site ou à la région;
  • Prestation urgente de ressources pour couvrir les besoins essentiels, comme la nourriture;
  • Nécessité d’évaluer les dommages;
  • Nécessité d’une gestion des débris;
  • Nécessité de fournir ou d’obtenir une aide financière;
  • Nécessité d’évacuer ou d’aménager des abris;
  • Nécessité d’offrir des services d’hébergement d’urgence.

Dangers secondaires

Les dangers secondaires peuvent comprendre :

  • Défaillance structurelle ou d’un bâtiment
  • Érosion
  • Vents violents
  • Foudre
  • Onde de tempête
  • Orage
  • Tornade
  • Qualité de l’eau

Des dangers des types suivants peuvent aussi survenir :

  • Matières dangereuses (sur un site ou transport)
  • Transports
  • Approvisionnement et distribution

Incidents antérieurs

Le seul ouragan ayant touché terre en Ontario selon les données d’Environnement Canada est l’ouragan Hazel. Aucun ouragan ayant touché terre n’a été enregistré par le gouvernement du Canada depuis 2014[54].

Toronto, 1954 : L’ouragan Hazel a fait 81 morts et a entraîné l’évacuation de près de 1 500 personnes. Le coût total des dégâts a été évalué à 100 millions de dollars (environ un milliard de dollars d’aujourd’hui). L’ouragan a causé des dégâts considérables sur une grande superficie et fait des milliers de sans-abri. L’ouragan Hazel est sans doute le plus connu dans l’histoire du Canada. Cette tempête s’est intensifiée de façon rapide et inattendue, produisant des vents atteignant les 110 km/h et 285 mm de pluie en 48 heures.

Sud de l’Ontario, 2012 : La tempête post-tropicale Sandy, accompagnée de vents violents, a touché le sud de la province les 29 et 30 octobre. Des rafales de plus de 90 km/h ont été enregistrées à Toronto, et une femme a été heurtée par une enseigne qui est tombée. À Sarnia, on a signalé des rafales de 120 km/h, et des vents soutenus de 70 à 80 km/h ont été enregistrés à maintes reprises à l’aéroport. Ce sont 50 000 clients qui ont été privés d’électricité, dont environ 45 000 à Toronto. Des toits ont été endommagés, des arbres ont été renversés, des branches et d’autres débris ont jonché les rues et les routes de façon localisée. D’impressionnantes vagues d’au moins 7 m ont été observées au sud du lac Huron.

Énoncé des risques provinciaux

En raison de son emplacement, le sud de l’Ontario est la région de la province qui court le plus grand risque d’ouragans, de tempêtes tropicales et de tempêtes post-tropicales. Cependant, ces phénomènes sont extrêmement rares en Ontario. Lorsque ce type de tempête touche la province, c’est habituellement sous forme de tempête post-tropicale, à la fin de l’été ou au début de l’automne, lorsque les feuilles dans les arbres sont complètement développées et que les arbres sont plus susceptibles d’être endommagés par les vents violents. La chute d’arbres et de branches peut perturber le transport, endommager des biens ou perturber des infrastructures essentielles.

À l’occasion, il arrive qu’un ouragan affaibli heurte un autre système de tempête ou un front météorologique et déclenche une tempête encore plus forte. C’est ce qui s’est produit en 1954 avec l’ouragan Hazel. Même une tempête affaiblie peut entraîner des précipitations extrêmes, des ondes de tempête, des inondations et de forts vents.

Répercussions sur le plan humain

Les conséquences possibles pour la vie et la santé humaine sont principalement liées aux effets secondaires des ouragans, dont les débris projets, les inondations et d’autres facteurs.

Répercussions sur le plan social

Des répercussions sont possibles sur le plan social, particulièrement à la suite d’un événement dévastateur et étendu. Des conditions difficiles peuvent entraîner une certaine déconnexion et perturber des liens sociaux qui auraient pu contribuer aux interventions et au rétablissement dans d’autres circonstances. Lorsque les conditions s’améliorent, les dommages et les débris de la tempête peuvent continuer de ralentir le rétablissement de la collectivité. À la suite d’événements dévastateurs comme l’ouragan Katrina, la présence de formes d’anxiété et de troubles de stress, comme le trouble de stress post-traumatique, a été constatée dans la population touchée.

Dommages matériels

La vulnérabilité aux ouragans, aux tempêtes tropicales et aux tempêtes post-tropicales a beaucoup diminué en raison des révisions apportées au Code national du bâtiment du Canada et à l’amélioration des pratiques de gestion des plaines inondables depuis l’ouragan Hazel en 1954.

Cependant, les dommages matériels étendus restent une possibilité. Les lignes électriques sectionnées, le reflux du système d’égout, les arbres déracinés, les toits endommagés et toute autre forme de destruction causée par le vent font partie des dommages matériels les plus communs.

Perturbations de l’infrastructure essentielle

Des éléments de l’infrastructure essentielle peuvent être endommagés par des ouragans, des tempêtes tropicales et des tempêtes post-tropicales. La chute de lignes électriques, les refoulements d’égouts, le blocage de couloirs de transport et l’annulation de vols sont des exemples de perturbations fréquentes. Les routes et les voies ferrées risquent d’être impraticables en raison des débris.

Dommages environnementaux

L’environnement en Ontario n’est pas particulièrement vulnérable aux ouragans, aux tempêtes tropicales et aux tempêtes post-tropicales. Les dégâts causés à l’environnement par une onde de tempête d’eau salée sont généralement plus importants que ceux qu’engendre une onde de tempête d’eau douce provenant des Grands Lacs. Les eaux de crue souillées peuvent contaminer l’environnement.

Répercussions économiques

La majorité des ouragans, des tempêtes tropicales et des tempêtes post-tropicales qui ont touché l’Ontario dans le passé, à l’exception de l’ouragan Hazel, ont causé une très courte interruption des activités commerciales et financières, voire aucune.

Glissement de terrain

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Définition

Un glissement de terrain est un glissement de pente ou un mouvement descendant de roche ou de sédiment[55].

Le volume du sol (terre ou débris) ou de roche descendant une pente peut varier de quelques mètres cubes à plus de 10 km3.

Description

Les glissements de terrain sont causés par le mouvement de masse de matériaux géologiques (roche, sol ou débris) qui descendent une pente sous l’effet de la gravité. Les causes, la vitesse et le type de mouvement particuliers à un glissement de terrain dépendent de la géologie et de la topographie propres à la région.

La vitesse d’un mouvement de glissement de terrain peut être quasiment imperceptible ou encore dépasser les100 km/heure. Les glissements de terrain peuvent être provoqués, accélérés ou évités par des mesures humaines comme le nivelage, les vibrations et les modifications des configurations de drainage[56] :

Il existe plusieurs types de déplacements, comme la chute libre, le basculement et la coulée de matériaux complètement désintégrés. Certains glissements de terrain ne se déplacent que sur une courte distance, tandis que d’autres peuvent franchir plusieurs kilomètres depuis le point d’origine.

Le terme « glissement de terrain » comprend ce qui suit :

  • Éboulement : quantité de pierres qui tombe librement d’une falaise;
  • Coulée de débris : volume de boue, de sable, de terre, de roche, d’eau et d’air qui se déplace le long d’une pente;
  • Coulée de boue : mouvement de solution liquide saturée de terre;
  • Glissement : déplacement de matières ou de couches rocheuses partiellement consolidées sur une courte distance le long d’une pente;
  • Étalement : étalement très rapide de masse de sol à la suite de la liquéfaction ou de l’écoulement plastique de matières souterraines, dominé par les mouvements latéraux. Ce type de glissement de terrain se produit dans les dépôts d’argile marine postglaciaires (argile à Leda) comme ceux présents à proximité d’Ottawa.

Plus du tiers des glissements de terrain sont déclenchés par de fortes précipitations ou la fonte des neiges. Les glissements de terrain constituent également un impact secondaire des inondations et des tempêtes. Les autorités prennent également en considération la stabilité du sol pour l’élaboration de leur plan municipal, ainsi que certaines lignes directrices sur la stabilité des pentes relativement à l’aménagement, ce qui contribue au respect du code du bâtiment de l’Ontario, article 4.1.8.17, par les entreprises d’aménagement.

La Déclaration de principes provinciale de 2014 énonce des orientations stratégiques à l’intention des décideurs municipaux et d’autres acteurs de l’aménagement afin de restreindre le développement et l’altération des sites dans les endroits sujets à des risques naturels, notamment ceux où le sol est instable (p. ex. zones d’argile à Leda, sols organiques et substrats rocheux instables pouvant déclencher des glissements de terrain, dolines et effondrements du sol). En vertu de l’article 3 de la Loi sur l’aménagement du territoire, les décisions en matière d’aménagement du territoire doivent être conformes aux politiques.

D’autres règlements s’appliquent, comme le 162/06 (Development, Interference with Wetlands and Alterations to Shorelines and Watercourses / [traduction] aménagement, interférences avec les milieux humides et altérations des littoraux et cours d’eau), qui renforce les mesures prises pour protéger l’environnement et atténuer les enjeux liés à l’instabilité des pentes.

Échelle spatiale, période et délai d’avertissement

Échelle spatiale : Les glissements de terrain représentent habituellement un danger de faible ampleur touchant une zone de quelques mètres uniquement. Toutefois, des glissements bien plus importants sont possibles selon la géologie et les activités humaines de la région.

Période : Ils peuvent survenir à n’importe quelle période de l’année, mais sont plus fréquents en cas de fortes précipitations ou au moment de la fonte des neiges.

Délai d’avertissement : Ils surviennent plus fréquemment lorsqu’il y a un léger réchauffement.

Répercussions éventuelles

Les répercussions potentielles d’un glissement de terrain sont notamment les suivantes :

  • Dommages matériels et structurels nécessitant des réparations, et impact possible sur l’infrastructure essentielle;
  • Signalements de personnes disparues, et nécessité de mener des opérations de recherche et de sauvetage, et de réunir des familles;
  • Blessures ou décès, qui risquent de mettre à l’épreuve des ressources d’intervention et du système de santé;
  • Perturbations du transport multimodal, et nécessité de faire des détours ou un changement d’itinéraires, et mise à dure épreuve potentielle des ressources affectées à l’organisation des transports entraînant d’éventuels retards;
  • Nécessité de restrictions d’accès au site ou à la région;
  • Nécessité d’une gestion des débris;
  • Nécessité d’évaluer les dommages;
  • Nécessité d’évacuer ou d’aménager des abris;
  • Prestation urgente de ressources pour couvrir les besoins essentiels, comme la nourriture.

Dangers secondaires

  • Inondations
  • Érosion
  • Effondrement de bâtiments ou de structures
  • Perturbation du transport

Incidents antérieurs

Les glissements de terrain terrestres constituent une menace constante et omniprésente pour le bien-être des Canadiens. Toutefois, entre 1900 et 2015, seuls deux glissements de terrain ont provoqué des décès en Ontario; ils sont survenus tous deux à Capreol en juin 1930 à la suite de l’effondrement du talus de la voie ferrée et du déraillement consécutif d’un train.

La grande majorité des glissements de terrain ne sont pas signalés en raison de leurs répercussions limitées sur les personnes et les biens.

Énoncé des risques provinciaux

On estime les coûts, directs et indirects, des glissements de terrain entre 200 et 400 millions de dollars par an au Canada. Toutefois, l’Ontario ne subit que peu de glissements de terrain majeurs comparativement à d’autres provinces à la topographie plus escarpée[57].

Les glissements de terrain sont plus fréquents dans les régions de l’Ontario où le sol est moins stable et le terrain plus escarpé, ou qui gisent sur des dépôts d’argile marine ou encore qui ont une topographie du karst. Il peut être difficile de prévoir les effondrements dans les milieux construits, car l’ajout de structures et de matériaux par l’être humain peut avoir un impact considérable sur les éléments causant l’instabilité du sol (érosion, escarpement, saturation des sols, etc.)[58].

Répercussions sur le plan humain

Les seuls glissements de terrain enregistrés en Ontario ayant causé des décès sont ceux de Capreol (4 victimes) et de Crerar (8 victimes) en 1930. Ces décès ne découlent pas directement du glissement de terrain, mais plutôt des déraillements de train qui s’en sont ensuivis. Toutefois, des glissements de terrain ont fait des victimes directes et causé des blessures dans d’autres provinces, et c’est pourquoi cette éventualité ne peut être écartée pour l’Ontario.

Répercussions sur le plan social

Les répercussions psychosociales de glissements de terrain majeurs sont possibles, bien qu’elles se limitent généralement à ceux touchés par l’incident. Il est bien plus probable que les glissements survenant dans des zones peuplées ou touchant les services essentiels aient de plus importantes répercussions psychosociales sur la collectivité et les personnes touchées par celui-ci.

Dommages matériels

Selon la gravité et le type de glissement de terrain, les dommages matériels peuvent être importants; il arrive que des immeubles soient complètement séparés de leurs fondations ou écrasés. Néanmoins, les dommages sont généralement assez localisés.

Perturbations de l’infrastructure essentielle

Les glissements de terrain peuvent également détruire les voies ferrées et les routes, causant par le fait même des déraillements de train et des accidents de la route et empêchant les véhicules d’urgence d’atteindre rapidement le lieu de l’incident. Les services essentiels hors-sol et souterrains peuvent être touchés, notamment l’électricité, le gaz, les égouts et l’aqueduc.

Dommages environnementaux

Un glissement de terrain altère, voire détruit, le paysage de la région touchée, , et ce, autant en aval qu’en amont des pentes. En outre, les débris d’un glissement de terrain qui traversent une rivière peuvent former une digue et modifier son cours ou former un lac ou un étang, sans compter que l’effondrement potentiel de la digue de débris présente un autre danger. Les glissements de terrain sous-marins peuvent engendrer d’immenses vagues qui provoquent des dégâts en se fracassant sur le rivage. Par exemple, la végétation s’y trouvant pourrait être déracinée ou écrasée.

Répercussions économiques

Comme les glissements de terrain semblent être des phénomènes localisés lorsqu’ils se produisent en Ontario, on ne s’attend pas à ce qu’ils perturbent les activités commerciales et financières dans la plupart des cas. En outre, si le glissement de terrain endommage une voie ferrée ou une artère importante, les effets se feront sentir à plus grande échelle.

Affaissement du sol

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Définition

Un affaissement du sol est un tassement graduel ou un affaissement soudain de la surface de la terre en raison d’un mouvement de matières terrestres en subsurface[59].

Description

Un affaissement est le retrait de matière en dessous de la surface qui provoque un tassement du terrain, créant ainsi une dépression ou un trou. Il s’agit de l’une des formes les plus générales d’effondrement.

Les dolines ne sont que l’une des nombreuses formes que peut prendre un effondrement ou un affaissement du sol. Une doline est une dépression dans le sol qui ne présente pas de drainage externe naturel en surface. Ce danger survient lorsque la roche en dessous de la surface de la terre peut être dissoute par les eaux souterraines circulant au travers. Cette dissolution de la roche crée des espaces souterrains, qui peuvent être petits ou devenir si grands que des trous majeurs sont creusés, car la roche en dessous ne peut plus soutenir la terre au-dessus[60].

La dissolution du substrat rocheux, la compaction de couches d’argiles ou de sol ou même la déformation de la croûte terrestre peuvent être la cause d’un affaissement. L’extraction des eaux souterraines liée à l’urbanisation et à la croissance de la population est la principale cause d’affaissements de sol majeurs dans le monde entier. De même, la surexploitation est une cause habituelle de ce danger, lorsque les eaux souterraines sont extraites au-delà du débit de sécurité d’un aquifère.

Les dolines peuvent être classées en trois types principaux[61] :

  • Les dolines de dissolution – elles surviennent lorsque le substrat rocheux soluble et exposé se dissout dans l’eau;
  • Les dolines de suffosion – elles surviennent lorsque du sable recouvre le substrat rocheux. Le sable s’écoule par des trous dans le substrat rocheux, ce qui provoque l’affaissement graduel de la surface;
  • Les dolines d’effondrement – elles surviennent lorsqu’une couche d’argile recouvre le substrat rocheux. Comme le substrat rocheux est érodé par l’eau au fil du temps, une caverne souterraine se crée. Lorsque la fine couche d’argile restante s’effondre, la doline se forme.

De plus, un affaissement du sol peut être provoqué par des activités humaines comme le forage, lequel peut modifier la structure du sol ainsi que les couches en subsurface de façon inattendue.

Un affaissement peut se produire après de fortes précipitations ou durant une fonte des neiges rapide. Le retrait du sous-sol rocheux qui soutenait la surface peut déclencher un renforcement synergique qui créera d’autres faiblesses sous la surface et provoquera d’autres affaissements[62].

La gestion des aquifères et des eaux souterraines de même que la Loi sur la protection de l’environnement (1990), la Loi de 2002 sur la salubrité de l’eau potable, la Loi sur les offices de protection de la nature (1990) et d’autres restreignent sévèrement et protègent l’exploitation humaine des aquifères, des cours d’eau ainsi que des terrains exposés. De telles protections réglementaires permettent de limiter les interactions entre personnes et terrains potentiellement instables ou vulnérables ainsi que les répercussions graves d’un affaissement du sol.

Échelle spatiale, période et délai d’avertissement

Échelle spatiale : L’affaissement du sol est considéré comme un danger de faible ampleur. La zone touchée est parfois à peine détectable à la surface ou, au contraire, a un diamètre de plusieurs dizaines de mètres.

Période : Un affaissement du sol peut se produire à n’importe quel moment, tout au long de l’année.

Délai d’avertissement : Bien que l’affaissement du sol puisse être graduel, il passe souvent inaperçu et ne devient visible que lorsqu’il se produit, à l’improviste ou avec un minimum d’avertissement.

Répercussions éventuelles

Un affaissement du sol peut avoir les répercussions suivantes :

  • Dommages matériels et structurels nécessitant des réparations, et impact possible sur l’infrastructure essentielle;
  • Blessures ou décès possibles;
  • Nécessité de restrictions d’accès au site ou à la région;
  • Nécessité d’évaluer les dommages;
  • Nécessité d’évacuer ou d’aménager des abris.

Dangers secondaires

  • Inondations
  • Érosion
  • Effondrement de bâtiments ou de structures
  • Perturbation du transport

Incidents antérieurs

La création de dolines est fréquente en Ontario, mais aucune n’a causé de décès. Le tableau suivant présente les cas les plus importants[63] :

Emplacement

Date

Commentaire

Toronto

28 sept. 2011

Bris de conduite principale sous l’avenue Woodbine et la rue John à l’origine d’une fissure de 10 mètres

Toronto

4 nov. 2011

Bris de conduite d’eau sous les avenues Bayview et Steeles à l’origine d’une doline d’une longueur de 30 mètres et d’une profondeur de 1,5 mètre

Wawa

26 oct. 2012

Fortes inondations à l’origine d’une doline sous un motel

Ottawa

8 juin 2016

Camionnette engloutie dans une grosse doline s’étant formée près d’une tranchée de construction sur la rue Rideau; évacuation du Centre Rideau et de diverses entreprises

Ottawa

27 mars 2015

Doline d’une largeur de 26 pieds et d’une profondeur de 39 pieds près de l’Université d’Ottawa

Énoncé des risques provinciaux

Les exemples passés de dolines démontrent que les conséquences les plus probables de l’interaction de l’instabilité du sol avec les infrastructures urbaines, industrielles ou de transport sont des biens matériels fortement endommagés ou des personnes blessées. Les dolines situées à proximité ou en dessous de structures résidentielles sont imprévisibles la plupart du temps et peuvent être mortelles.

Répercussions sur le plan humain

Un affaissement du sol provoque rarement des décès ou des blessures. Les décès et blessures recensés ont généralement été causés par une personne ayant trébuché dans une doline ou lorsque les routes se sont effondrées dans une doline. Toutefois, les décès sont peu probables en raison de la faible ampleur de ces événements.

Répercussions sur le plan social

Les répercussions d’un affaissement du sol sur le plan social sont peu probables, mais il pourrait y en avoir en tant qu’effet secondaire d’une défaillance de l’infrastructure.

Dommages matériels

Les propriétés peuvent être vulnérables aux dommages causés par un affaissement du sol. D’importants cas passés ont causé des dommages localisés à des édifices. Un aven de grand diamètre risque de fragiliser les fondations d’un immeuble au point où celui-ci s’effondrera.

Perturbations de l’infrastructure essentielle

Les affaissements de sol ont déjà endommagé des éléments de l’infrastructure essentielle par le passé. Les dolines peuvent endommager les canalisations d’eaux souterraines, les lignes internet ou d’autres services et canalisations, de même que des bâtiments au niveau du sol. Les dolines les plus importantes ont endommagé la surface de routes, des chemins de fer et d’autres infrastructures de transport.

Dommages environnementaux

Les dommages environnementaux ne sont pas courants, mais ils sont possibles dans l’éventualité où la doline ou l’avens a un impact sur des installations de stockage de matières dangereuses ou sur des véhicules en transportant.

Répercussions économiques

Une doline n’est généralement pas associée à des dommages financiers, sauf s’il y a un impact immédiat et direct sur une propriété ou l’infrastructure. De plus, si l’incident est assez important pour endommager l’infrastructure souterraine comme les conduites d’eau, les entreprises locales pourraient en subir les conséquences.

Foudre

Aller au danger précédent : Affaissement du sol

Aller au danger suivant : Onde de tempête

Définition

La foudre est une décharge électrique causée par une accumulation d’électricité statique entre les différents nuages d’orage ou encore entre les nuages d’orage et le sol. Elle peut libérer jusqu’à 100 millions de volts d’électricité et frapper une cible dans un rayon allant jusqu’à 16 kilomètres, ce qui en fait une forme de temps violent extrêmement dangereuse[64].

Description

En Ontario, la foudre frappe surtout lors de tempêtes de pluie, et elle est beaucoup moins fréquente en présence de bourrasques de neige. Fait important, la foudre peut déclencher des feux de forêt.

Elle survient au contact des charges opposées dans un nuage orageux (éclair intranuageux) ou de charges opposées sur le sol et dans le nuage (éclair nuage-sol). La foudre a tendance à s’abattre sur des zones en altitude et des structures élevées puisqu’elle emprunte le plus court chemin vers le sol. En outre, elle tombe généralement sur des objets faits de matériaux qui conduisent bien l’électricité, comme les métaux.

Il existe divers types de foudroiement qui peuvent blesser ou tuer une personne[65] :

  • Foudroiement direct
  • Contact (avec un objet frappé par la foudre) : Le courant électrique de l’éclair traverse un objet en contact avec une personne et entre dans le corps de celle-ci.
  • Éclair latéral : Le courant électrique de l’éclair frappe un objet et amorce un arc vers une personne à proximité.
  • Courant tellurique : La foudre pénètre dans la terre et s’y déplace, établissant ainsi des tensions de courant. Le corps de la victime peut se trouver en contact avec deux tensions différentes à deux parties de son corps. C’est la différence de tension qui fait passer le courant à travers le corps de la victime.
  • Traceur ascendant : Lors d’un orage avec des éclairs, l’atmosphère autour et en dessous des nuages de tempête est électrifiée. Les traceurs ascendants surviennent lorsque du courant positif commence à monter du sol le long d’objets hauts. Si un courant descendant (connu comme étant un traceur par bonds) et un traceur ascendant se connectent, il y a une conduction et un éclair se produit. Les autres traceurs ascendants dans les environs de l’éclair principal ont quand même une charge électrique. Cette charge est beaucoup plus faible que celle de l’éclair principal, mais elle est suffisante pour entraîner des blessures ou la mort.
  • Traumatisme contondant : Un tel traumatisme résulte d’une onde de choc qui peut projeter une personne jusqu’à trois mètres, entraînant des blessures. Il peut aussi avoir été causé par un incendie, une explosion ou la chute d’un objet sous l’effet de la foudre. Lorsqu’un arbre est touché par la foudre, les branches peuvent exploser et atteindre une personne qui se tient sous l’arbre.

Les personnes qui survivent à un foudroiement conservent parfois des séquelles telles que des dommages neurologiques, la perte de l’ouïe, des douleurs chroniques, des cataractes et des problèmes psychologiques, y compris des troubles de la mémoire.

Selon les statistiques, la moyenne sur deux ans des visites aux urgences pour les blessures associées à la foudre est 2,5 fois plus importante en Ontario que dans les autres régions du Canada. Plus de 60 % des décès et 65 % des blessures signalées au Canada se produisent en Ontario[66].

Chaque année, on compte au Canada près de 2,34 millions d’éclairs, et la foudre frappe mortellement près de 10 personnes et en blesse jusqu’à 164 autres, en moyenne[67]. Windsor est la capitale de la foudre au Canada, mais c’est la tour CN à Toronto qui est la structure la plus frappée par la foudre au Canada[68].

Échelle spatiale, période et délai d’avertissement

Échelle spatiale : La foudre est un danger localisé de faible ampleur.

Période : Dans le Sud de l’Ontario, la saison de la foudre en moyenne s’étend de la mi-mars jusqu’au début de novembre[69]. Dans le Nord, la saison moyenne s’étend de la mi-mai et la fin mai jusqu’à la fin août et mi-septembre.

Délai d’avertissement : Le risque d’orages avec des éclairs peut être prédit quelques jours avant la situation.

Répercussions éventuelles

  • Dommages matériels et structurels nécessitant des réparations, et impact possible sur l’infrastructure essentielle
  • Blessures ou décès possibles
  • Nécessité de gérer des débris

Dangers secondaires

Les dangers secondaires peuvent comprendre :

  • Pannes d’électricité
  • Feu de végétation
  • Explosion ou un incendie
  • Situation d’urgence liée au transport

Énoncé des risques provinciaux

Plus de 50 p. 100 des décès attribuables à la foudre surviennent après le passage d’un orage au-dessus d’une région. Bien qu’il soit rare qu’un éclair frappe après le dernier coup de tonnerre, le risque persiste jusqu’à 30 minutes après l’orage[70].

Répercussions sur le plan humain

Puisqu’il s’agit d’un danger de faible ampleur, la population de l’Ontario n’est pas très vulnérable à la foudre. Le plus grand risque posé par la foudre a toujours été le danger secondaire d’un feu de végétation.

Il se peut que la foudre cause des décès, mais ce risque a diminué au cours du dernier siècle en raison d’améliorations aux technologies de prévision météorologique et de l’évolution des comportements sociaux; aujourd’hui, moins de gens travaillent à l’extérieur dans des aires exposées. Cependant, la foudre fait une quinzaine de victimes par année, en moyenne, au Canada et cause de 60 à 70 blessures graves[71].

Répercussions sur le plan social

Les répercussions psychosociales découlant de la foudre sont rares; elles tendent à être très peu nombreuses.

Dommages matériels

La foudre peut déclencher des incendies qui pourraient endommager des biens. Aussi, quelques bâtiments, particulièrement ceux qui risquent d’être frappés par la foudre, sont dotés d’un dispositif de mise à la terre.

Perturbations de l’infrastructure essentielle

La foudre peut entraîner des dommages localisés à l’infrastructure, plus particulièrement aux réseaux électriques.

Dommages environnementaux

Les dommages environnementaux varient, de localisés à étendus. Des arbres peuvent fendre ou leur écorce peut être endommagée. La foudre compte parmi les principales causes des feux de forêt, qui ont un impact sur l’environnement, les écosystèmes et la faune.

Répercussions économiques

Les dommages économiques qui sont attribuables à la foudre, comme l’interruption des activités d’institutions financières et d’entreprises, sont habituellement localisés.

Onde de tempête

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Aller au danger suivant : Orage

Définition

Élévation soudaine et anormale du niveau de la mer ou d’un lac à la suite d’une tempête[72]

Description

Le vent et la pression atmosphérique peuvent provoquer des vagues extrêmement hautes et une importante élévation du niveau de l’eau, donnant naissance à ce phénomène. Il en résulte fréquemment des inondations côtières pouvant toucher toutes les zones côtières, y compris les abords des lacs étendus, comme les Grands Lacs.

Une onde de tempête accompagne habituellement les ouragans et les tempêtes hivernales. Les inondations étant caractéristiques des ondes de tempête, la montée des eaux et l’érosion des littoraux représentent également des dangers liés à ce phénomène.

Il existe un risque pour les résidents, en particulier ceux vivant dans des zones en basse altitude. Les dangers liés aux ondes de tempête sont généralement concomitants avec ceux liés aux tempêtes.

Échelle spatiale, période et délai d’avertissement

Échelle spatiale : Les zones avoisinant les Grands Lacs sont à risque.

Période : Les ondes de tempête peuvent se produire à n’importe quel moment de l’année et se révéler particulièrement destructrices avec les eaux glacées d’hiver.

Délai d’avertissement : La gestion des inondations en Ontario, notamment des rives, est à présent du ressort des offices de protection de la nature locaux ou du ministère des Richesses naturelles et des Forêts s’il n’existe pas de tel organisme pour la région.

Répercussions éventuelles

Les ondes de tempête peuvent avoir les répercussions suivantes :

  • Blessures ou décès possibles;
  • Dommages matériels et structurels nécessitant des réparations, et impact possible sur les infrastructures essentielles;
  • Signalements de personnes disparues, et la nécessité de mener des opérations de recherche et de sauvetage, en plus de réunir des familles;
  • Perturbations du transport multimodal, la nécessité de faire des détours ou un changement d’itinéraires, et mise à dure épreuve potentielle des ressources affectées à l’organisation des transports entraînant d’éventuels retards
  • Nécessité de gérer des débris;
  • Nécessité de restrictions d’accès au site ou à la région
  • Prestation urgente de ressources pour couvrir les besoins essentiels, comme la nourriture

Dangers secondaires

Exemples de dangers secondaires associés aux inondations :

  • Incident lié à des matières dangereuses
  • Érosion
  • Glissement de terrain ou affaissement du sol (à cause de l’instabilité du sol et du socle rocheux)
  • Situation d’urgence liée à l’eau potable

Incidents antérieurs

Des veilles d’inondation sont effectuées régulièrement et des avertissements d’inondation sont publiés périodiquement en Ontario du fait des ondes de tempête. Elles sont fréquentes dans les zones vulnérables des régions côtières des lacs Érié, Ontario et Sainte-Claire.

Les plus hauts niveaux d’eau jamais enregistrés pour le Lac Ontario l’ont été en 2017 et les secteurs entourant Hamilton, St. Catharines et les îles de Toronto ont subi des inondations localisées. Les ondes de tempête et les vagues ont causé davantage d’inondations et d’érosion des rives, notamment aux abords des lacs Ontario et Érié. En 2017, l’association de hauts niveaux d’eau, de vent et d’ondes de tempête a mené à des destructions totalisant un montant prévu de 7,38 millions de dollars pour les réparations et la restauration du littoral dans la ville de Toronto[73], en plus de conduire à la proclamation de l’état d’urgence dans plusieurs municipalités[74].

Énoncé des risques provinciaux

Les ondes de tempête ont toujours représenté un risque à haut taux d’incidence, mais de sévérité faible en Ontario. Néanmoins, il est attendu que les changements climatiques entraînent l’apparition de tempêtes plus fréquentes et plus violentes. Ceci signifie que les ondes de tempête joueront vraisemblablement un rôle bien plus important dans les tempêtes à venir, en particulier durant les périodes où les niveaux d’eau sont élevés.

L’interaction entre des orages intenses, des inondations, des ondes de tempête et des perturbations des systèmes écologiques (comme la suppression des milieux humides du lac Ontario) risquent d’engendrer des événements dangereux plus complexes et fréquents.

Répercussions sur le plan humain

Les ondes de tempête peuvent provoquer des blessures ou des décès si des personnes sont entraînées par les vagues et projetées dans l’eau. Ce n’est cependant pas fréquent.

Répercussions sur le plan social

Une lame de tempête peut temporairement limiter les activités communautaires et nuire aux systèmes de soutien. Cependant, il est peu probable qu’il ait des conséquences directes sur le plan social.

Dommages matériels

Une lame de tempête peut causer des dommages matériels aux propriétés riveraines sous l’effet des vagues.

Perturbations de l’infrastructure essentielle

Les ondes de tempête peuvent nuire à l’infrastructure en bord de lac et ont eu une influence sur d’autres éléments d’infrastructure connexes, comme ceux servant à la gestion des eaux pluviales. Les augmentations de capacité et les améliorations de telles infrastructures sont généralement surpassées par le risque accru d’inondations urbaines et d’onde de tempête. Des problèmes de retour d’eau pourraient en découler et nuire à la capacité des drains d’eaux pluviales, ce qui augmenterait fortement le risque d’inondation urbaine.

Dommages environnementaux

Il est peu probable qu’il y ait des dégâts causés à l’environnement à cause d’une onde de tempête, sauf pour les zones riveraines.

Répercussions économiques

Les ondes de tempête ne devraient pas engendrer de répercussions importantes sur les entreprises ni financières, bien que les entreprises ou réseaux situés au bord de l’eau puissent voir leur fonctionnement interrompu de manière secondaire par l’endommagement des infrastructures ou des biens, ou encore par l’impossibilité d’accéder à des installations au bord de l’eau.

Orage

Aller au danger précédent : Onde de tempête

Aller au danger suivant : Tornade

Définition

Les orages sont des tempêtes locales habituellement produites par un cumulonimbus. Ils s’accompagnent de tonnerre et d’éclairs[75]. Ils peuvent se doubler d’éclairs, de pluies intenses, de grêle, de vents violents et de tornades.

Description

Les orages peuvent engendrer des conditions climatiques parmi les plus destructrices et meurtrières. Ils s’accompagnent d’éclairs et peuvent engendrer des conditions climatiques dévastatrices comme des tornades, de la grêle, des vents violents et des pluies intenses.

Environnement et Changement climatique Canada publie des avertissements d’orage violent selon des critères précis[76].

Les trois principaux éléments conduisant à la formation d’un orage sont l’humidité, de l’air ascendant instable et un système d’élévation.

D’autres sources de dangers sont possibles durant un orage, notamment :

  • La foudre : La foudre est une décharge électrique causée par une accumulation d’électricité statique entre les différents nuages d’orage ou encore entre les nuages d’orage et le sol[77]. (Consulter la section Foudre.)
  • Tornade : Une tornade est une colonne d’air en rotation rapide dont les mouvements sont violents. Elle peut se former à la base d’un orage au sol, dans un système de tempête ou de façon indépendante. (Consulter la section Tornade.)
  • Fortes pluies et inondations : Les orages peuvent aussi causer des crues éclairs en raison de la quantité de pluie importante qu’ils produisent. (Consulter la section Inondation.)
  • Vent violent : Prière de consulter la section Vent violent.
  • Grêle : La grêle est un type de précipitation qui se produit lorsque des courants ascendants dans les orages transportent les gouttes de pluie vers le haut jusqu’à des zones extrêmement froides de l’atmosphère, où les gouttelettes gèlent sous la forme de boules de glace. Les forts courants ascendants de l’orage engendrés par ces conditions transportent les gouttes de pluie vers le haut où la température de l’air est inférieure au point de congélation, ce qui crée la grêle. Lorsque le grêlon devient trop lourd pour être porté par le courant ascendant, il tombe vers le sol à une vitesse de 100 km/h ou plus.

Incidents antérieurs

Selon la Base de données canadienne sur les catastrophes, les orages importants suivants se sont produits en Ontario. De nombreux orages se produisent chaque année, cette liste n’est donc pas exhaustive :

  • Sud de l’Ontario, 2016 – Plusieurs orages intenses au sud de l’Ontario, notamment à Orillia, Markdale et Bradford, ont produit des vents pouvant aller jusqu’à 100 km/h, de nombreux éclairs, des pluies intenses et de la grêle. Le Bureau d’assurance du Canada a rapporté que les fortes chutes de grêle associées aux vents violents ont endommagé des récoltes, des toits, façades et fenêtres de maisons, ont causé des impacts sur des voitures et brisé des pare-brise. Catastrophe Indices and Quantification Inc. (CatIQ) a indiqué que ces événements ont engendré plus de 30 millions de dollars de dégâts assurés.
  • South Dumfries, 1996 (coût estimatif total de 99 870 $)
  • Ontario et Québec, 1992
  • Centre de l’Ontario, 1991 (coût estimatif total de 5 982 309 $)
  • Chesley, 1984 (coût estimatif total de 39 066 000 $)
  • Lac Supérieur, 1953

Échelle spatiale, période et délai d’avertissement

Échelle spatiale : Dans l’ensemble, les orages ont une courte durée. Cependant, plusieurs peuvent se former dans la même région, ce qui en prolonge la durée.

Période : Les orages violents sont plus fréquents au printemps et durant l’été. Si les températures et l’humidité sont suffisantes, il peut également y en avoir durant l’hiver. La période de pointe de formation d’orages se situe dans l’après-midi et en soirée, bien qu’ils puissent se produire en tout temps.

Délai d’avertissement : Les veilles et avertissements d’orages violents sont publiés par le Service météorologique du Canada d’Environnement et Changement climatique Canada. Les modèles de prévision météorologique permettent aux météorologistes de cerner les zones favorables à la formation d’orages, parfois plusieurs jours en avance. Néanmoins, les veilles d’orage violent ne sont publiées que quelques heures en avance, car les niveaux de confiance concernant la formation d’orage ne sont pas suffisants avant ce moment. Il peut arriver que les avertissements d’orages violents soient publiés au moment de leur formation seulement, car ces derniers se forment rapidement.

Répercussions éventuelles

Les répercussions potentielles des orages intenses peuvent être les suivantes :

  • Dommages matériels et structurels nécessitant des réparations, et impact possible sur l’infrastructure essentielle;
  • Blessures ou décès possibles;
  • Perturbations du transport multimodal, et nécessité de faire des détours ou un changement d’itinéraires, et mise à dure épreuve potentielle des ressources affectées à l’organisation des transports entraînant d’éventuels retards;
  • Pénuries de main-d’œuvre et problèmes de continuité des activités;
  • Nécessité de restrictions d’accès au site ou à la région;
  • Prestation urgente de ressources pour couvrir les besoins essentiels, comme la nourriture;
  • Nécessité d’évaluer les dommages;
  • Nécessité d’une gestion des débris;
  • Nécessité de fournir ou d’obtenir une aide financière,
  • Nécessité d’évacuer ou d’aménager des abris;
  • Nécessité d’offrir des services d’hébergement d’urgence.

Dangers secondaires

  • Foudre
  • Inondations
  • Vents violents
  • Tornade

Énoncé des risques provinciaux

Il est possible que les biens subissent des dégâts importants, même avec des réglementations strictes concernant les matériaux et pratiques de construction. Les dégâts, les blessures ou les décès sont plus probables par réaction en chaîne avec le vent et les précipitations, qui peuvent produire une quantité importante de débris, des inondations et créer d’autres risques. Les veilles et avertissements au public sont efficaces afin de sensibiliser ce dernier aux risques et à la manière de les limiter.

Répercussions sur le plan humain

Les tempêtes violentes sont courantes en Ontario. Elles causent rarement beaucoup de blessures, mais le risque est présent.

Répercussions sur le plan social

Les conséquences psychosociales et les effets sur le bien-être, la cohésion sociale et les activités communautaires que pourrait avoir la grêle sont peu probables.

Dommages matériels

La vulnérabilité aux tempêtes a grandement diminué au fil du temps en raison de révisions apportées au Code du bâtiment. Il faut cependant noter que les bâtiments en Ontario varient considérablement selon le type de constructions et l’âge. La grêle, le vent, les inondations et d’autres dangers secondaires peuvent causer des dommages matériels, notamment des fenêtres volées en éclat, des automobiles cabossées et des récoltes détruites. Les cultures extensives du Sud de l’Ontario sont vulnérables aux dommages, particulièrement au début de la période de végétation et juste avant la récolte.

Perturbations de l’infrastructure essentielle

Les perturbations de l’infrastructure essentielle qui découleraient de la grêle sont peu probables, mais des dommages superficiels sont fort possibles.

Dommages environnementaux

La grêle pourrait détruire des cultures et fragiliser des végétaux. La faune n’est habituellement pas gravement touchée, car la plupart des animaux sont capables de se mettre à l’abri.

Répercussions économiques

Les entreprises agricoles peuvent subir des pertes en raison de cultures endommagées.

Tornade<

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Aller au danger suivant : Feu de végétation

Définition

Une colonne d’air en rotation violente dans la formation d’un nuage en entonnoir qui se développe entièrement ou en partie d’un nuage cumuliforme vers le sol.

Description

Une tornade est une colonne d’air qui tourne sur elle-même avec violence et qui s’étend depuis la base d’un nuage jusqu’au sol. On les reconnaît généralement par leur nuage en entonnoir et par des débris en rotation près du sol ou une colonne d’embruns à la surface de l’eau. Les tornades constituent l’un des phénomènes météorologiques les plus circonscrits, mais également les plus destructeurs.

Bien que l’on compte en moyenne douze tornades par année en Ontario, ce nombre est trompeur : de nombreuses tornades ne sont pas détectées chaque année, notamment dans les régions faiblement peuplées, et ne sont donc pas comptabilisées.

Du point le plus au sud-ouest à la pointe nord-est de la province, une tornade peut frapper n’importe où. Toutefois, elles sont le plus fréquemment observées dans un couloir situé entre les lacs Érié, Huron et Ontario, de Windsor et Sarnia, au sud-ouest, à Hamilton et Barrie, au nord-est.

Les tornades surviennent généralement de mai à septembre, lorsque la fréquence des orages est à son plus haut. Elles se développent surtout l’après-midi et en début de soirée, mais on en a déjà observé la nuit. Si les conditions sont favorables, elles peuvent se déplacer à plus de 70 km/h et laisser un long sillage de destruction derrière elles. De telles tornades sont suffisamment puissantes pour déraciner les arbres, déplacer des voitures et démolir des maisons. D’autres fois, la tornade peut être brève et de faible ampleur, ne causant alors que des dommages mineurs.

Sur la mer, la tornade s’appelle trombe marine. Ses caractéristiques sont les mêmes que sur la terre. Elle survient parfois en même temps que de forts orages et s’accompagne de vents violents, de chute de grêle importante ainsi que d’éclairs dangereux et fréquents[78]. La puissante et mortelle tornade à Goderich s’est formée au-dessus du lac Huron comme trombe marine. En automne, lorsque l’air plus frais se déplace au-dessus des Grands Lacs encore chauds, des trombes marines peuvent se former même en l’absence d’orages, mais elles sont généralement de plus faible intensité.

Les tornades se divisent en deux catégories, selon le type de tempête responsable de leur formation : les tornades supercellulaires et les tornades non supercellulaires :

  • Tornades supercellulaires – Un orage supercellulaire peut durer plus d’une heure en raison de son courant ascendant rotatif extrêmement intense et de son degré élevé d’organisation interne. Bien que seulement 30 % environ des orages supercellulaires produisent des tornades[79], la quasi-totalité des tornades « violentes » sont générées par des orages supercellulaires. Un radar Doppler peut être utilisé afin de vérifier si un orage est de nature supercellulaire et peut provoquer une tornade.
  • Tornades supercellulaires – Ces tornades se forment lors d’orages pour lesquels la force du courant ascendant est inférieure à celle nécessaire pour les rendre supercellulaires; elles sont donc généralement de plus faible intensité, durent moins longtemps et sont moins destructrices. Il est souvent difficile de détecter le risque de tornade par radar.

Les tempêtes violentes peuvent générer plusieurs tornades ou même une tornade à vortex multiples, c’est-à-dire une seule tornade comportant plusieurs vortex plus petits en elle. Les dommages causés par les tornades sont attribuables aux forts vents et aux débris qu’ils transportent[80].

Jusqu’en 2012, l’échelle de Fujita était utilisée au Canada pour évaluer l’intensité d’une tornade. Celle-ci comporte six points en se basant sur les dommages causés pour estimer l’intensité d’une tornade. En 2013, le service météo d’Environnement et Changement climatique Canada s’est mis à utiliser l’échelle de Fujita améliorée (échelle EF) pour mesurer l’intensité des dommages causés par le vent[81]. L’une des principales améliorations consistait en une meilleure corrélation entre les dommages observés et les vitesses de vent estimées. Ainsi, la limite supérieure de l’échelle représentait des vitesses de vent bien inférieures à celles de la première version.

Tableau 1: Échelle de Fujita améliorée

Échelle EF

Vitesse du vent selon l’échelle EF
arrondie à 5 km/h

0

90 - 130

1

135 - 175

2

180 - 220

3

225 - 265

4

270 - 310

5

315 et plus

Tableau 1: Échelle de Fujita améliorée
(Environnement et Changement climatique Canada, 2013)

Environnement et Changement climatique Canada doit avertir la population lorsqu’il a des tempêtes susceptibles d’entraîner des tornades. Les avertissements de tornade sont traités comme des alertes à diffusion intrusive, c’est-à-dire que le Conseil de la radiodiffusion et des télécommunications canadiennes a rendu obligatoires leur diffusion et l’interruption des programmes en cours à la télévision et à la radio par une tonalité d’alerte. Ils doivent également être diffusés sur le réseau de téléphonie mobile grâce au système En alerte.

Les événements passés ont démontré l’importance d’élaborer des outils de prévision des tornades ainsi que des systèmes d’information sur les risques pour les modélisations de pertes en infrastructures et financières qui amélioreront notre capacité de limiter les dommages et de minimiser le risque sociétal lié aux tornades.

Échelle spatiale, période et délai d’avertissement

Échelle spatiale : Les tornades représentent généralement un danger de petite à moyenne ampleur, la plupart d’entre elles ne s’étendant que sur quelques centaines de mètres en largeur et sur environ 10 km en longueur. Toutefois, la largeur et la longueur de leur parcours peuvent varier considérablement.

Période : Les tornades peuvent survenir à tout moment de l’année et à toute heure du jour. En Ontario, elles se produisent plus fréquemment entre les mois de mai et de septembre, la période de pointe étant en juin et au début juillet. La majorité des tornades frappent dans l’après-midi et en début de soirée.

Délai d’avertissement : Les conditions favorables à la création d’une tornade peuvent être prévisibles, ce qui conduit généralement à la diffusion d’une veille de tornade. Toutefois, comme les tornades se forment souvent très rapidement, le délai de publication d’avertissement de tornade n’est souvent que de quelques minutes, voire parfois nul.

Répercussions éventuelles

Les répercussions éventuelles d’une tornade sont les suivantes :

  • Blessures ou décès, qui risquent de mettre à l’épreuve des ressources d’intervention et du système de santé;
  • Dommages matériels et structurels nécessitant des réparations, et impact sur l’infrastructure essentielle, y compris l’électricité et les télécommunications;
  • Signalements de personnes disparues; et la nécessité de mener des opérations de recherche et de sauvetage, en plus de réunir des familles;
  • Perturbations du transport multimodal, et nécessité de faire des détours ou un changement d’itinéraires, et mise à dure épreuve potentielle des ressources affectées à l’organisation des transports entraînant d’éventuels retards;
  • Perturbation ou fermeture des institutions gouvernementales, commerciales ou financières;
  • Nécessité d’évaluer les dommages;
  • Nécessité de gérer des débris;
  • Nécessité de fournir ou d’obtenir une aide financière,
  • Nécessité d’évacuer ou d’aménager des abris;
  • Nécessité de restrictions d’accès au site ou à la région;
  • Nécessité d’offrir des services d’hébergement d’urgence.

Dangers secondaires

Exemples de dangers secondaires associés aux tornades :

  • Défaillance structurelle et effondrements
  • Situation d’urgence liée aux transports
  • Situations d’urgence liée à l’approvisionnement et à la distribution
  • Incident lié à des matières dangereuses

Incidents antérieurs

Plusieurs tornades majeures ont été recensées en Ontario au cours des 72 dernières années. Chaque année, environ 60 tornades sont référencées au Canada, causant en moyenne deux décès, 30 blessures et près de 20 millions de dollars en dommages matériels.

Une évaluation d’Environnement et Changement climatique Canada a démontré que le Centre de prévision des intempéries de l’Ontario avait réussi à publier une veille d’orage violent et un avertissement de tornade avant que la tornade de Goderich touche le rivage du lac Huron. Toutefois, la tornade et l’orage supercellulaire se sont formés et se sont intensifiés au-dessus du lac. Bien en arrière, un front froid est également arrivé, deux événements très rarement observés dans la région des Grands Lacs. Le Bureau d’assurance du Canada estime que l’incident de Goderich a coûté 75 millions de dollars en dommages assurés, mais que la majorité des coûts étaient assurés.

Tableau2 : Données chronologiques sur les tornades

Lieu

Date de début

Morts

Blessés

Évacués

Coût estimatif total

S-O Ontario

2 août 2015

0

0

Inconnu

60 000 $

Goderich (Ont.)

21 août 2011

1

37

Inconnu

150 000 000$

Midland (Ont.)

23 juin 2010

0

15

0

15 000 000 $

Leamington (Ont.)

6 juin 2010

0

0

0

24 000 000 $

Toronto, Windsor, Vaughan et Newmarket (Ont.)

20 août 2009

1

0

0

2 500 000$

Sud de l’Ontario

19 août 2005

0

6

0

1 500 000 $

Comté de Grey, Wellington et comté de Dufferin (Ont.)

20 avril 1996

0

9

0

8 000 000 $

Frome / Komoka

28 août 1990

0

5

0

20 000 000 $

Grand Valley / Barrie (Ont.)

31 mai 1985

12

224

800

155 000 000 $

London (Ont.)

2 septembre 1984

0

33

0

5 000 000 $

Reeces Corners (Ont.)

2 mai 1983

0

13

0

20 000 000 $

Stratford / Woodstock (Ont.)

7 août 1979

3

141

0

100 000 000 $

Windsor (Ontario)

3 avril 1974

9

30

0

1 800 000 $

Sudbury, Lively, Coppercliff et Field (Ont.)

20 août 1970

6

200

0

17 000 000 $

Comtés de Perth et d’Huron (Ont.)

17 avril 1967

1

1

0

1 000 000 $

Sarnia (Ont.)

21 mai 1953

5

49

500

9 000 000 $

Windsor à Tecumseh (Ont.)

17 juin 1946

17

100

0

1 500 000 $

Tableau2 : Données chronologiques sur les tornades. Source : Base de données canadienne sur les catastrophes, 2018; Environnement Canada, 2019.

Énoncé des risques provinciaux

Le Canada se classe au deuxième rang mondial après les États-Unis en ce qui concerne la fréquence des tornades. Selon Environnement et Changement climatique Canada, une moyenne annuelle de 12 tornades est confirmée en Ontario. Cependant, ce nombre peut être trompeur puisque certaines tornades ne causent aucun dommage matériel, frappent dans des régions non habitées ou ne sont tout simplement pas signalées.

Au Canada, c’est la région du Sud de l’Ontario qui enregistre le plus grand nombre de tornades. La vaste majorité des tornades qui s’abattent sur l’Ontario sont faibles (d’intensité F0 ou F1 sur l’échelle de Fujita). Aucune tornade F5 (la plus forte intensité sur l’échelle Fujita) n’a été confirmée dans la province. Néanmoins, rien n’établit avec certitude qu’une tornade de cette intensité ne frappera jamais l’Ontario – il y en a eu dans les États voisins du Michigan, de l’Ohio et de la Pennsylvanie. En outre, la province n’est pas à l’abri d’une éruption de tornades, une période où de nombreuses tornades sont signalées.

Effets sur la santé humaine

Au Canada, les tornades font en moyenne 2 victimes et 30 blessés par année[82]. Cependant, si une forte tornade s’abat sur une région densément peuplée, les statistiques s’éloigneront grandement de ces moyennes. Les décès et les blessures sont pour la plupart attribuables aux débris projetés dans les airs par la tornade[83].

Répercussions sur le plan social

Les tornades peuvent avoir des répercussions psychosociales. Des conditions difficiles peuvent entraîner une certaine déconnexion et perturber des liens sociaux qui auraient pu contribuer aux interventions et au rétablissement dans d’autres circonstances. Lorsque les conditions s’améliorent, les dommages et les débris de la tempête peuvent continuer de ralentir le rétablissement de la collectivité.

Dommages matériels

Les tornades peuvent causer un vaste éventail des dommages matériels, allant des fenêtres brisées jusqu’aux arbres déracinés, en passant par la destruction complète d’immeubles. Sont plus particulièrement vulnérables les maisons, surtout les maisons mobiles, et d’autres bâtiments n’ayant pas des fondations solides ou dont le toit n’est pas arrimé correctement. En outre, la tempête à l’origine de la tornade peut produire des rafales descendantes, de la grêle, de la foudre et des inondations.

Perturbations de l’infrastructure essentielle

Lorsqu’une tornade fait tomber les poteaux et les lignes électriques sur son passage, elle peut causer des pannes d’électricité. Pour minimiser les risques d’explosion, on ferme souvent l’alimentation en gaz naturel des propriétés endommagées. Il arrive que les routes soient jonchées de débris, ce qui empêche les véhicules d’urgence d’atteindre les zones touchées.

Dommages environnementaux

Les tornades détruisent parfois des bandes de forêts, des vergers et des cultures. Les déversements de matières dangereuses peuvent se produire si une tornade détruit une installation fixe ou entraîne un accident de transport qui implique de telles matières. De plus, les vents peuvent transporter des débris, dont des matières dangereuses, sur une longue distance, ce qui aura un impact à la fois sur la terre et l’eau.

Répercussions économiques

Une tornade est un phénomène qui touche une zone circonscrite. Comme les plus grosses ont habituellement un diamètre inférieur à 2 km, les répercussions financières et commerciales sont habituellement limitées. Il y a toutefois eu des cas où d’importantes parties de villes ont été détruites, comme à Sarnia en 1953 et à Goderich en 2011. Étant donné que les tornades ont le potentiel de causer des dommages importants aux immeubles, la rénovation d’un commerce et la reprise des activités à un niveau acceptable peuvent prendre du temps. Les pannes d’électricité ou de communication causées par la tempête augmentent les probabilités d’interruption des activités commerciales.

Feu de végétation

Aller au danger précédent : Tornade

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Définition

Tout feu se produisant dans les forêts, les zones arbustives et les prairies.

Certains d’entre eux ne sont pas maîtrisés et ont été allumés par la foudre ou des humains négligents. Un très petit nombre de feux consiste en des brûlages dirigés qu’effectuent des aménagistes forestiers autorisés. Le but est de reproduire les processus naturels liés aux feux de végétation qui régénèrent les forêts et les maintiennent en santé[84].

Description

Les incendies posent un défi pour l’aménagement forestier, car ils peuvent être à la fois bénéfiques et dangereux. Ils peuvent représenter une menace pour les collectivités et détruire d’importantes quantités de ressources forestières, ce qui peut entraîner des pertes coûteuses. Néanmoins, les feux de végétation constituent une perturbation naturelle importante des forêts et des prairies. Les feux renouvellent les forêts, créent des habitats naturels sains et améliorent la variété des paysages.

La moyenne ontarienne sur 10 ans est de 791 incendies, le nombre total d’hectares détruits varie cependant fortement d’une année à l’autre. Seulement 3 % de l’ensemble des feux de végétation qui surviennent chaque année au Canada touchent des superficies de plus de 200 hectares. Ces quelques feux représentent pourtant 97 % des surfaces brûlées dans le pays. En moyenne, 55 % des feux de végétation au Canada sont d’origine humaine[85].

Il existe trois types de feux de végétation, qui sont classés selon l’endroit où ils se produisent : feux de terre, feux de surface et feux de cimes[86],[87].

Deux menaces principales sont liées à ce danger : la fumée et le feu. Lors des dernières crises liées aux feux de végétation en Ontario, des collectivités ont déclaré l’état d’urgence ou évacué les lieux plus fréquemment à cause des fumées que du feu en lui-même[88]. La fumée des feux de végétation est constituée d’un mélange de gaz et de très petites particules provenant de la combustion du bois et d’autres matières organiques. Ces petites particules et ces gaz peuvent être nocifs s’ils sont inhalés[89].

Ceux qui courent le plus grand risque au contact de la fumée des feux de forêt sont les suivants :

  • Enfants, personnes âgées et femmes enceintes
  • Personnes qui ont des problèmes cardiaques ou pulmonaires chroniques (susceptibles de ressentir les effets de la fumée plus tôt et plus mal que d’autres membres de la communauté)
  • Personnes qui travaillent activement ou font du sport à l’extérieur

Pour se développer et s’étendre, un incendie doit être alimenté par de la matière organique sèche, comme la litière de surface. La teneur en eau du combustible joue un rôle important quant à la durée et à l’étendue d’un incendie. La température qu’atteint le feu dépend elle aussi du type de combustible et de sa teneur en eau[90].

Des conditions humides réduisent la qualité du combustible et peuvent éteindre un feu. Par exemple, les conditions de sécheresse prolongée peuvent faire augmenter la quantité de matière organique sur le sol, qui se transforme alors en combustible. Les changements climatiques peuvent induire un temps plus chaud et sec, ce qui conduit à prévoir une bien plus grande occurrence de feux de végétation dans les 20 à 50 prochaines années[91].

Le feu a besoin d’oxygène pour brûler. Le vent peut charrier de grandes quantités d’oxygène et conduire à un développement rapide des incendies. Ce type de conditions climatiques rend l’extinction extrêmement difficile et bien plus dangereuse que lorsque le temps est calme.

De nombreux facteurs influent sur la fréquence et la sévérité des incendies, notamment l’activité des insectes, les infestations ou les maladies des plantes, ce qui augmente dans certains cas la quantité de matière organique morte et sèche servant de carburant aux flammes.

La Déclaration de principes provinciale de 2014 énonce des orientations stratégiques à l’intention des décideurs municipaux et d’autres acteurs de l’aménagement afin d’éviter le développement dans les endroits sujets à des feux de végétation – où le risque est élevé en raison de la présence de types de peuplements forestiers vulnérables à ces feux, et où ce risque ne peut être bien atténué. En vertu de l’article 3 de la Loi sur l’aménagement du territoire, les décisions en matière d’aménagement du territoire doivent être conformes aux politiques.

Échelle spatiale, période et délai d’avertissement

Échelle spatiale : La taille des feux de végétation peut varier de manière importante. La taille, l’emplacement, la direction de propagation et l’intensité du feu ont tous un effet sur les menaces éventuelles pour la sécurité publique ou les perturbations sociales. Les fumées augmentent la taille des zones touchées.

Période : La saison des feux de végétation s’étend du 1er avril au 31 octobre. Davantage d’incendies se déclenchent au cours du printemps (avant que le couvert forestier ne se soit renouvelé, lorsqu’il reste une grande quantité de végétation sèche sur le sol) et en été (lorsque les éclairs sont plus fréquents). Ces deux saisons comportent des périodes de temps chaud, sec et venteux, ce qui contribue à la propagation des incendies.

Délai d’avertissement : Le délai d’avertissement est variable en fonction de la situation, mais la moyenne est de quelques jours.

Répercussions éventuelles

Les feux de végétation peuvent avoir les répercussions suivantes :

  • Dommages matériels et structurels nécessitant des réparations, et impact possible sur l’infrastructure essentielle
  • Mauvaise qualité de l’air
  • Maladies, blessures ou décès, qui risquent de mettre à l’épreuve des ressources d’intervention et du système de santé
  • Signalements de personnes disparues, et la nécessité de mener des opérations de recherche et de sauvetage, en plus de réunir des familles;
  • Perturbations du transport multimodal, et nécessité de faire des détours ou un changement d’itinéraires, et mise à dure épreuve potentielle des ressources affectées à l’organisation des transports entraînant d’éventuels retards
  • Perturbation ou fermeture des institutions gouvernementales, commerciales ou financières;
  • Des dommages ou perturbations dans l’écosystème, et la garantie d’une surveillance de l’environnement;
  • Effets psychologiques, notamment des troubles du stress;
  • Pression sur les services d’urgence et les ressources affectées aux interventions;
  • Nécessité d’évacuer ou d’aménager des abris;
  • Nécessité de gérer des débris;
  • Nécessité de fournir ou d’obtenir une aide financière,
  • Nécessité d’offrir des services d’hébergement d’urgence
  • Prestation urgente de ressources pour couvrir les besoins essentiels, comme la nourriture
  • Nécessité de restrictions d’accès au site ou à la région

Dangers secondaires

  • Situation d’urgence liée à la qualité de l’eau
  • Problèmes d’approvisionnement et de distribution
  • Situation d’urgence liée au transport
  • Défaillance structurelle et effondrements
  • Feu ou explosion (secondaire)

Incidents antérieurs

D’après les données compilées dans la Base de données nationale sur les forêts, plus de 8 000 feux surviennent chaque année et détruisent en moyenne plus de 2,1 millions d’hectares. De plus, la foudre cause presque 50 % de tous les feux, mais est à l’origine de quelque 85 % de la superficie brûlée annuellement, bien que ces zones soient plus rarement habitées[92].

Parmi les feux qui ont mené à l’évacuation de plus de 1 000 personnes figurent les suivants :

  • Timmins, 2012
  • Nord de l’Ontario, 2011
  • Est du lac Winnipeg, Manitoba (zone en Ontario), 1999
  • Nord de l’Ontario, 1998
  • Red Lake, 1980
  • Haileybury, 1922
  • Cochrane et Matheson, 1916

Seulement un événement consigné a généré des dommages de plus de 1 million de dollars : les feux de 1955 au Québec et en Ontario.

Énoncé des risques provinciaux

Les feux se produisant dans les forêts endommagées par des tempêtes sont généralement plus intenses et rendent les efforts d’extinction plus difficiles.

Les incendies qui se déclenchent à proximité des habitations, chalets et lotissements construits dans une zone forestière (milieu périurbain) posent également un défi particulier[93] .

La prévention organisée des feux de forêt existe en Ontario depuis 1885. Afin d’appuyer la protection de la sécurité publique et d’autres valeurs, le ministère des Richesses naturelles et des Forêts dispose d’un système de pompiers afin de réagir adéquatement à tout feu de végétation. Le programme de gestion des feux de végétation vise :

  • à éviter la perte de vies humaines et les blessures;
  • à éviter et atténuer les pertes matérielles, et les perturbations économiques et sociales;
  • à mieux faire connaître le rôle écologique des feux;
  • à utiliser les feux pour qu’ils profitent à la gestion des ressources.

Répercussions sur le plan humain

Lorsqu’ils s’approchent de secteurs à forte densité de population, les feux de végétation peuvent mettre des vies en danger. Cependant, grâce aux améliorations de la prévision et de la gestion des incendies de forêt, ce type de danger cause rarement des décès en Ontario. Les blessures attribuables aux feux de végétation sont peu courantes, mais la fumée et la mauvaise qualité de l’air soulèvent des préoccupations en matière de santé.

Répercussions sur le plan social

Des évacuations peuvent être ordonnées en raison de la fumée, même lorsqu’une collectivité n’est pas directement menacée par les flammes. Cela peut perturber gravement le fonctionnement des réseaux sociaux et des systèmes de soutien.

Dommages matériels

Les biens sont vulnérables aux feux de végétation, qui peuvent provoquer d’importants dégâts matériels. Les bâtiments et structures qui se trouvent sur la trajectoire d’un incendie peuvent être entièrement détruits. Même lorsque la structure d’un immeuble reste intacte, son contenu peut être gravement endommagé par la fumée.

Perturbations de l’infrastructure essentielle

Les feux de végétation peuvent provoquer d’importants dégâts aux infrastructures. Les structures qui se trouvent sur la trajectoire d’un incendie peuvent être entièrement détruites. Les routes, les lignes électriques et d’autres constructions situées en surface, ainsi que des câbles et infrastructures de communication souterrains peuvent être brûlés. D’immenses réseaux d’équipements de ce type sont difficiles à protéger contre les flammes. Ainsi, la méthode souvent employée par les services de protection contre les feux de végétation consiste à prioriser la protection des biens dans les centres principaux des zones à risque.

Dommages environnementaux

Les feux de végétation sont un élément naturel de l’écosystème forestier. Bien qu’ils puissent avoir des conséquences négatives, ils s’avèrent également bénéfiques pour la santé des écosystèmes à long terme. De nombreuses espèces sont bien adaptées aux risques de feu, et certains arbres (dont le pin gris) s’en servent pour libérer les graines cônes. Le feu a des avantages incontestables pour la végétation : il crée de la cendre qui enrichit le sol et il laisse passer plus de lumière et de précipitations vers le plancher forestier. Dans certains secteurs où le feu fait partie intégrante du processus de maintien de l’écosystème, il peut aider à assurer un contrôle sur certaines espèces envahissantes (insectes, plantes et maladies) qui n’y sont pas encore établies. Il contribue ainsi à réduire la concurrence entre certaines espèces.

Les feux excessifs sur de vastes superficies peuvent nuire aux écosystèmes, à la faune et aux espèces en péril.

L’érosion et le changement de la température de l’eau causés par la perte de végétation peuvent nuire à la qualité de l’eau ainsi qu’à l’habitat des poissons d’eaux froides.

Répercussions économiques

Les feux de végétation peuvent avoir des conséquences économiques négatives s’ils se produisent à proximité d’une collectivité et entraînent l’évacuation d’un grand nombre de personnes. Les ressources nécessaires pour maîtriser un incendie peuvent être très coûteuses. Par ailleurs, l’industrie forestière est la plus susceptible de subir les conséquences négatives des feux de végétation, et l’industrie du tourisme peut elle aussi être grandement affectée.

Les répercussions perçues d’un incendie peuvent mener à des effets négatifs similaires, même en l’absence de danger direct ou immédiat. En juillet 2018, la collectivité de Parry Sound a constaté une baisse du tourisme et de l’activité liée à la location de chalets à la suite d’un incendie important. Bien que l’incendie était localisé à plus de 100 km de la collectivité, il a bénéficié d’une large couverture médiatique et sa désignation officielle, « Parry Sound 033 » a créé des inquiétudes concernant la région.

Conditions hivernales

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Définition

Le climat hivernal est rude, avec des types de précipitation spécifiques aux basses températures, comme la neige, la pluie verglaçante et la glace

Description

Le rude climat hivernal est une réalité au Canada. Des tempêtes de neige, de verglas, des bourrasques de neige, et plus rarement des refroidissements soudains et des blizzards se produisent chaque année en Ontario. Les tempêtes hivernales peuvent s’accompagner d’éclairs, de vents violents et de brouillard, mais ces phénomènes disposent de leurs propres profils de danger, car ils peuvent se produire à d’autres périodes de l’année. Les périodes de froid extrême dans la province ne sont habituellement pas jumelées à d’autres conditions climatiques difficiles. Elles sont également étudiées séparément.

De façon générale, les conditions hivernales peuvent comprendre les événements suivants :

  • Tempête de neige – Accumulation rapide de neige durant une période donnée, souvent accompagnée de forts vents, d’une température froide et d’une faible visibilité. Les avertissements de neige sont émis par Environnement et Changement climatique Canada. Lorsqu’il y a une accumulation prévue de 15 cm ou plus pendant une période de 12 heures ou moins.
  • Blizzard – Une condition météorologique extrême caractérisée par des vents de 40 km/h causant une réduction généralisée de la visibilité jusqu’à 400 m ou moins en raison de la poudrerie ou de la poudrerie accompagnée d’une chute de neige d’au moins quatre heures. Des avertissements de blizzard sont émis par Environnement et Changement climatique Canada lorsque les conditions ci-dessus sont anticipées.
  • Bourrasques de neige – Averses de neige fortes et soudaines accompagnées de vents forts en rafales, entraînant de la poudrerie qui réduit la visibilité. Parfois, les bourrasques de neige apportent une visibilité nulle, ce que l’on appelle un voile blanc. Il s’agit de conditions semblables à un blizzard, mais localisées.
  • Pluie verglaçante Pluie ou bruine qui tombe sous forme liquide et gèle au contact du sol ou d’un objet froid et forme ainsi une couche de glace. La pluie verglaçante se produit lorsque les températures supérieures de l’air sont suffisamment chaudes pour permettre à la pluie de se développer, mais les températures proches de la surface sont suffisamment froides pour que la pluie se refroidisse et forme de la glace lors d’un contact. Une pluie verglaçante de longue durée est souvent appelée « tempête de verglas ».
  • Refroidissement soudain – Environnement et Changement climatique Canada émet un avertissement de refroidissement soudain lorsqu’on prévoit que beaucoup de glace se formera sur les routes, les trottoirs ou d’autres surfaces dans la majorité d’une région à cause du gel d’eau résiduelle provenant de neige fondue ou de pluies, en raison d’une chute rapide des températures.

Il est possible que certaines de ces conditions climatiques apparaissent les unes à la suite des autres. Par exemple, de fortes chutes de neige peuvent être suivies de pluie verglaçante lorsque les températures remontent. Une autre source de danger, le froid extrême, peut suivre un système de tempête lorsque de l’air arctique froid repousse une masse d’air plus chaud vers le sud-est.

Une liste complète des bulletins d’alerte pour les phénomènes météorologiques dangereux en hiver (blizzard, bourrasque de neige, bruine verglaçante, neige, pluie verglaçante, poudrerie, tempête hivernale) émis par Environnement et Changement climatique Canada se trouve au site Web suivant :

www.canada.ca/fr/environnement-changement-climatique/services/types-previsions-meteorologiques-utilisation/publiques/criteres-alertes-meteo.html.

Certains systèmes météorologiques possèdent des caractéristiques uniques et portent donc des noms particuliers, notamment[94],[95] :

Tempête du nordet

Tempête hivernale qui touche la côte est de l’Amérique du Nord, en particulier le Canada atlantique. Les tempêtes du nordet apparaissent habituellement aux latitudes comprises entre la Géorgie et le New Jersey, dans les 160 km à l’est ou à l’ouest de la côte est. Le nom provient des vents soufflant le long des zones côtières, en particulier depuis le nord-est. Ils sont en général plus intenses durant l’hiver et peuvent empirer les conditions climatiques hivernales dans certaines zones du sud de l’Ontario.

Clipper albertain

Système dépressionnaire qui se déplace rapidement dans la direction sud-ouest, de l’Alberta vers le reste de la région des Prairies et des Grands Lacs, en général au cours de l’hiver. Cette zone dépressionnaire est en général accompagnée de légères chutes de neige, de vents violents et de températures plus basses. Les zones exposées aux vents provenant de lacs peuvent subir davantage de chutes de neige. Une autre variante de ce système est nommée « Saskatchewan Screamer ».

Système dépressionnaire en provenance du Colorado

Système de tempête dépressionnaire qui se forme en hiver dans le sud-est du Colorado ou le nord-est du Nouveau-Mexique et qui se déplace vers le nord-est à travers les plaines des États-Unis pendant plusieurs jours pour finalement arriver en Ontario. Les tempêtes de ce type arrivant dans la province sont en général accompagnées d’une association de neige, de pluie verglaçante et de pluie.

Le climat hivernal peut avoir diverses répercussions, car les températures sont négatives. Il peut s’agir de tuyaux gelés, ce qui engendre des problèmes d’approvisionnement en eau, des éclatements de tuyaux, des chutes de lignes électriques provoquées par les pluies verglaçantes et les vents violents, ainsi que des coupures d’électricité lorsque les lignes électriques tombent ou sont endommagées. Des coupures de courant prolongées peuvent obliger les habitants à se déplacer et à jeter des aliments gâchés. Les personnes particulièrement vulnérables au climat hivernal comprennent :

  • les personnes isolées socialement;
  • les personnes qui ont besoin d’électricité pour des équipements médicaux ou particuliers comme des appareils respiratoires;
  • les personnes dépendant d’un aidant;
  • les personnes qui éprouvent des difficultés à se déplacer.

Les effets du climat hivernal sur les infrastructures physiques et sur l’utilisation continue des services essentiels peuvent être graves et variés. Par exemple, une faible visibilité peut nuire aux trajets routiers et engendrer des conditions extérieures non sécuritaires. L’accumulation de neige peut rendre la chaussée glissante, voire provoquer l’effondrement de structures fragiles. La présence de glace augmente encore le risque de glissade et de chute et pose des défis dans le secteur des transports. La glace peut également s’accumuler sur des objets, ce qui peut les faire basculer ou les casser. Les lignes électriques et les arbres sont particulièrement touchés par ce type de dégât. Ce type d’événement climatique peut s’accompagner de graves coupures de courant.

Il peut également limiter la mobilité des gens et leur capacité à rester indépendants. Des personnes avec des besoins particuliers peuvent être encore plus limitées et avoir besoin de davantage d’assistance. En cas de coupure de courant, les gens dépendant de matériel de réanimation et de maintien des fonctions vitales, comme des machines à dialyse, sont particulièrement en danger.

Les chutes de neige ou la poudrerie peuvent limiter la visibilité, ce qui peut nuire très fortement aux conditions de circulation pour les piétons et les conducteurs.

Les fortes chutes de neige sont porteuses d’un risque d’inondation plus tard dans la saison. Les accumulations importantes de neige et de glace peuvent augmenter le débit des cours d’eau, en particulier en cas de dégel rapide.

Les régions sous le vent des Grands Lacs sont plus susceptibles de recevoir de la neige d’effet de lac entre les mois de novembre et de février. La neige d’effet de lac est généralement abondante et soufflée par bourrasques et tombe généralement sur des zones précises. Elle est produite par la rencontre de l’air froid avec l’air plus chaud qui s’élève des lacs[96].

Échelle spatiale, période et délai d’avertissement

Échelle spatiale : En été, les mauvaises conditions météorologiques tendent à être circonscrites à une région particulière, alors qu’en hiver, elles touchent souvent toute la province ou une région. L’étendue des tempêtes de neige et des blizzards peut varier grandement. Certains sont circonscrits à une région particulière (p. ex. la neige d’effet de lac) alors que d’autres couvrent une grande partie de la province.

Période : En Ontario, les phénomènes météorologiques hivernaux se produisent habituellement de novembre à avril. De façon générale, ils durent habituellement entre 12 heures et 1 ou 2 jours. Les bourrasques de neige sont plus fréquentes plus tôt, en automne et en hiver, avant que la glace couvre les Grands Lacs.

Délai d’avertissement : À la différence des phénomènes météorologiques violents d’été qui peuvent survenir sans délai, ceux d’hiver peuvent être prévus plusieurs jours en avance. Il n’est pas rare que les alertes de temps hivernal soient publiées plus de douze heures avant l’impact.

Répercussions éventuelles

  • Dommages matériels et structurels nécessitant des réparations. Impact possible sur les infrastructures essentielles
  • Maladies, blessures ou décès, qui risquent de mettre à l’épreuve des ressources d’intervention et du système de santé
  • Signalements de personnes disparues, et la nécessité de mener des opérations de recherche et de sauvetage, en plus de réunir des familles
  • Perturbations du transport multimodal, et nécessité de faire des détours ou un changement d’itinéraires, et mise à dure épreuve potentielle des ressources affectées à l’organisation des transports entraînant d’éventuels retards
  • Nécessité d’évaluer les dommages
  • Nécessité de gérer des débris
  • Nécessité d’offrir des services d’hébergement d’urgence
  • Nécessité d’évacuer ou d’aménager des abris
  • Nécessité de restrictions d’accès au site ou à la région

Dangers secondaires

Exemples de dangers secondaires pouvant être associés aux tempêtes de neige et aux blizzards :

  • Situation d’urgence liée au transport
  • Inondations
  • Effondrement de bâtiments ou de structures
  • Incendie ou explosion attribuable à une utilisation non sécuritaire d’appareils servant à se chauffer ou cuisiner

Les effets indirects comprennent :

  • L’effondrement d’un toit sous le poids de la neige (normalement attribuable à une accumulation lors de plus d’une tempête);
  • De graves accidents routiers;
  • Un incendie ou une intoxication au monoxyde de carbone causés par un dispositif de chauffage d’appoint ou non sécuritaire;

Incidents antérieurs

Le phénomène météorologique hivernal le plus coûteux, et de loin, a été la tempête de verglas de 1998 en Amérique du Nord. Il a coûté 4 635 720 433 $ et causé la mort de 25 personnes (principalement d’hypothermie) en Ontario, au Québec et au Nouveau-Brunswick. Un système météorologique s’est arrêté au-dessus de la région du Saint-Laurent, entraînant des pluies verglaçantes constantes pendant 80 heures. Des centaines de pylônes électriques se sont effondrés sous le poids de la glace et des millions de personnes dans l’Est du Canada et le Nord-Est des États-Unis ont été plongées dans les ténèbres. L’événement a engendré la plus importante mobilisation militaire dans l’histoire canadienne depuis la guerre de Corée.

La Base de données canadienne sur les catastrophes fait aussi d’autres incidents importants, dont les suivants :

  • 23 mars 2016 – Sud de l’Ontario
  • 24 févr. 2016 – Ontario, Québec, Nouveau-Brunswick, Nouvelle-Écosse, Île-du-Prince-Édouard et Terre-Neuve-et-Labrador (200 personnes blessées)
  • 21 déc. 2013 – Sud de l’Ontario (2 décès, 25 personnes blessées, coût estimatif total de 262 781 642 $)
  • 12 déc. 2010 – Comté de Lambton (Ont.) (1 décès, 1 personne blessée, 625 personnes évacuées)
  • 1er déc. 2006 – Russell (Ont.)
  • 13 févr. 1999 – Barrie (Ont.) (30 personnes blessées)
  • 13 janvier 1999 – Toronto (Ont.) (2 décès, coût estimatif de 122 000 000 $)
  • 3 janvier 1999 – Sud de l’Ontario (11 décès, 7 personnes blessées)
  • 04 janvier 1998 – Ontario, Québec et Nouveau-Brunswick (35 décès, 945 personnes blessées, 17 800 personnes évacuées, coût estimatif de 4 635 720 433 $)
  • 10 déc. 1995 – Sud de l’Ontario (1 décès, 50 personnes évacuées)
  • 1er nov. 1993 – Québec et Ontario
  • 23 déc. 1986 – Est de l’Ontario et Sud-Ouest du Québec
  • 26 janvier 1978 – Sud-Ouest de l’Ontario (8 décès, 400 personnes blessées)
  • 28 janvier 1977 – Péninsule du Niagara (Ont.)
  • 18 mai 1973 – Barrie (Ont.) (12 décès, 43 personnes blessées)
  • 13 janv. 1968 – Sud de l’Ontario
  • 11 déc. 1944 – Toronto (Ont.) (21 décès)

Énoncé des risques provinciaux

En Ontario, le climat hivernal est une réalité et continuera à présenter un danger pour les Ontariens. La fréquence et la sévérité de ces évènements changent d’une année à l’autre, les compétences des autorités en matière de renforcement de structures contre les mauvaises conditions et de service aux membres les plus vulnérables de la collectivité resteront un défi considérable.

Les conséquences potentielles et la probabilité de coupure de courant ont atteint un niveau historique, de même que les efforts de prévention et d’atténuation. Les efforts nécessaires pour contrecarrer ou créer une protection contre ce type d’effet sont souvent irréalisables, qu’ils échangent un risque contre un autre ou qu’ils nécessitent un investissement exorbitant pour des résultats ridicules en comparaison. Par exemple, enterrer les câbles électriques les protégerait du vent et de la glace, mais les coûts engendrés seraient importants et il serait plus difficile d’accéder aux câbles pour identifier et réparer les pannes. Les câbles seraient également plus exposés aux inondations.

Cumul d’effets secondaires causés par les pluies verglaçantes. Bien que ces dangers puissent toucher directement les lignes électriques aériennes et les infrastructures électriques, les effets secondaires des chutes de branches d’arbres ou les pannes en cascade à la suite des répercussions dans d’autres régions (comme la panne de courant de 2003 ayant touché l’Est) doivent également être pris en considération dans les évaluations de risque et les efforts de planification.

Les coûts à long terme des tempêtes hivernales peuvent se révéler particulièrement importants, étant donné le haut degré de complexité et la probabilité de pannes en cascade associées.

Répercussions sur la santé humaine

Le nombre d’accidents de la route a grimpé en flèche pendant les tempêtes hivernales, causant des blessures, voire des morts. De plus, des personnes coincées à l’extérieur, dans leur véhicule ou dans une résidence isolée sans appareil de chauffage adéquat risquent de souffrir d’hypothermie. S’il est vrai que l’hypothermie peut causer des blessures et même être fatale, la majorité des blessures et des décès qui surviennent lors de tempêtes de neige et de blizzards sont attribuables à des causes indirectes.

Répercussions sur le plan social

La population ontarienne peut être vulnérable lorsqu’une tempête hivernale s’abat sur la province. La bonne connaissance de ce danger et l’évolution des technologies de prévision ont permis de réduire sa vulnérabilité. Les personnes isolées socialement, celles ayant des problèmes de mobilité et celles qui dépendent de services de soutien suscitent plus de préoccupations.

Dommages matériels

Le Code du bâtiment de l’Ontario a permis de réduire la vulnérabilité des biens. Les risques d’effondrement du toit sous le poids de la neige sont plus grands pour les immeubles n’étant pas conformes au Code. En outre, les toits plats sont plus susceptibles de s’effondrer que les toits en pente.

L’accumulation de glace, les bris de branches et les infiltrations d’eau peuvent aussi endommager des bâtiments.

Perturbations de l’infrastructure essentielle

Sans électricité, de nombreux édifices se retrouvent privés de chauffage. Les chutes de neige abondantes risquent de rendre les routes et les voies ferrées impraticables, sans compter qu’une faible visibilité complique davantage les déplacements. Les infrastructures liées au transport et au réseau électrique sont particulièrement à risque.

Les établissements de soins de santé peuvent composer avec des volumes supérieurs à la normale et avoir de la difficulté à répondre aux besoins en raison de pannes de courant.

Dommages environnementaux

Les tempêtes de neige et les blizzards constituent un danger naturel récurrent en Ontario. Par conséquent, la flore et de la faune indigènes sont très bien adaptées à ces conditions et survivent aux tempêtes et à leurs répercussions. Les plantes, notamment les feuillus, sont particulièrement sensibles aux effets de la pluie verglaçante.

Répercussions économiques

Une forte tempête de neige ou un blizzard qui se prolonge, ou encore de la pluie verglaçante durant longtemps, entraîne une importante accumulation de glace, ce qui peut perturber considérablement perturber les activités commerciales et avoir des répercussions financières. Des pertes financières peuvent aussi être subies en raison de perturbations nuisant au transport aérien, routier et ferroviaire, surtout si celles-ci durent plusieurs jours.

Les tempêtes de neige et les blizzards intenses et prolongés risquent de perturber considérablement les activités commerciales et financières. Les tempêtes de neige peuvent prendre une forte expansion, il est possible qu’une grande partie de la province soit touchée en même temps. Certaines personnes risquent de ne pas être en mesure de se rendre au travail ou d’en revenir en raison de la de neige abondante et de la faible visibilité. Les pannes d’électricité, qui surviennent fréquemment lors de ces tempêtes, peuvent entraîner d’autres perturbations.

L’agriculture, surtout l’acériculture et la pomiculture, peut subir d’importants dommages. Les jardins et les plantes décoratives sont aussi vulnérables.

Notes de fin

[1] Ministère des Richesses naturelles et des Forêts (MRNF), 2018.

[2] www.lre.usace.army.mil/Portals/69/docs/GreatLakesInfo/docs/WaterLevels/LTA-GLWL-Graph_2015.pdf.

[3] Environnement Canada, 2016

[4] www.agr.gc.ca/atlas/agclimate?lang=fr.

[5]ouvert.canada.ca/data/fr/dataset/7b817d93-f34d-4aa8-8658-d9abe9d84a8f.

[6] Ressources naturelles Canada, 2016 www.earthquakescanada.nrcan.gc.ca/info-gen/faq-fr.php#What_is_an_earthquake [consulté en janvier 2019].

[7] Ressources naturelles Canada, 2017, www.earthquakescanada.nrcan.gc.ca/info-gen/faq-fr.php#What_is_an_earthquake [consulté en janvier 2019]. Stein et Mazzotti, 2007,

[8] Ressources naturelles Canada, 2018 http://www.seismescanada.rncan.gc.ca/zones/eastcan-fr.php [consulté en octobre 2018]..

[9] United States Geological Survey, 2018.

[10] Ressources naturelles Canada, 2017

[11] Ressources naturelles Canada, Cartes et calculs de l’aléa sismique, 2018, earthquakescanada.nrcan.gc.ca/hazard-alea/index-fr.php.

[12] Carte simplifiée de l’aléa sismique du Canada, les provinces et les territoires, www.seismescanada.rncan.gc.ca/hazard-alea/simphaz-fr.php.

[13] USGS, 2017; Richesses naturelles Canada, 2017.

[14] Halchuck et Adams, 2010.

[15] Ressources naturelles Canada, 2018. Ministère des Affaires municipales, 2015.

[16] Ministère de l’Agriculture, de l’Alimentation et des Affaires rurales, 2009, www.omafra.gov.on.ca/IPM/french/soil-diagnostics/erosion.html.

[17] Ministère de l’Agriculture, de l’Alimentation et des Affaires rurales, 2016.

[18] www.mah.gov.on.ca/Page10683.aspx décret no 107/2014.

[19] Office de la protection de la nature de Toronto et de la région, 2018, trca.ca/conservation/erosion-risk-management/.

[20] Richesses naturelles Canada, 2017; ministère des Richesses naturelles et des Forêts, 2015.

[21] Ministère de la Santé et des Soins de longue durée, Programmes du ministère, 2015, www.health.gov.on.ca/fr/public/programs/emu/emerg_prep/et_cold.aspx.

[22] Gouvernement du Canada, Froid extrême, 2017, www.canada.ca/fr/sante-canada/services/vie-saine/votre-sante-vous/environnement/froid-extreme.html.

[23] Gouvernement du Canada, Critères d’alertes météo publiques, 2017, www.canada.ca/fr/environnement-changement-climatique/services/types-previsions-meteorologiques-utilisation/publiques/criteres-alertes-meteo.html.

[24] Ressources naturelles Canada, Foire aux questions (séismes et tremblements de terre), 2016, www.earthquakescanada.ca/info-gen/faq-fr.php.

[25] The Weather Network, Record low temperatures in Ontario amid deep freeze, 2016, www.theweathernetwork.com/news/articles/record-low-temperatures-in-ontario-amid-deep-freeze-/63649.

[26] Ressources naturelles Canada, Aperçu du changement climatique au Canada, 2015, www.rncan.gc.ca/environnement/ressources/publications/impacts-adaptation/rapports/evaluations/2008/ch2/10322.

[27] Gasparrini, Antonio et coll. « Mortality risk attributable to high and low ambient temperature: a multicountry observational study », The Lancet, volume 386, numéro 9991, p. 369-5735.

[28] Centre canadien d’hygiène et de sécurité au travail (CCHST), 2018.

[29] Santé publique Ontario, Dr Peter Barry, PHO Rounds: Heat alert and response systems to protect the health of Canadians, 2012 (en anglais).

[30] Santé publique Ontario, Chen et coll., Assessment of the effect of cold and hot temperatures on mortality in Ontario, Canada: a population-based study, 2016.

[31]* Un avertissement de chaleur est émis si la période de chaleur dure 2 jours, tandis qu’un avertissement de chaleur prolongé concerne une période de chaleur de plus de 3 jours.

[32] Ministère de la Santé et des Soins de longue durée, Un système d’avertissement et d’information de chaleur harmonisé pour l’Ontario (SAIC), 2018, health.gov.on.ca/fr/common/ministry/publications/reports/heat_warning_information_system/
heat_warning_information_system.aspx
[consulté en décembre 2018].

[33] www.qualitedelairontario.com/.

[34] Global News, Ontario investigating three potential heat-linked deaths, 2018, globalnews.ca/news/4323499/ontario-three-deaths-heat-linked-quebec/.

[35] Kochanek, K. D., Xu, J., Murphy, S. L., Miniño, A. M., & Kung, H.-C. (2011). Deaths: Final data for 2009. National Vital Statistics Reports: From the Centers for Disease Control and Prevention, National Center for Health Statistics. National Vital Statistics Reports, 60(3), 1–116.

[36] Ressources naturelles Canada, Aperçu du changement climatique au Canada, 2015, www.rncan.gc.ca/environnement/ressources/publications/impacts-adaptation/rapports/evaluations/2008/ch2/10322.

[37] Ministère des Richesses naturelles et des Forêts, 2017.

[38] Sécurité publique Canada, 2018.

[39] Sécurité publique Canada, 2016.

[40] Richesses naturelles Canada, 2015; ministère des Richesses naturelles et des Forêts, 2015.

[41] Ressources naturelles Canada, 2015.

[42] Conservation Ontario, 2017.

[43] « Five things to know about homeowners insurance », Toronto Star, 2011. www.thestar.com/business/personal_finance/insurance/2011/08/18/5_things_to_know_about_household_insurance.html.

[44] Bureau du commissaire des incendies et de la gestion des situations, 2018.

[45] Sécurité publique Canada, 2017.

[46] Base de données canadienne sur les catastrophes, 2018.

[47] Ministère des Richesses naturelles et des Forêts, 2015, www.ontario.ca/law-and-safety/flood-forecasting-and-warning-program#section-4 [consulté en juin 2018].

[48] Romero-Lankao et coll., 2014, p. 1454-1456.

[49] Conditions atmosphériques et météorologie, 2017, www.canada.ca/en/environment-climate-change/services/weather-general-tools-resources/glossary.html#wsglossaryF.

[50] ECCC, 2017.

[51] Environnement et Changement climatique Canada, 2018, www.canada.ca/fr/environnement-changement-climatique/services/meteo-saisonniere-dangereuse/aleas-meteorologiques-saison-chaude.html [consulté en novembre 2018].

[52] ECCC, 2016.

[53] Environnement Canada, 2016.

[54] Environnement et Changement climatique Canada, 2014, Ouragans ayant touché terre en Ontario[consulté en décembre 2018].

[55] Ressources naturelles Canada, 2016.

[56] www.ongov.net/planning/haz/documents/Section5.4.4-GroundFailure.pdf.

[57] Ressources naturelles Canada, 2017.

[58] Sécurité publique Canada, 2017; Ressources naturelles Canada, 2016.

[59] United States Geological Survey, 2017.

[60] United States Geological Survey, 2017.

[61] Canadian Geographic, 2018.

[62] Nirupama et coll., 2014.

[63] Base de données canadienne sur les catastrophes, 2018.

[64] Environnement et Changement climatique Canada, 2016.

[65] Gouvernement du Canada, 2018, www.canada.ca/fr/environnement-changement-climatique/services/foudre/mesure-securite/dangers.html [consulté en janvier 2019].

[66] Miller et coll., 2008.

[67] Gouvernement du Canada, 2018. www.canada.ca/fr/environnement-changement-climatique/services/foudre/au-canada.html [consulté en janvier 2019].

[68] Gouvernement du Canada, 2018, www.canada.ca/fr/environnement-changement-climatique/services/foudre/mesure-securite/dangers.html [consulté en janvier 2019].

[69] Gouvernement du Canada, La foudre au Canada, 2017, www.canada.ca/fr/environnement-changement-climatique/services/foudre/au-canada.html.

[70] National Oceanic and Atmospheric Administration, 2017.

[71] Environnement Canada, 2016.

[72] Ressources naturelles Canada, 2017.

[73] Cité de Toronto, Report EX30.7, Financial impacts resulting from high lake water levels in waterfront parklands, 2018, www.toronto.ca/legdocs/mmis/2018/ex/bgrd/backgroundfile-110695.pdf.

[74] Ministère de la Sécurité communautaire et des Services correctionnels, 2018.

[75] Environnement et Changement climatique Canada, Conditions atmosphériques et météorologie – glossaire, 2018.

[76] Environnement et Changement climatique Canada, 2018, Critères d’alertes météo publiques, www.canada.ca/fr/environnement-changement-climatique/services/types-previsions-meteorologiques-utilisation/publiques/criteres-alertes-meteo.html.

[77] Environnement et Changement climatique Canada, 2016.

[78] United States National Oceanic and Atmospheric Administration (NOAA), 2013.

[79] United States National Oceanic and Atmospheric Administration (NOAA), 2018.

[80] Gouvernement du Canada, 2018. www.preparez-vous.gc.ca/cnt/hzd/trnds-fr.aspx.

[81] Gouvernement du Canada, 2013, www.canada.ca/fr/environnement-changement-climatique/services/meteo-saisonniere-dangereuse/echelle-fujita-dommages-causes-vent.html.

[82] ECCC, Fiche d’information sur les tornades au Canada, 2016.

[83] National Geographic, Tornadoes (Reference), 2017. www.nationalgeographic.com/environment/natural-disasters/tornadoes/.

[84] Ministère des Richesses naturelles, 2017.

[85] Ministère des Richesses naturelles de l’Ontario, 2017, www.ontario.ca/fr/page/incendies-de-foret.

[86] Ressources naturelles Canada, 2016, www.rncan.gc.ca/forets/feux-insectes-perturbations/feux/13146.

[87] Ministère des Richesses naturelles et des Forêts de l’Ontario, 2018.

[88] Bureau du commissaire des incendies et de gestion des urgences de l’Ontario, 2018.

[89] Ministère de la Santé et des Soins de longue durée de l’Ontario, 2018.

[90] Ministère des Richesses naturelles et des Forêts, 2018.

[91] Ressources naturelles Canada, 2017, www.rncan.gc.ca/forets/feux-insectes-perturbations/feux/13156.

[92] Base nationale de données sur les feux de forêt du Canada, 2018, cwfis.cfs.nrcan.gc.ca/ha/nfdb.

[93] Ministère des Richesses naturelles de l’Ontario, Protection contre les incendies de forêt, 2017, www.ontario.ca/fr/page/protection-contre-les-incendies-de-foret.

[94] National Oceanic and Atmospheric Administration, 2018; Ressources naturelles Canada, 2017.

[95] National Oceanic and Atmospheric Administration, 2018, /forecast.weather.gov/glossary.php?, [consulté en janvier 2019].

[96] Liu and Moore, 2004.