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Solliciteur général

Rapport sur l'identification des dangers 2019 - Section C - Dangers extraterrestres

RAPPORT SUR L'IDENTIFICATION DES DANGERS 2019 - SECTION C - DANGERS EXTRATERRESTRES

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Programme d’identification des dangers et d’évaluation des risques

Rapport sur l’identification des dangers 2019
Section C : Dangers extraterrestres

Bureau du commissaire des incendies
et de la gestion des situations d’urgence

Introduction

Le rapport sur l’identification des dangers contient des profils qui fournissent de l’information sur différents dangers, en plus d’offrir une vue d’ensemble des conséquences possibles. Il est divisé en dix parties : une introduction et neuf sous-sections, soit A à I, comme suit :

  1. Agriculture et alimentation
  2. Environnement
  3. Dangers extraterrestres
  4. Matières dangereuses
  5. Santé
  6. Sécurité publique
  7. Structures
  8. Approvisionnement et distribution
  9. Transports

Table des matières

Dangers extraterrestres – Dangers provenant de l’extérieur de l’atmosphère terrestre

Écrasement d’un objet spatial

Crédit photo : Cacoilo, Sonia. "Night Sky." Avril. 19,2014. Image numérique. Récupérée sur bureau du conseil des ministers - galerie de photos. Févr. 25, 2019.

Écrasement d’un objet spatial
(naturel ou d’origine humaine)

Aller au danger suivant : Météo spatiale

Définition

Un écrasement d’objet spatial survient lorsqu’un objet naturel ou de fabrication humaine tombe sur la Terre. L’objet spatial peut heurter la surface ou produire une explosion aérienne lorsqu’il se désintègre en traversant l’atmosphère[1].

Description

Les objets spatiaux peuvent comprendre[2] :

  • Les satellites d’origine humaine : Engins destinés à être mis en orbite dans l’espace et à graviter autour de la Terre. Ils sont utilisés à de nombreuses fins, notamment pour étudier la Terre et le système solaire, transmettre des signaux radio et prédire la météo.
  • Débris orbitaux : Tout objet humain en orbite autour de la Terre qui n’est plus utile.
  • Comètes : Masse de glace, de roches et de composés organiques dont le diamètre peut atteindre plusieurs kilomètres.
  • Astéroïdes : Grands corps rocheux en orbite autour du Soleil, appelés « astéroïdes » ou considérés comme étant des planètes mineures.
  • Météoroïdes : Petits morceaux de roche ou de fer qui traversent l’espace.
  • Météores : Astéroïdes ou météoroïdes qui se désintègrent en traversant l’atmosphère terrestre (aussi appelés des « étoiles filantes »).
  • Météorites : Fragments rocheux ou métallifères provenant d’un astéroïde ou d’une météorite survivant au passage dans l’atmosphère de la Terre et atterrissant sur la surface de la Terre.

Des objets ont percuté la Terre dans le passé et cela se reproduira invariablement. Il s’agit rarement d’objets de forte taille : la vaste majorité des objets spatiaux sont assez petits pour se désintégrer dans l’atmosphère s’ils s’approchent de la Terre, n’atteignant donc jamais la surface de la Terre.

S’ils atteignent la surface de la Terre, des objets spatiaux peuvent entraîner la destruction d’une zone entière et causer des vagues considérables dans l’océan, voire des tsunamis dans l’éventualité de gros objets – bien que ce danger soit improbable. On estime qu’un objet de plus de 50m de diamètre entre en collision avec la surface de la Terre environ tous les cent ans. À l’échelle locale, l’impact d’un tel objet serait désastreux.

Aux États-Unis, le Planetary Defense Coordination Office (bureau de coordination de la défense planétaire) de la National Aeronautics and Space Administration (NASA) a mis en place le programme Sentry. C’est un programme exhaustif de surveillance des objets spatiaux classés à une valeur supérieure à 0 sur l’échelle de Turin (zéro indiquant une probabilité pratiquement nulle de collision)[3],[4].

Le nombre d’objets spatiaux fabriqués par l’homme a commencé à s’accroître avec le lancement de Spoutnik 1 en 1957. Ces objets présentent un risque beaucoup plus faible que les objets spatiaux naturels, principalement en raison de leur petite taille et de leur nature relativement prévisible. Le risque d’une contamination radiologique ou chimique par des objets spatiaux est également extrêmement faible[5].

Échelle spatiale, période et délai d’avertissement

Échelle spatiale : La superficie de la zone d’impact varierait considérablement en fonction de facteurs comme la taille de l’objet et la vitesse à laquelle il est projeté.

Période : L’écrasement d’un objet spatial naturel peut se produire à n’importe quel moment de l’année.

Délai d’avertissement : Le délai d’avertissement estimé varie énormément, de plusieurs mois à aucun du tout.

Incidents antérieurs

Le 15 février 2013, un météore explose dans le ciel au-dessus de Tcheliabinsk, ville au sud de la Russie. Même si le météore n’a percuté personne ni aucun édifice, l’onde de choc causé par sa désintégration a blessé environ 1 500 personnes et endommagé 7 200 bâtiments dans la région. Les images vidéo de la boule de feu, captées principalement par des caméras de tableau de bord dans toute la région, ont été publiées sur Internet par des organismes de presse. Aucun autre incident récent n’est signalé.

Répercussions éventuelles

  • Dommages matériels et structurels nécessitant des réparations, et impact possible sur l’infrastructure essentielle
  • Blessures ou décès, risquant de mettre à l’épreuve le système de santé et les ressources d’intervention
  • Signalements de personnes disparues et nécessité de mener des opérations de recherche et de sauvetage, en plus de réunir des familles
  • Perturbations du transport multimodal, et nécessité de faire des détours ou de modifier des itinéraires Mise à dure épreuve potentielle des ressources affectées à l’organisation des transports et éventuels retards 
  • Nécessité d’évaluer les dommages
  • Nécessité de gérer des débris
  • Besoin de procéder à une évacuation ou de mettre en place un refuge
  • Prestation urgente de ressources pour pourvoir aux besoins essentiels, comme la nourriture

Dangers secondaires

  • Explosion ou incendie
  • Effondrement de bâtiments ou de structures
  • Matières dangereuses
  • Situation d’urgence mettant en cause du pétrole ou du gaz naturel
  • Feu de végétation

Énoncé des risques provinciaux

Répercussions sur le plan humain

Dans la zone entourant l’épicentre d’un impact, de nombreuses personnes périraient et il y aurait peu de survivants, voire aucun. Un peu plus loin de l’épicentre, on peut s’attendre à moins de décès, mais à plus de blessures. Les incendies provoqués par la chute de débris et la rupture des conduites de gaz pourraient causer d’autres décès et blessures. La probabilité qu’un objet de cette taille s’écrase dans un centre démographique ou un lieu établi est extrêmement faible.

Répercussions sur le plan social

Les dangers secondaires entraînés par l’écrasement d’un objet spatial augmenteraient la pression sur les réseaux de soutien et les structures sociales.

Dommages matériels

Les biens sont vulnérables aux écrasements éventuels d’objets spatiaux. L’impact, la boule de feu et l’onde de choc pourraient tous causer des dommages matériels.

Perturbations de l’infrastructure essentielle

L’infrastructure essentielle subirait également d’importants dommages. La gravité des dommages diminuerait au fur et à mesure que l’on s’éloigne de l’épicentre.

Dommages environnementaux

Selon la taille et la trajectoire de l’objet, les dégâts causés à l’environnement pourraient être localisés ou se faire sentir à l’échelle mondiale. Il est généralement admis que l’écrasement d’objets spatiaux aurait causé des extinctions massives dans le passé. L’écrasement d’objets assez gros pour déclencher une extinction massive aurait probablement des répercussions à long terme sur l’environnement, par exemple un changement climatique. Les débris éjectés pourraient bloquer la lumière du soleil, ce qui menacerait la vie végétale et, par le fait même, la vie animale. En outre, les cendres et les débris contamineraient les plans d’eau, nuisant ainsi aux écosystèmes aquatiques.

Répercussions économiques

Un écrasement d’envergure pourrait engendrer d’importantes répercussions économiques selon l’emplacement de l’impact Les pannes électriques dans les régions plus éloignées de l’épicentre accroîtraient la gravité de l’interruption des activités.

Météo spatiale

Crédit photo : Northern Lights Graffiti Crew. "Northern Lights from Balmy Beach" Juin 23,2015. Image numérique. Récupérée sur <https://commons.wikimedia.org/wiki/File:2015_June_23_-_8mm_Aurora_Timelapse_(18911116188).jpg> Févr. 25, 2019.

Météo spatiale

Aller au danger précédent : Écrasement d’un objet spatial (tout type)

Définition

Une série de processus physiques émanant du Soleil et susceptibles d’affecter les activités humaines sur Terre et dans l’espace[6].

Description

Le Soleil est le facteur déterminant de la météorologie de l’espace. Les processus de la météorologie spatiale peuvent avoir des répercussions allant de dommages causés aux satellites à la perturbation des réseaux électriques sur la Terre[7].

Les éruptions de plasma depuis l’atmosphère solaire (appelées éjections de masse coronale ou EMC) ainsi que les éruptions soudaines de radiations (ou éruptions solaires) sont des processus de météorologie spatiale affectant la Terre ou l’espace avoisinant. Le vent solaire est un courant de particules électrisées qui s’éloignent du Soleil qui les a émises. Les tempêtes solaires peuvent survenir si l’éjection à grande vitesse du vent solaire persiste pendant des heures.

L’indice de perturbation géomagnétique planétaire (ou indice Kp) est à la base de l’échelle G (tempêtes géomagnétiques) de la NOAA Space Weather; c’est un indicateur des perturbations induites par les phénomènes de la météorologie de l’espace sur les systèmes terrestres. Il mesure les courants, les déviations magnétiques associées aux tempêtes et les perturbations magnétiques au niveau du sol[8].

La susceptibilité aux conditions spatiométéorologiques va s’intensifier avec le temps, à mesure qu’augmentera la dépendance aux technologies à vocations civiles et militaires. Des pannes ont été enregistrées, comme en décembre 2006 lorsqu’un sursaut solaire a perturbé les récepteurs GPS dans le monde entier[9], [10].

Bien que les phénomènes de la météorologie spatiale puissent perturber un large éventail d’activités, certaines industries sont plus particulièrement vulnérables aux menaces qu’ils peuvent présenter. Les voici de pair avec les risques que les industries peuvent encourir :

  • Industrie de l’énergie – Les tempêtes géomagnétiques occasionnent des variations rapides du champ magnétique terrestre qui, par ricochet, induisent un champ électrique à la surface de la Terre. Ce champ électrique induit des courants électriques dans de longs conducteurs, comme les lignes électriques, provoquant une instabilité de la tension électrique et le risque de grillage des transformateurs;
  • Industries de l’aviation, des satellites, des communications et des transports – Des dommages aux satellites nuisant à leur efficacité ainsi que des interruptions des systèmes GPS et de communications sont à prévoir. L’interruption des radiocommunications et la perte des communications interurbaines sont d’autres possibles conséquences néfastes[11];
  • Pipelines – Les variations du champ magnétique terrestre induisent des courants électriques dans les longues conduites de transport et le sol environnant. Ces courants variables au fil du temps, appelés « courants telluriques » dans l’industrie des pipelines, créent des variations de tension électrique dans les systèmes de protection contre la corrosion des conduites.

Le Laboratoire géomagnétique de Ressources naturelles Canada (RNCan) est le chef-lieu du Service de surveillance géomagnétique et du Centre canadien de météo spatiale du gouvernement du Canada. Les répercussions à l’échelle régionale et locale de la météorologie spatiale sont communiquées par Ressources naturelles Canada (RNCan) aux partenaires gouvernementaux et industriels concernés.

Les prévisions de phénomènes météorologiques spatiaux violents permettent aux industries de prendre les mesures de protection suivantes pour réduire sa vulnérabilité :

  • Détourner ou annuler des vols aériens;
  • Régler les réseaux électriques;
  • Émettre des alertes destinées aux services de navigation;
  • Configurer les satellites en mode de veille à faible puissance et mettre hors tension les circuits importants ou vulnérables.

Le gouvernement du Canada soutient également la recherche et les études visant à mieux comprendre les répercussions de la météorologie spatiale sur l’infrastructure canadienne[12]. Il s’agit notamment d’améliorer les capacités de prévision et de modélisation et d’épauler les partenaires de l’industrie en matière d’évaluation de la vulnérabilité de l’infrastructure[13].

Compte tenu des tendances récentes, l’exposition et la vulnérabilité à ce risque augmentent. L’interconnexion des réseaux électriques pour la transmission à longue distance d’énergie à faible coût et l’utilisation généralisée d’Internet par câble à fibre optique ne manquent pas d’inquiéter.

Échelle spatiale, période et délai d’avertissement

Échelle spatiale : Les tempêtes géomagnétiques constituent un danger de grande envergure qui peut avoir des répercussions sur plusieurs provinces, voire plus d’un pays.

Période : Les tempêtes géomagnétiques peuvent se produire en tout temps, mais elles sont plus probables durant les périodes d’activité solaire accrue.

Délai d’avertissement : Un délai de quelques jours est courant.

Répercussions éventuelles

Les répercussions éventuelles de telles tempêtes comprennent :

  • les dommages matériels et structurels nécessitant des réparations ainsi qu’un impact possible sur l’infrastructure essentielle;
  • l’interférence avec les signaux d’ondes radioélectriques et les réseaux électriques ainsi qu’un impact possible sur l’infrastructure essentielle;
  • la corrosion des pipelines;
  • la perte de données;
  • la perte de machines servant au paiement électronique et de guichets automatiques; le besoin d’une aide financière;
  • les perturbations du transport multimodal et la nécessité de faire des détours ou de modifier des itinéraires; la mise à dure épreuve potentielle des ressources affectées à l’organisation des transports et d’éventuels retards. 

Dangers secondaires

  • Situation d’urgence liée à l’approvisionnement énergétique
  • Pannes de services publics
  • Crise alimentaire et agricole
  • Situation d’urgence liée à l’eau potable
  • Situation d’urgence liée aux transports
  • Cybermenaces (y compris les pertes de données)

Incidents antérieurs

Selon les documents historiques, la plus violente tempête géomagnétique de l’histoire contemporaine a frappé Carrington en 1859, avant que l’utilisation de l’électricité ne soit répandue. Cette tempête a causé des perturbations du système télégraphique, et des aurores très vives étaient visibles de très loin. Si une tempête de la même intensité frappait aujourd’hui, elle causerait des dommages beaucoup plus graves et étendus en raison de la dépendance de la société à la technologie.

Énoncé des risques provinciaux

La fréquence des tempêtes solaires d’une magnitude telle à causer des dommages catastrophiques est faible. Toutefois, le Canada demeure l’un des pays les plus à risque, surtout en raison de la présence de zones d’activité géomagnétique dans le Grand Nord et de la grande distance séparant les villes. Comme les communications, les transports et l’approvisionnement en énergie sont les activités les plus vulnérables, les tempêtes solaires extrêmes sont susceptibles de nuire directement et indirectement à la province et à son économie.

Répercussions sur le plan humain

Les phénomènes météorologiques spatiaux comportent des risques liés à l’approvisionnement en électricité, aux communications et aux ressources touchées par les systèmes de distribution par pipeline. Par conséquent, plus la dépendance envers ces ressources est marquée, plus grande est la vulnérabilité. C’est le cas notamment des personnes qui dépendent des dispositifs médicaux électriques et technologiques.

Répercussions sur le plan social

Les conséquences sociales sont liées à l’approvisionnement en électricité, aux communications et aux ressources distribuées par les réseaux de pipelines. La capacité des communautés de se débrouiller avec les ressources disponibles dépendra principalement de leur cohésion.

Dommages matériels

Les conditions météorologiques spatiales peuvent nuire à l’équipement industriel. L’existence de courants telluriques peut accélérer la corrosion des pipelines.

Perturbations de l’infrastructure essentielle

L’activité solaire peut entraîner des effets d’une très grande envergure. Par exemple, une forte tempête géomagnétique peut endommager les dispositifs électroniques et les systèmes de communication au sein d’une vaste région. La réparation des dommages aux infrastructures d’une telle amplitude s’avérerait extrêmement complexe, allant jusqu’à nécessiter une assistance nationale ou internationale.

Le temps requis pour rétablir l’alimentation électrique, les transports, le service d’approvisionnement en eau, les services technologiques et les autres systèmes essentiels pourrait être très long; tout dépend de l’ampleur des dommages, de la complexité de la panne et du degré d’interconnexion et d’interdépendance des systèmes. Le redémarrage de services inter-réseaux exige du temps et nécessite une planification minutieuse pour garantir l’intégrité des systèmes.

Dommages environnementaux

L’environnement ne semble pas particulièrement vulnérable aux tempêtes géomagnétiques. Certaines espèces, comme les oiseaux migrateurs, pourraient subir les conséquences négatives de ces tempêtes, mais on ne sait pas si ce danger entraînerait des blessures chez elles.

Répercussions économiques

Les phénomènes météorologiques spatiaux violents pourraient avoir de graves conséquences pour le Canada et la région; c’est sans compter les effets secondaires des pannes d’électricité et d’Internet et la perturbation des centres financiers névralgiques, comme la Bourse de Toronto.

Notes de fin

[1] Rumpf, Clemens M., Lewis, Hugh G. et Peter M Atkinson, « Asteroid impact effects and their immediate hazards for human populations », Geophysical Research Letters, 2017, vol. 44, no 8, p. 3433-3440, agupubs.onlinelibrary.wiley.com/doi/10.1002/2017GL073191.

[2] National Geographic, « Orbital Objects », 2017, www.nationalgeographic.com/science/space/solar-system/orbital-objects/.

[3] Center for Near Earth Object Studies, Jet Propulsion Laboratory, California Institute of Technology, cneos.jpl.nasa.gov/about/neo_groups.html [consulté en juin 2018].

[4] NASA, Planetary Defense Coordination Office, www.nasa.gov/planetarydefense/overview [consulté en décembre 2018].

[5] NASA, « Space Debris and Human Aircraft », 2013, www.nasa.gov/mission_pages/station/news/orbital_debris.html.

[6] Ressources naturelles Canada, Météo spatiale Canada, « Qu’est-ce que la météo spatiale? », 2018 www.spaceweather.gc.ca/sbg-fr.php [consulté en juillet 2018].

[7] Agence spatiale canadienne, « La prévision de la météo spatiale au Canada », 2012 ftp.maps.canada.ca/pub/nrcan_rncan/publications/ess_sst/292/292129/gid_292129.pdf

[8] National Oceanic and Atmospheric Administration, Space Weather Prediction Center, « Geomagnetic Storms », 2017, www.swpc.noaa.gov/phenomena/geomagnetic-storms [consulté en juillet 2018].

[9] Revue militaire canadienne, vol. 14, no 4, automne 2014, www.journal.forces.gc.ca/vol14/no4/PDF/CMJ144Fp18.pdf.

[10] The Infrastructure Resilience Research Group (IR2G), Carleton, vol. 1, no 5, carleton.ca/irrg/wp-content/uploads/VOL-1-ISSUE-5-FINAL-IRRG-Journal.pdf.

[11] The Met Office, « Space Weather Impacts », 2016, www.metoffice.gov.uk/services/public-sector/emergencies/space-weather/impacts [consulté en juin 2018].

[12] Agence spatiale canadienne, « La météo spatiale », 2017, www.asc-csa.gc.ca/fra/sciences/meteo-spatiale.asp [consulté en juin 2018].

[13] Commission géologique du Canada, dossier ouvert 7451 (traduction non disponible), ftp.geogratis.gc.ca/pub/nrcan_rncan/publications/ess_sst/292/292841/of_7451.pdf.