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Solliciteur général

Rapport sur l'identification des dangers 2019 - Section D - Matières dangereuses

RAPPORT SUR L'IDENTIFICATION DES DANGERS 2019 - SECTION D - MATIèRES DANGEREUSES

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Programme d’identification des dangers et d’évaluation des risques

Rapport sur l’identification des dangers 2019
Section D : Matières dangereuses

Bureau du commissaire des incendies
et de la gestion des situations d’urgence

Introduction

Le rapport sur l’identification des dangers contient des profils qui fournissent de l’information sur différents dangers, en plus d’offrir une vue d’ensemble des conséquences possibles. Il est divisé en dix parties : une introduction et neuf sous-sections, soit A à I, comme suit :

  1. Agriculture et alimentation
  2. Environnement
  3. Dangers extraterrestres
  4. Matières dangereuses
  5. Santé
  6. Sécurité publique
  7. Structures
  8. Approvisionnement et distribution
  9. Transports

Incident lié à des matières dangereuses : Déversement non intentionnel d’une matière jugée dangereuse pour les humains, les animaux, les plantes ou l’environnement en raison de ses propriétés explosives, inflammables, combustibles, corrosives, oxydantes, toxiques, infectieuses ou radioactives

  • Incident dans des installations fixes : Déversement qui se produit directement sur les lieux où les matières dangereuses sont entreposées, produites ou utilisées
  • Incident de transport : Déversement d’une matière dangereuse qui se produit durant le transport (routier, ferroviaire, aérien ou maritime)

Des matières potentiellement dangereuses sont utilisées quotidiennement partout en Ontario. On retrouve dans chaque localité des installations qui entreposent, produisent ou utilisent des matières dangereuses, dont des stations de traitement de l’eau, des fabricants de textiles, des nettoyeurs à sec et même des écoles. Lorsqu’elles sont placées dans le contenant approprié et entreposées adéquatement, les matières dangereuses sont stables et sûres. Cependant, selon leur composition, les matières dangereuses peuvent avoir différentes répercussions.

Il existe de nombreux lois et règlements nationaux et provinciaux conçus pour réduire les risques liés aux matières dangereuses. Parmi les plus importants figurent :

  • la Loi de 1992 sur le transport des marchandises dangereuses (1992, ch. 34);
  • la Loi de 1997sur la prévention et la protection contre l’incendie, L.O. 1997, ch. 4;
  • la Loi sur la santé et la sécurité au travail de l’Ontario et le Règl. de l’Ont. 860;
  • la Loi canadienne sur la protection de l’environnement L.C. 1999, ch. 33.

Rejet de produits chimiques

Aller au danger suivant : Urgence nucléaire

Définition

Un rejet non contrôlé d’un produit chimique dangereux, sous forme solide, liquide ou gazeuse[1].

Description

Des produits chimiques sont utilisés pour diverses tâches communes de la vie quotidienne. Chaque jour, de nombreux types de matières sont utilisées, fabriquées, générées comme sous-produits, importées en Ontario ou exportées[2], et ce, par tous les moyens de transport. Les Grands Lacs, la rivière Sainte-Claire et la Voie maritime du Saint-Laurent font partie des couloirs de transport maritime empruntés[3].

L’industrie chimique de l’Ontario est la plus importante au Canada; elle compte plus de 26 000 employés et représente des expéditions d’une valeur supérieure à 16 milliards de dollars[4]. Les produits fabriqués sont notamment les plastiques, les produits chimiques organiques et inorganiques de base, les résines synthétiques, les engrais, les produits pharmaceutiques et plusieurs autres.

Parmi les mesures servant à atténuer le risque d’un tel danger figurent[5] :

  • la réglementation rigoureuse de l’équipement de protection individuelle des employés qui travaillent avec des produits chimiques;
  • la réglementation de l’utilisation industrielle des produits chimiques dangereux, afin de prévenir les rejets et d’intervenir le cas échéant;
  • la réglementation des modalités d’expédition des produits chimiques au Canada.

La pollution chimique recèle divers dangers pour les plantes et les animaux. Certains produits chimiques peuvent constituer une menace à la vie humaine, que ce soit par des nuages toxiques, des déversements corrosifs, des incendies, des explosions ou d’autres moyens. Il est également possible que de tels produits aient des effets à long terme, notamment des effets mutagènes et cancérigènes. Les déversements de produits toxiques peuvent entraîner la mort de la faune et de la flore, détruire l’habitat et contaminer des ressources essentielles de la chaîne alimentaire[6].

Exemples de facteurs pouvant déclencher un déversement de produits chimiques :

  • Explosion ou incendie
  • Défaillance d’une structure
  • Incident de transport (déraillement, etc.)
  • Dangers environnementaux

Les zones fortement industrialisées sont exposées à un risque plus élevé de situation d’urgence liée à des produits chimiques que les autres régions. Cependant, on retrouve dans presque toutes les localités ontariennes une installation qui entrepose, produit ou utilise des produits chimiques[7]. Le Centre d’intervention en cas de déversement du ministère de l’Environnement, de la Protection de la nature et des Parcs reçoit environ 4 000 avis par année, notamment ceux qui concernent les répercussions négatives sur l’eau potable et les rapports relatifs à des déversements et aux autres problèmes environnementaux urgents. Près des deux tiers (63,4 %) des incidents canadiens en 2016 se sont produits dans des installations telles que des terminaux ou des entrepôts, alors que les incidents routiers représentaient environ le tiers (33,1 %)[8]. La majeure partie des déversements sont généralement sans grande conséquence, n’ont pas d’incidence à long terme et sont habituellement pris en charge par l’organisme responsable ou la municipalité.

Les obligations découlant de diverses lois en matière de reddition des comptes peuvent être nombreuses et se chevaucher. Par exemple, il se peut qu’un déversement doive être déclaré en vertu de la Loi sur les ressources en eau de l’Ontario, mais exempté par la Loi sur la protection de l’environnement ou être de déclaration obligatoire en vertu des deux. Il est donc important que les coordonnateurs de la gestion des urgences comprennent également les éventuelles répercussions juridiques et d’atteinte à la réputation découlant de l’utilisation et du déversement de produits chimiques, afin de mieux connaître le contexte local du risque lié à ce danger.

Les gestionnaires des urgences doivent savoir quelles sont les industries de leur domaine de compétence qui utilisent des produits chimiques. Ils doivent également bien connaître les principes fondamentaux de réaction aux incidents dans les transports. Un bon point de départ pour s’informer est le Guide des mesures d’urgence de Transports Canada ainsi que celui du département des Transports des É.-U[9].

Échelle spatiale, période et délai d’avertissement

Échelle spatiale : L’ampleur de l’incident dépend de l’origine et du type de produit chimique, des conditions atmosphériques et de l’exposition en soi.

Période : Il n’y a aucune saison en particulier où les situations d’urgence liées aux produits chimiques sont plus probables. Chaque année, des centaines de milliers de cargaisons de matières dangereuses passent par la province[10]. Les expéditions et les entreposages se font à toute heure du jour ou de la nuit.

Délai d’avertissement : Le délai d’avertissement varie selon la situation, mais, de façon générale, les déversements de produits chimiques ne sont pas précédés de signes avant-coureurs et ne nécessitent pas immédiatement des mesures correctives.

Répercussions éventuelles

Les répercussions sont uniques dans chaque cas particulier; elles dépendent de divers facteurs, du type de produits chimiques aux circonstances du rejet. En voici quelques-unes :

  • Le besoin de procéder à une évacuation ou de mettre en place un refuge;
  • L’adoption d’interdictions de consommation du lait, de l’eau ou des aliments;
  • Un risque pour la santé publique, notamment la contamination par l’environnement, l’eau potable, les aliments, les produits animaux et d’autres vecteurs;
  • Des maladies et des décès, risquant de mettre à l’épreuve le système de santé et les ressources d’intervention;
  • La surveillance de la santé de la population à long terme;
  • Des dommages ou perturbations dans l’écosystème, et la garantie d’une surveillance de l’environnement;
  • La restriction de l’accès à un site ou à une région.

Dangers secondaires

Exemples de dangers secondaires que peuvent déclencher les rejets chimiques :

  • Incendie ou explosion
  • Contamination d’aliments
  • Pressions géopolitiques
  • Qualité de l’eau

Incidents antérieurs

Il arrive chaque jour des incidents courants qui impliquent des déversements de produits chimiques. Voici quelques incidents plus importants survenus après 1990[11] :

  • Dryden, 2002 : Une fuite de dioxyde de chlore dans une usine de papier voisine entraîne l’évacuation de 300 à 400 personnes du secteur immédiat sous le vent.
  • Sudbury, 1995 : Une raffinerie de cuivre laisse accidentellement échapper un nuage de SO², qui traverse une partie de la ville.
  • Longlac, 1992 : Un train de marchandises comportant quatre wagons d’ammoniac déraille, causant de petites fuites à deux wagons.
  • Sarnia, 1992 : La défaillance d’un échangeur de chaleur d’une usine de caoutchouc cause le déversement de 1 500 kg d’isobutène dans la rivière Sainte-Claire à deux reprises.
  • Corunna, 1992 : Une raffinerie rejette environ 1 000 kg de benzène, de toluène et de xylène dans un égout se déversant dans le ruisseau Telford et la rivière Sainte-Claire; l’alimentation en eau potable de Wallaceburg et de Walpole est interrompue pendant deux jours.
  • Cochrane, 1991 : Une section d’un pipeline se brise et explose.

Le déversement de produits chimiques le plus mémorable et médiatisé est peut-être celui qui a résulté d’un déraillement de train à Mississauga en 1979. Le train transportait du propane, du styrène, du toluène, de l’hydroxyde de sodium et du chlore. Des wagons se sont enflammés, causant une importante explosion. L’incident a entraîné l’évacuation de 225 000 personnes, la plus grande en Amérique du Nord après celle de la Nouvelle-Orléans en 2005.

Énoncé des risques provinciaux

Les installations de recherche, les universités, l’industrie et les centres de soins médicaux de l’Ontario comportent des dizaines de milliers de sources de produits chimiques. Ces substances sont transportées partout dans la province. Les incidents entraînant des déversements se produisent fréquemment, mais ils sont habituellement très limités quant à l’impact, à la durée et à la population touchée.

La ville de Sarnia compte le plus important groupement d’installations qui produisent ou utilisent d’importantes quantités de produits chimiques au Canada. Dans un périmètre de 25 km de Sarnia, on retrouve 46 installations faisant partie de l’Inventaire national des rejets de polluants; de l’autre côté de la frontière, aux États-Unis, elles sont plus nombreuses encore[12]. La région du grand Toronto et l’Est ontarien sont deux autres régions dont la concentration d’entreprises de produits chimiques est considérée comme étant importante par le gouvernement de l’Ontario.

Répercussions sur le plan humain

En règle générale, l’exposition humaine est très limitée, en raison, en partie, d’une vaste variété de mesures pour contrôler et limiter l’exposition des personnes, des animaux et de l’environnement.

L’exposition à un produit chimique peut générer des effets sur la santé, soit directement à l’endroit du contact (local), soit ailleurs dans le corps (systémique), et cet effet peut être immédiat ou différé.

Répercussions sur le plan social

Les préoccupations et l’angoisse ainsi que les directives de protection qui entraînent l’isolement social ou la fragmentation des collectivités sont susceptibles de créer des menaces réelles et perçues pour les réseaux de soutien sociaux et les systèmes de soutien de la collectivité.

Dommages matériels

La contamination des biens et le fait que certains produits chimiques sont corrosifs, explosifs ou inflammables constituent un risque. Les ouvrages peuvent nécessiter une fermeture permanente, ce qui augmenterait également le risque d’incendie ou d’explosion et de défaillance structurelle.

Perturbations de l’infrastructure essentielle

Le rejet non planifié ou imprévu de produits chimiques susceptibles de contaminer l’infrastructure peut causer des dommages à l’infrastructure essentielle et la rendre hors d’usage.

Le déversement de matières dangereuses pourrait contaminer l’approvisionnement en eau potable et causer d’importants dégâts à l’environnement, selon le type et la quantité de matières déversées.

En cas d’incident, la nécessité des services de décontamination et de soins de santé spécialisés imposerait des contraintes supplémentaires au système de soins de santé. L’inquiétude généralisée du grand public à l’égard de l’exposition pourrait intensifier le stress sur le système.

Dommages environnementaux

Selon le niveau et le type de contamination, il pourrait être nécessaire de nettoyer des sols, des cours d’eau et d’autres éléments de l’environnement. Dans le cas d’une contamination grave, il se pourrait que les personnes qui habitent à un endroit doivent déménager.

Répercussions économiques

Les rejets de produits chimiques pourraient également nuire à l’activité économique locale, notamment obliger la fermeture des pêches, faire fuir les touristes ou obliger la fermeture temporaire des voies de transport. Les dommages environnementaux et économiques risqueraient de se faire sentir pendant des décennies.

Urgence nucléaire

Aller au danger précédent : Rejet de produits chimiques

Aller au danger suivant : Déversement de pétrole ou rejet de gaz naturel

Définition

La source d’une « urgence nucléaire » est une installation nucléaire, contrairement aux urgences radiologiques.

On appelle urgence nucléaire une situation d’urgence qui a abouti ou pourrait aboutir au rejet de matières radioactives ou à l’exposition à des sources non contrôlées de rayonnements, qui posent ou pourraient poser une menace pour la santé et la sécurité, les biens et l’environnement[13],[14].

Description

On appelle installation nucléaire un lieu produisant plus de 10 mégawatts d’énergie thermique brute (MWth) à partir de combustible nucléaire et se composant d’au moins un réacteur. Cela comprend les centrales nucléaires et les réacteurs de recherche d’une puissance supérieure à 10 mégawatts d’énergie thermique brute.

Les installations ontariennes dotées de réacteurs telles que celles de Pickering, de Darlington et de Bruce produisent de l’électricité à partir d’un processus de fission nucléaire. La fission nucléaire génère de la chaleur, laquelle fait bouillir de l’eau afin de produire de la vapeur qui peut être utilisée pour faire fonctionner des turbines et générer de l’électricité. Le Plan provincial d’intervention en cas d’urgence nucléaire (PPIUN) couvre ces installations ainsi qu’un autre réacteur[15] :

  • La centrale nucléaire de Pickering compte six réacteurs CANDUMD (CANadian Deuterium Uranium) en exploitation, pour une production totale de 3 100 mégawatts d’énergie électrique (MWe), ce qui suffit pour répondre à environ 14 % des besoins d’électricité de l’Ontario[16];
  • La centrale nucléaire Darlington compte six réacteurs CANDU en exploitation, pour une production nette de 3 512 mégawatts (MWe). Située dans la municipalité de Clarington, région de Durham, la centrale nucléaire de Darlington fournit environ 20 % des besoins d’électricité de l’Ontario[17];
  • La centrale nucléaire de Bruce est située dans les collectivités d’Inverhuron et de Tiverton, en Ontario. Cette centrale CANDU compte huit réacteurs répartis entre deux installations (A et B) de quatre réacteurs chacune. Sa production totale est de 6 232 mégawatts (MWe)[18];
  • FERMI 2 : La centrale FERMI 2 est un réacteur à eau bouillante (REB) – type de réacteur nucléaire à eau légère servant à la production d’énergie électrique. Le FERMI 2 est situé dans le canton de Frenchtown Charter, au Michigan. Tous les réacteurs de la centrale sont exploités par la DTE Energy Electric Company et sont propriétés (totale) de la société-mère DTE Energy.

La Commission canadienne de sûreté nucléaire (CCSN) veille à l’exploitation sécuritaire des installations nucléaires au Canada, délivre les licences d’exploitation des centrales, approuve les procédures d’intervention d’urgence propres aux centrales (sur place) et veille à la conformité aux dispositions de la Loi sur la sûreté et la réglementation nucléaires.

Gestion des situations d’urgence Ontario, au sein du ministère du Solliciteur général, est responsable des activités d’intervention d’urgence hors site. Le plan directeur du Plan provincial d’intervention en cas d’urgence nucléaire (PPIUN) et les plans de mise en œuvre propres à chaque emplacement constituent le cadre de gestion des interventions en cas d’urgence nucléaire en Ontario. La mise en œuvre de ces plans vise à gérer les situations d’urgence nucléaire de chaque installation nucléaire. Ce processus comporte aussi des plans de gestion des urgences transfrontalières et d’autres urgences radiologiques. Même si le réacteur de recherche NRU des Laboratoires de Chalk River ne correspond pas à la définition d’installation nucléaire, le PPIUN comporte également un plan de mise en œuvre pour cet emplacement.

Diverses municipalités, désignées au PPIUN, doivent également se doter de leur propre plan d’intervention d’urgence nucléaire détaillant les mesures qu’elles doivent suivre en cas d’urgence nucléaire (p. ex. une évacuation).

La planification des interventions d’urgence nucléaire et radiologique en Ontario comprend dans sa structure :

  • laLoi sur la protection civile et la gestion des situations d’urgence (LPCGSU), qui exige et autorise la formulation du plan;
  • Le Plan provincial d’intervention en cas d’urgence nucléaire (PPIUN), qui a été élaboré en vertu de l’article 8 de la LPCGSU et est assujetti à l’approbation du Conseil des ministres.

Le gouvernement de l’Ontario a aussi mis sur pied un comité de coordination de la gestion des urgences nucléaires (CCGUN) afin d’assurer un niveau optimal de planification, de préparation, d’intervention et de rétablissement en cas d’urgence nucléaire en Ontario. En plus de ces mesures, des groupes de travail et des sous-comités établis renforcent la cohérence et la coordination des efforts de planification axés sur les activités d’intervention en cas d’urgence nucléaire.

Le bureau de gestion des urgences tient compte de la totalité des accidents éventuels, notamment ceux jugés graves, dans le cadre de la planification et de l’analyse de base des risques en Ontario. Même s’il est très peu probable que des accidents graves se produisent, ceux-ci, ainsi que les accidents moins graves dont la survenance a une plus grande probabilité, sont dûment envisagés au cours de la phase des préparatifs d’urgence. Le scénario le plus probable envisagé dans le PPIUN entre dans la catégorie des « accidents de dimensionnement » (AD), qui prévoit ce qui suit :

  • Les systèmes de confinement de la centrale fonctionnent normalement, ce qui permet aux rayonnements de se désintégrer avant leur libération contrôlée;
  • Il y aurait suffisamment de temps pour alerter le public et mettre en œuvre des mesures de protection avant la libération;
  • Le principal danger de nature radiologique pour les êtres humains serait l’exposition externe aux radionucléides et leur inhalation;
  • Des systèmes de filtration serviraient à éliminer la quasi-totalité de l’iode radioactif, et, par conséquent, le panache serait essentiellement composé de gaz rares inertes qui se dissiperaient et ne poseraient aucun danger de contamination;
  • Les doses de rayonnement pour le public seraient probablement très faibles et ne dépasseraient pas les critères génériques (CG) établis pour les mesures de protection, telles que celles-ci sont énoncées dans l’annexe E du PPIUN.

Un examen de la planification des situations d’urgence nucléaire en Ontario a abouti à des améliorations au PPIUN, qui, à leur tour, ont accru la capacité de la province de réagir à des accidents graves (mais très improbables) comme celui survenu à Fukushima.

Une population peut être exposée à des rayonnements de différentes façons. Telles sont les plus probables[19] :

  • Contamination externe – la contamination de la peau ou des vêtements par des particules ou des matières radioactives;
  • Contaminationinterne – l’inhalation de matière radioactive ou l’ingestion de nourriture ou d’eau contaminée;
  • Exposition directe – l’exposition à la source de rayonnement par voie interne ou externe (p. ex. une radiographie pulmonaire).

Les mesures possibles d’atténuation pour protéger le public et les travailleurs d’urgence des effets des émissions radioactives ou doses de rayonnement sont nombreuses. Cela comprend des mesures particulières de protection, de précaution et de contrôle de l’exposition et de l’ingestion. Les autorités mettent habituellement ces mesures en œuvre avant le début d’un rejet de matières radioactives, mais elles peuvent le faire après. Les mesures de protection à préconiser dépendent du type de matières radioactives, de la quantité rejetée dans l’atmosphère, de la superficie de la zone touchée, de l’utilisation des terres et de la population.

Les mesures de précaution comprennent :

  • la fermeture de plages, d’aires de loisirs, etc.;
  • la fermeture de lieux de travail et d’écoles;
  • la suspension de l’admission dans les hôpitaux de patients dont l’état n’est pas critique;
  • le contrôle des allées et venues pour restreindre l’accès à la zone touchée au personnel essentiel;
  • l’élimination des réserves de lait dans les fermes laitières;
  • l’interdiction de consommer tout aliment et toute eau qui pourraient avoir été exposés à l’extérieur;
  • l’interdiction de consommer et d’exporter du lait, de la viande, des légumes et des fruits produits localement, et d’exporter des animaux laitiers et de boucherie locaux;
  • le retrait des animaux laitiers et de boucherie des pâturages et le blocage de leur accès aux sources d’eau à l’air libre.

Les mesures de contrôle de l’exposition comprennent :

  • l’évacuation;
  • la réinstallation temporaire;
  • le blocage de la thyroïde, ce qui suppose l’ingestion d’iodure de potassium (KI) pour empêcher l’iode radioactif de pénétrer dans la thyroïde;
  • l’abri sur place – demeurer à l’intérieur, les fenêtres et les portes fermées et les systèmes de ventilation externe arrêtés.

Les mesures de contrôle de l’ingestion comprennent :

  • la limitation de la consommation, de la vente ou du commerce du lait ou de l’eau qui pourraient être contaminés;
  • l’interdiction de faire paître du bétail et d’autres animaux dans des prés qui pourraient être contaminés;
  • la limitation de la consommation, de la récolte, de la vente ou du commerce de fruits, de légumes et de céréales qui pourraient être contaminés;
  • la limitation de la circulation, des zones de pâturage, de la vente, du commerce ou de l’abattage de bétail qui pourrait être contaminé.

Les possibles éléments déclencheurs d’une urgence nucléaire comprennent :

  • un accident de perte de réfrigérant primaire (APRP), avec des défaillances de combustible à un ou plusieurs réacteurs;
  • un accident associé à la machine de chargement de combustible;
  • un accident dans une piscine de combustible irradié;
  • une panne d’électricité complète dans une installation dotée d’un réacteur;
  • des conditions environnementales extrêmes;
  • des dommages sismiques;
  • une explosion ou un incendie;
  • une attaque délibérée, la négligence, une erreur humaine ou un autre facteur humain;

Au cours d’une urgence nucléaire, il est possible qu’il y ait rejet d’isotopes radioactifs (p. ex. iode, césium et strontium). Il n’y a pas de remède « anti-rayons », mais les comprimés d’iodure de potassium bloquent la fixation de l’iode radioactif dans la thyroïde et réduisent le risque de développement d’un cancer de la thyroïde induit par l’iode radioactif. L’iodure de potassium, cependant, n’offre aucune protection contre les autres radio-isotopes ou matières radioactives rejetés au cours d’une urgence nucléaire. La Commission canadienne de sûreté nucléaire (CCSN) exige la distribution d’iodure de potassium (KI) aux ménages qui se situent en deçà de 10 km de la zone de planification détaillée. Ceux qui vivent en deçà de 50 km de la zone de planification de l’ingestion peuvent obtenir du KI des points locaux de distribution préalables, comme les pharmacies[20].

L’exploitation commerciale de l’énergie nucléaire a accumulé plus de 17 000 années-réacteurs dans 33 pays[21]. L’Ontario utilise l’énergie nucléaire depuis les années 1970[22]. Les installations nucléaires fournissent actuellement plus de la moitié de l’électricité de la province[23].

Échelle spatiale

Échelle spatiale : Une urgence nucléaire entraînant un rejet hors site de matières nucléaires peut affecter une vaste région, mais l’ampleur de l’impact peut varier considérablement selon la gravité de l’accident.

Période : Il n’y a aucun moment particulier où ce danger est le plus susceptible de se produire.

Délai d’avertissement : Le Plan provincial d’intervention en cas d’urgence nucléaire et les plans d’intervention d’urgence des municipalités désignées sont en place afin d’aider à avertir le public d’une urgence nucléaire et de l’informer d’avance de tout rejet radioactif prévu.

Répercussions éventuelles

Selon la gravité des dommages à la centrale et à l’intégrité des systèmes de confinement, il est possible que des émissions radioactives intermittentes dans l’environnement se poursuivent pendant des semaines et cela pourrait affecter une région relativement modeste ou grande autour de l’installation d’énergie nucléaire.

Telles sont les répercussions éventuelles d’une urgence nucléaire :

  • La perturbation ou la fermeture des institutions gouvernementales, commerciales ou financières;
  • L’adoption d’interdictions de consommation du lait, de l’eau ou d’aliments;
  • Un risque pour la santé publique (contamination par l’environnement, l’eau potable, les aliments, les produits animaux et d’autres vecteurs);
  • Des maladies et des décès, risquant de mettre à l’épreuve le système de santé et les ressources d’intervention;
  • Des animaux domestiques ou d’élevage qui meurent ou tombent malades;
  • Des dommages ou perturbations dans l’écosystème, et la garantie d’une surveillance de l’environnement;
  • Des effets psychologiques, notamment des troubles du stress;
  • Des pénuries de main-d’œuvre et des problèmes de continuité des activités;
  • Des dommages à la réputation;
  • La surveillance de la santé de la population à long terme;
  • La nécessité de gérer des cas et de restreindre des contacts (p. ex. isolement et quarantaine);
  • Le besoin de procéder à une évacuation ou de mettre en place un refuge;
  • La restriction de l’accès à un site ou à une région.
  • La prestation urgente de ressources pour pourvoir aux besoins essentiels, comme la nourriture;
  • La nécessité de renforcer la sécurité publique ou des mesures policières.

Dangers secondaires

Les dangers secondaires associés à une situation d’urgence nucléaire comprennent :

  • le désordre civil;
  • les pannes d’électricité;
  • un incendie ou une explosion;
  • la contamination d’aliments;
  • les pressions géopolitiques;
  • les routes et autoroutes;
  • la qualité de l’eau.

Incidents antérieurs

Trois grandes urgences nucléaires se sont produites dans l’histoire de la production d’énergie nucléaire civile : Three Mile Island, Tchernobyl et Fukushima.

  • Three Mile Island, 1979 – Même s’il n’y a eu aucun effet décelable sur la santé des travailleurs de la centrale ou du public, l’accident de Three Mile Island dans le comté de Dauphin, en Pennsylvanie, a été l’incident le plus important de l’histoire des centrales nucléaires commerciales américaines. Ses séquelles ont suscité des changements généralisés, touchant la planification des interventions d’urgence et nombre d’autres secteurs de l’exploitation des centrales nucléaires. Cela a également incité le Conseil national de recherches du Canada à resserrer et à intensifier sa surveillance réglementaire[24].
  • Tchernobyl, 1986 – Tchernobyl a été un accident nucléaire catastrophique dans lequel il y a eu une explosion et un incendie intense sans mesures de confinement. Il a été établi que 237 personnes ont souffert du syndrome d’irradiation aiguë (SIA), dont 31 sont mortes dans les trois premiers mois. Les conséquences environnementales, humaines, sociales et politiques ont été graves et perdurent à ce jour.
  • Fukushima, 2011 – Un séisme et le tsunami qui en a résulté ont provoqué la défaillance des génératrices d’urgence servant à alimenter les pompes nécessaires au refroidissement des réacteurs. L’incident a entraîné un bris de confinement, provoquant le rejet de radioactivité. L’incident a forcé le déplacement de plus de 156 000 personnes et provoqué une contamination généralisée de l’eau, des aliments et de l’air dans les régions voisines[25]. Depuis cet incident, nombre de pays étrangers, dont le Canada et les États-Unis, ont publié de vastes études et revu leurs programmes de gestion des urgences nucléaires dans le contexte d’un scénario d’accident grave.

Énoncé des risques provinciaux

Un grave accident est extrêmement improbable en raison des types de systèmes de confinement utilisés en Ontario. De plus, la planification d’un tel danger est exhaustive.

Répercussions sur le plan humain

Les répercussions d’une situation d’urgence nucléaire dépendent du niveau de rayonnement émis. Dans une urgence nucléaire se caractérisant par le rejet de grandes quantités de rayonnements, il y a un risque que la population entourant l’installation nucléaire absorbe des doses importantes. Cela pourrait augmenter le risque de développement de cancers dans cette population, mais il est peu probable que toute dose soit suffisamment importante pour provoquer le syndrome d’irradiation aiguë.

Les urgences nucléaires antérieures, notamment celles de Three Mile Island et de Tchernobyl, sont la preuve de l’importance du stress psychologique en tant que répercussion majeure en matière de santé[26]. Les études menées dans la foulée de la catastrophe de Fukushima montrent en outre que ceux qui croient que l’exposition aux rayonnements causera probablement des effets sur la santé étaient significativement plus susceptibles d’être psychologiquement stressés[27].

Lors d’une menace réelle ou perçue, il est possible que les gens puissent évacuer par eux-mêmes sans tenir compte du risque réel ou des instructions fournies. Les renseignements erronés sur la probabilité d’un événement de ce genre et le manque de connaissance des progrès en matière de sécurité et de technologie sont également des facteurs très préoccupants du point de vue de l’information et de la sensibilisation du public.

Répercussions sur le plan social

Les ordonnances d’évacuation ou d’abris sur place sont des mesures de protection probables en réponse à un incident nucléaire. Certaines répercussions sociétales découleraient d’ordonnances de ce genre ou des effets psychologiques d’un incident de ce type. Si les taux de dose radioactive étaient jugés assez élevés, de très nombreuses personnes devraient être évacuées, et une réinstallation permanente serait envisagée.

Dommages matériels

Il se peut que des secteurs soient réputés inhabitables pendant de longues périodes en cas d’accident très grave.

Perturbations de l’infrastructure essentielle

L’infrastructure essentielle risque d’être perturbée à la suite d’une urgence nucléaire. À titre d’exemple, il se peut que les routes soient fermées pour empêcher l’accès aux zones touchées. De plus, il pourrait y avoir des problèmes touchant l’accès à l’infrastructure essentielle contaminée après le rejet de matières radioactives d’une installation nucléaire.

La capacité de production d’électricité pourrait être limitée dans l’éventualité où une centrale était endommagée ou contaminée. Les autres solutions de production d’électricité pourraient ne pas parvenir à compenser la perte de production.

Il est possible que les réseaux cellulaires deviennent rapidement submergés par le volume de trafic en réaction à un incident, ce qui pourrait également mener à des défaillances généralisées du réseau.

Dommages environnementaux

Les dommages environnementaux dépendraient fortement de diverses variables, par exemple l’ampleur du rejet, le cas échéant. L’urgence nucléaire pourrait entraîner la nécessité d’activités de restauration à long terme et des mesures de contrôle de l’ingestion pourraient être requises pendant des périodes importantes. L’élimination des déchets contaminés est particulièrement préoccupante.

Répercussions économiques

Les entreprises pourraient subir des effets néfastes, notamment en raison d’interruptions de travail, de difficultés d’approvisionnement en énergie et d’autres répercussions secondaires d’une urgence nucléaire. Un événement important pourrait entraîner des pertes économiques appréciables dans la province, notamment des pertes agricoles ou la fermeture des frontières nationales.

Déversement de pétrole ou rejet de gaz naturel

Aller au danger précédent : Urgence nucléaire

Aller au danger suivant : Urgence de nature radiologique

Définition

La fuite incontrôlée de pétrole ou de gaz naturel, ou les deux, d’un pipeline ou d’un réseau de distribution, de véhicules, d’un puits, d’une installation d’entreposage, ou d’une combinaison de ces éléments[28].

Description

Le pétrole et le gaz naturel sont des ressources créées par la nature à partir de molécules de carbone et d’hydrogène transformées au cours de la longue dégradation de la matière organique pendant des millions d’années dans les formations géologiques[29].

Nombre de formations géologiques différentes recèlent des dépôts de pétrole et de gaz naturel. Le gaz naturel est extrait du sol au moyen de puits de forage. Les dépôts de sables bitumineux peuvent être extraits par un drainage par gravité au moyen de vapeur ou par des activités d’extraction minière. Même si elle possède quelques réserves naturelles de pétrole et de gaz naturel, la province importe plus de 99 % du pétrole et du gaz naturel dont elle a besoin.

Aux termes de la Loi sur la protection de l’environnement, il incombe au propriétaire ou à la personne responsable d’un polluant qui a été déversé de nettoyer les dégâts causés par le déversement et de prendre toutes les mesures réalisables pour prévenir ou éliminer les effets nuisibles du déversement, ce qui comprend la remise en état du milieu naturel.[30]

Le pétrole et le gaz naturel ont diverses utilisations. Voici quelques produits de gaz de pétrole couramment utilisés :

  • Pétrole – essence, carburant diesel, caoutchouc et fibres synthétiques, plastique, pesticides;
  • Gaz naturel – principalement le méthane et d’autres types de gaz tels que l’éthane, le propane, le butane, les pentanes et les hydrocarbures plus lourds, utilisés pour le chauffage (notamment de l’eau) et la fabrication de plastiques et d’engrais, etc.;
    • Le gaz naturel est transformé en gaz naturel comprimé (GNC) ou en gaz naturel liquéfié (GNL);
    • Le propane ou le gaz de pétrole liquéfié est utilisé dans les régions rurales et les communautés sans accès au gaz naturel.

Le pétrole, ou pétrole liquide consiste en un mélange d’hydrocarbures liquides. Sa viscosité varie grandement, allant de liquide comme l’eau jusqu’à la consistance épaisse du goudron. S’il n’a pas été raffiné, le pétrole est appelé « pétrole brut »[31].

Le gaz naturel n’a normalement pas d’odeur, de sorte que les distributeurs ajoutent du mercaptan afin de lui donner une odeur distincte – ce qui, souvent, n’intervient qu’après la livraison. Cela augmente les possibilités de détection et peut aider à réduire le risque d’une urgence due au gaz naturel. Ce traitement est habituellement appliqué lorsque le gaz naturel arrive à la municipalité de destination[32].

Les dangers associés au gaz naturel sont plus particulièrement les suivants :

  • Asphyxie – Le gaz naturel se dissipe dans de vastes aires ouvertes, alors que, dans un endroit clos, il peut déplacer l’air. Même s’il est non toxique, il peut causer l’asphyxie par manque d’air;
  • Incendie – Il y a un risque d’inflammation si le gaz naturel est présent en petites concentrations dans l’air;
  • Explosion – Si on retrouve, dans un endroit clos, de petites concentrations de gaz naturel et une source d’inflammation, une explosion risque de se produire;
  • Sulfure d’hydrogène – Le sulfure d’hydrogène est une impureté que l’on retrouve parfois dans les réservoirs de gaz naturel. Il est très toxique pour l’être humain.

Les dangers associés au stockage ou à la distribution de pétrole et de gaz naturel peuvent comprendre les suivants :

  • Déversements ou rejets – La rupture d’une partie du réseau peut provoquer une fuite de son contenu, qui est parfois sous haute pression. Les déversements de pétrole peuvent causer d’importants dommages à l’environnement et être difficiles à nettoyer[33]. Les rejets de gaz sont beaucoup plus difficiles à détecter et à contenir, car ils sont incolores et, dans la plupart des cas, inodores jusqu’à ce qu’un produit arrive dans une municipalité pour y être vendu;
  • Effet de souffle – La pression du contenu du réseau pourrait entraîner la propulsion de projectiles (morceaux du pipeline lui-même) à de très grandes vitesses. Les pipelines transportant des liquides ne subissent généralement pas l’effet de souffle à leur rupture;
  • Incendie et explosion – Il peut être extrêmement difficile d’éteindre des incendies dans les puits de pétrole, les pipelines ou les installations de stockage des produits pétroliers en raison de la quantité abondante de combustible. La pression et le contenu des réservoirs de stockage remplis pourraient faire augmenter le risque d’explosion. La fumée dégagée par de tels incendies pourrait contenir des matières particulaires et produits chimiques nocifs pour la santé humaine en l’absence de mesures de sécurité. Dans la majorité des accidents de ce type, il n’y a eu aucune inflammation;
  • Bruit – La libération d’un gaz naturel sous pression produit un bruit assourdissant risquant causer une perte auditive et la désorientation chez les personnes se trouvant près de la section rompue.

Distribution

Il existe de nombreuses méthodes de distribution du pétrole et des produits pétroliers tels que l’essence et le combustible diesel en vue de l’entreposage et de la vente au détail. Le principal moyen de distribution du pétrole en vue de la vente au détail est le camionnage, ce qui ajoute des facteurs de risque pour l’infrastructure de transport et des dangers sur les routes et autoroutes.

Une bonne partie de l’infrastructure de pipelines de transport en Ontario se situe dans des endroits éloignés. Habituellement, le transport du pétrole brut de la tête de puits aux installations de collecte et de transformation se fait par oléoduc.

On trouve en Ontario plus de 200 000 km de pipelines, dont 2 390 km d’oléoducs pour le pétrole brut et les produits pétroliers, 12 450 km de gazoducs (grand diamètre/ volume élevé) et 189 000 km de gazoducs pour la distribution du gaz naturel[34]. Les réseaux de pipelines sont très complexes, allant des petites canalisations de distribution à la clientèle aux grandes installations nécessitant des pressions élevées pour déplacer le produit sur de longues distances dans des canalisations de grand diamètre.

Tous les pipelines sont soumis à la réglementation et doivent être conformes aux normes de l’Association canadienne de normalisation (CSA). Ces normes sont mises en application en Ontario par la Commission des normes techniques et de la sécurité (CNTS). En outre, conformément à certaines exigences provinciales et fédérales, les entreprises de distribution d’énergie qui possèdent ou qui utilisent des pipelines doivent effectuer des inspections afin de détecter les fuites ou la corrosion avant qu’elles ne provoquent une situation d’urgence.

Stockage

Le gaz naturel est stocké en prévision de l’augmentation de la demande pour le chauffage une fois l’hiver venu. Le stockage du gaz naturel se fait dans des pinacles coralliens souterrains ainsi que dans d’autres formations géologiques similaires afin de réduire au minimum le risque d’une explosion ou d’un rejet qui toucherait la population; le stockage ne se fait jamais sur place. Les sites de stockage de gaz naturel liquide en Ontario se trouvent à Dawn, dans le Sud-Ouest, principalement sous des terres affectées à un usage agricole (cultures, etc.)[35].

Des puits mal entretenus, abandonnés ou n’ayant pas été obturés de façon adéquate peuvent poser une menace. Il peut aussi être dangereux d’entreprendre des activités, comme des travaux de construction, dans les environs immédiats d’un puits inconnu.

Le stockage de pétrole brut et de produits raffinés (autres que ceux destinés à la vente au détail dans les stations-service) se fait généralement au-dessus du sol. Les carrefours de stockage de pétrole contiennent du pétrole brut ou des produits non raffinés, alors que les terminaux de produits entreposent les produits raffinés. Généralement situés près des grands marchés, les terminaux de produits sont répartis plus largement que les raffineries.

Échelle spatiale, période et délai d’avertissement

Échelle spatiale : L’ampleur d’une situation d’urgence mettant en cause du pétrole ou du gaz naturel dépend de différents facteurs, comme la quantité de produits.

Période : Une situation d’urgence mettant en cause du pétrole ou du gaz naturel peut se produire à n’importe quel moment de l’année.

Délai d’avertissement : Le délai d’avertissement dépend de la situation en soi.

Répercussions éventuelles

Exemples de répercussions éventuelles d’une situation d’urgence mettant en cause du pétrole ou du gaz naturel :

  • Le besoin de procéder à une évacuation ou de mettre en place un refuge;
  • L’adoption d’interdictions de consommation du lait, de l’eau ou des aliments;
  • Un risque pour la santé publique (contamination par l’environnement, l’eau potable, les aliments, les produits animaux et d’autres vecteurs);
  • Des maladies et des décès, risquant de mettre à l’épreuve le système de santé et les ressources d’intervention;
  • Des dommages ou perturbations dans l’écosystème, et la garantie d’une surveillance de l’environnement;
  • Des dommages à la réputation;
  • La restriction de l’accès à un site ou à une région.

Dangers secondaires

Les dangers secondaires comprennent :

  • un incendie ou une explosion;
  • des pressions géopolitiques;
  • une pénurie de produits pétroliers;
  • la qualité de l’eau.

Incidents antérieurs

Il arrive chaque jour des incidents courants qui impliquent des déversements de pétrole ou rejet de gaz naturel. Voici des exemples notables:

  • Gogama, 2015: Un train du CN transportant du pétrole brut a déraillé à proximité de la ville de Gogoma dans le nord de l’Ontario. En tout, 30 des 94 wagons-citernes ont déraillé et pris feu. L’incident a causé le déversement d’environ un million de gallons de produit pétrolier.
  • Windsor, 1993 : Une fuite dans une conduite reliée à un réservoir de stockage déverse 4 500 litres de mazout dans le réseau d’égouts pluvial.
  • North York, 1979: La fuite d'essence de North York a lieu le matin du 21 février 1979 à Imperial Oil. L'essence s'échappe d'un séparateur et s'infiltre dans le réseau d'égout sous un secteur industriel délimité par Finch et Sheppard au nord et au sud et par Keele et Dufferin à l'ouest et à l'est. On estime que la quantité d'essence qui s'est déversée dans le ruisseau Dufferin se situe entre 800 et 2 000 gallons.

Énoncé des risques provinciaux

Les réseaux des pétroles et de gaz naturel, ainsi que leurs installations et actifs traversent diverses zones peuplées et sont installés dans ces endroits. Les facteurs de risque sont notamment le lieu du bris, la densité de la population locale, la fragilité de l’environnement et nombre d’autres facteurs.

Répercussions sur le plan humain

L’un des incidents les plus dangereux à un puits est l’éruption, qui peut, au départ, ne pas s’allumer. Toutefois, au cours de l’éclatement initial, il peut y avoir des pertes de vie, et des travailleurs risquent de subir diverses blessures. Il existe également un risque que le produit s’échappe du lieu de stockage, de distribution ou autre, posant ainsi des dangers pour les personnes présentes.

Répercussions sur le plan social

Les répercussions sociales, telles les évacuations et les perturbations importantes des transports et d’autres éléments de l’infrastructure essentielle, sont possibles. Ces effets ne sont pas fréquents et se limitent habituellement à une zone locale.

Dommages matériels

Les dommages localisés demeurent possibles, particulièrement en ce qui a trait aux biens liés au système de distribution et de stockage du pétrole et du gaz. Toute défaillance dans l’infrastructure de stockage ou de distribution est également susceptible d’affecter la région avoisinante et les biens qui s’y trouvent.

Perturbations de l’infrastructure essentielle

Un événement d’envergure peut entraîner une perturbation dans les systèmes d’approvisionnement et de distribution, provoquant ainsi une urgence d’approvisionnement en combustible.

Dommages environnementaux

La contamination de l’environnement est probablement le plus grand risque. De tels rejets peuvent représenter un risque pour l’eau souterraine. La défaillance de l’infrastructure relative au pétrole ou un accident de transport, plus particulièrement, pourrait entraîner de graves dommages environnementaux, qui imposeraient des activités de restauration à long terme.

Répercussions économiques

Les répercussions sur les entreprises peuvent varier, selon l’ampleur de l’événement. Dans la majorité des cas, l’événement touchera l’entreprise responsable du stockage ou de la distribution. Toutefois, une perte importante chez un fournisseur de premier plan peut se répercuter sur d’autres entreprises en provoquant des problèmes ou pénuries d’approvisionnement en combustib.

Urgence de nature radiologique

Aller au danger précédent : Déversement de pétrole ou rejet de gaz naturel

Définition

Une situation d’urgence causée par un rayonnement ionisant qui provient d’une source autre qu’une installation à réacteur nucléaire[36].

Description

Une urgence radiologique peut être attribuable au rejet délibéré ou accidentel de rayonnements ionisants. La menace de tels rayonnements peut être réelle ou perçue. Cela exclut les attaques délibérées et le sabotage de lieux où des matières radioactives sont présentes.

À mesure que décroissent les atomes instables, ils rejettent des rayonnements. Les rayonnements se divisent en deux catégories, soit :

  • les non ionisants (micro-ondes, ondes radio, etc.), qui produisent juste assez d’énergie pour exciter les électrons;
  • les ionisants (rayons X et rayons gamma), dont certaines formes peuvent déloger des électrons (c’est-à-dire ioniser) d’autres atomes quand ils traversent la matière[37]. L’électron nouvellement libéré et l’atome qui l’a perdu (un « ion ») peuvent causer des dommages en cas d’interaction avec d’autres molécules.

Les petits réacteurs de recherche, les accélérateurs de particules ou d’autres endroits peuvent être à l’origine de rayonnements ionisants. La Commission de sûreté nucléaire ne considère pas que ces emplacements sont des « installations à réacteur nucléaire » en raison de leur taille modeste, même s’ils sont titulaires de permis.

L’exposition non contrôlée à des matières radioactives peut entraîner des effets sur la santé. L’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA) estime qu’une matière radioactive n’est pas « contrôlée » si elle est retirée de son blindage (retirée de sa couverture protectrice), abandonnée, perdue, volée ou échappant autrement au contrôle réglementaire. On les appelle également sources « orphelines »[38].

Il peut également y avoir urgence radiologique découlant de sources industrielles ou médicales défectueuses ou mal utilisées, d’objets provenant de l’espace (satellites) ou d’accidents touchant le transport de matières radioactives. Des incidents radiologiques se produisent de temps à autre, mais ils sont souvent de petite envergure. Si le nettoyage est effectué très rapidement, ces incidents n’ont pas de répercussions négatives.

Puisque les incidents radiologiques sont rares, il peut s’agir de cas où les premiers intervenants ne sont pas familiarisés avec le danger ou ne sont pas conscients de la cause de l’urgence. On ne peut voir, sentir, ressentir ou goûter les rayonnements. De plus, il faut un matériel de détection spécialisé pour que les utilisateurs prennent conscience de leur présence.

Les rayonnements ionisants peuvent être à l’origine de deux types d’effets sur la santé[39], soit :

  • Les effets déterministes – Les effets aigus sur la santé découlant des rayonnements comprennent les changements dans les cellules et les tissus. Le principal effet aigu sur la santé est le syndrome d’irradiation aiguë (SIA). Ce syndrome peut provoquer divers symptômes (p. ex. faiblesse, perte des cheveux, vomissements, dommages aux organes et brûlures cutanées). Si la dose de rayonnement reçue lors de l’exposition est trop élevée, le syndrome d’irradiation aiguë peut être mortel[40];
  • Les effets stochastiques – L’exposition chronique à des rayonnements à doses plus faibles et sur une longue période (années) peut provoquer divers effets, comme des cancers ou des maladies héréditaires. Le niveau d’énergie du matériau radioactif ne serait cependant pas suffisamment élevé pour provoquer des effets immédiats sur la santé (p. ex. mort de cellules). Les effets néfastes sur la santé risquent de n’apparaître qu’après des mois ou des années d’exposition[41].

Qu’il s’agisse de personnes ou d’animaux, l’exposition aux rayonnements peut se produire de bien des façons, entre autres par :

  • une exposition directe (le fait d’être près de la source de rayonnement);
  • une contamination externe (particules ou matières radioactives contaminant le corps, la peau ou les vêtements);
  • une contamination interne (introduction de particules ou de matières radioactives dans l’organisme par inhalation, ingestion ou adsorption).

La gravité de l’exposition dépend[42] :

  • des caractéristiques des rayonnements émis – il y a divers types de rayonnements ionisants, qui provoquent des dommages différents aux cellules et aux tissus, et des radio-isotopes différents peuvent affecter de façon différente les mêmes tissus;
  • des modalités d’exposition – exposition directe, contamination externe ou contamination interne;
  • du temps passé à proximité de la source de rayonnement – l’exposition est plus grande si l’on passe plus de temps près de la source;
  • de la proximité de la source de rayonnement – plus on se rapproche de la source, plus l’exposition s’accroît;
  • de la présence et du type d’écran (blindage) – les écrans efficaces vont de la simple feuille de papier au mur plombé.

Échelle spatiale, période et délai d’avertissement

Échelle spatiale : L’ampleur de l’urgence dépend de l’origine de l’exposition radiologique (p. ex. débits de dose et types de rayonnement émis).

Période : Il n’y a aucune saison en particulier où les urgences radiologiques sont plus probables.

Délai d’avertissement : Le moment des premières mises en garde de la province peut dépendre dans une certaine mesure de la rapidité des rapports initiaux produits par les intervenants d’urgence ou d’autres personnes. Puisque la détection des rayonnements nécessite du matériel spécialisé, il est possible qu’un danger radioactif existe depuis un certain temps avant que quelqu’un ne le remarque[43]. La province a mis en place des plans pour informer le public en cas d’urgence radiologique.

Répercussions éventuelles

Exemples de répercussions éventuelles d’une situation d’urgence radiologique :

  • Un risque pour la santé publique (contamination par l’environnement, l’eau potable, les aliments, les produits animaux et d’autres vecteurs);
  • La contraction de maladies, risquant de mettre à l’épreuve le système de santé et les services d’intervention;
  • La restriction de l’accès à un site ou à une région;
  • La surveillance de la santé de la population à long terme;
  • Des dommages ou perturbations dans l’écosystème, et la garantie d’une surveillance de l’environnement;
  • Des dommages à la réputation;
  • Le besoin de procéder à une évacuation ou de mettre en place un refuge.

Dangers secondaires

Les dangers secondaires comprennent :

  • la contamination d’aliments;
  • des pressions géopolitiques;
  • la qualité de l’eau.

Énoncé des risques provinciaux

Les installations de recherche, les universités, l’industrie et les centres de soins médicaux de l’Ontario comportent des milliers de sources de rayonnement. Un grand nombre de produits expédiés traversent des régions habitées et voyagent sur des autoroutes achalandées. Bien qu’une exposition non contrôlée à un rayonnement ionisant soit rare, des mesures complètes d’atténuation et de préparation sont en place pour réduire les risques et prévenir les dangers.

Répercussions sur le plan humain

Les problèmes de santé associés au rayonnement ne surviennent que plusieurs jours, semaines ou années après l’exposition et dépendent de la durée de l’exposition, du type de matière radioactive et de la voie d’exposition.

Une radiation est impossible à détecter sans des instruments spécialisés et des compétences particulières, et l’exposition ne se manifeste pas immédiatement.

Les effets psychologiques, du fait qu’il s’agit d’un danger qui peut être important mais invisible, pourraient être aussi importants que les conséquences sur la santé physique, voire davantage.

Répercussions sur le plan social

Les études menées sur des accidents radiologiques ont permis de constater que pour chaque personne contaminée, il pourrait y avoir plus de 500 personnes inquiètes[44]. La crainte, les préoccupations et l’angoisse, ainsi que les directives de protection entraînant l’isolement social ou la fragmentation des collectivités sont susceptibles de créer des menaces réelles ou perçues aux réseaux de soutien social et aux systèmes de soutien de la collectivité.

Dommages matériels

En cas d’urgence radiologique, il peut y avoir une contamination des biens et des marchandises, ce qui rendrait ceux-ci inutilisables pendant une période considérable. Les dommages à la propriété pourraient être permanents.

Perturbations de l’infrastructure essentielle

La nécessité de services spécialisés de décontamination et de soins de santé en cas d’incident radiologique ajouterait des contraintes supplémentaires au système de soins de santé, notamment les inquiétudes généralisées du public concernant les effets des rayonnements sur la santé. Des contraintes sur l’infrastructure pourraient découler directement de la contamination à l’intérieur du périmètre de sécurité ou être un effet secondaire de la disponibilité des ressources.

Dommages environnementaux

Une urgence radiologique pourrait également entraîner un risque de contamination au sol, ce qui aurait des répercussions sur les aliments et les réserves d’eau. Si les niveaux de contamination ou d’exposition dépassaient les niveaux d’intervention opérationnels (NIO) tels que précisés dans le PPIUN, des mesures de contrôle de l’exposition ou de l’ingestion pourraient être justifiées. Selon le niveau de contamination, il pourrait falloir relocaliser temporairement ou en permanence des résidents, et procéder à la décontamination de l’environnement. Certaines régions de l’Ontario ont un historique de contamination provenant d’événements autres que des urgences qui fournissent une indication du niveau de dépollution nécessaire à la suite d’une urgence radiologique[45].

Répercussions économiques

Les urgences radiologiques peuvent avoir des répercussions commerciales et financières pour les entreprises établies dans les zones affectées ou à proximité. Les effets secondaires et en cascade seraient proportionnels à l’ampleur et aux effets du rejet. Il est possible que l’ensemble de la province soit affecté par des pertes économiques, sociales ou de réputation, notamment par la fermeture des frontières.

Notes de fin

[1] Ministère de l’Énergie, du Développement du Nord et des Mines, 2018, correspondance [par courriel], juin 2018.

[2] Association canadienne de l’industrie de la chimie, Profil économique de l’industrie de la chimie 2017, canadianchemistry.ca/wp-content/uploads/2018/06/Stats_Review_2017-FINAL.pdf.

[3] Environnement Canada, L’eau – agent de transport, 2017, www.ec.gc.ca/eau-water/default.asp?lang=Fr&n=ADB791B6-1 [consulté en septembre 2018].

[4] Investir en Ontario, Produits chimiques et biochimiques, 2018, www.investinontario.com/fr/produits-chimiques-et-biochimiques#home-to-manufacturing [consulté en juin 2018].

[5] Gouvernement du Canada, Gestion des risques de substances chimiques, 2016, www.canada.ca/fr/sante-canada/services/substances-chimiques/approche-canada/gestion-risques.html [consulté en juin 2018].

[6] Gouvernement de l’Ontario, Lignes directrices visant l’imposition de pénalités environnementales (Règl. de l’Ont. 222/07 et 223/07), www.ontario.ca/fr/page/lignes-directrices-visant-limposition-de-penalites-environnementale [consulté en juin 2018].

[7] Ministère de l’Environnement, de la Protection de la nature et des Parcs, correspondance [par courriel], juin 2018.

[8] Inventaire national des rejets de polluants, 2018, www.canada.ca/fr/services/environnement/pollution-gestion-dechets/inventaire-national-rejets-polluants.html [consulté en juillet 2018].

[9] Guide des mesures d’urgence 2016, www.tc.gc.ca/fra/canutec/guide-menu-227.htm [consulté en juillet 2018].

[10] Transports Canada, Statistiques annuelles, 2017, www.tc.gc.ca/fra/canutec/stats-menu-218.htm [consulté en mai 2018].

[11] Base de données canadienne sur les désastres, 2018, www.securitepublique.gc.ca/cnt/rsrcs/cndn-dsstr-dtbs/index-fr.aspx [consulté en juin 2018].

[12] Inventaire national des rejets de polluants 2018.

[13] Définition provenant du Plan provincial d’intervention en cas d’urgence nucléaire (PPIUN), Plan directeur 2017.

[14] Définition provenant du Plan provincial d’intervention en cas d’urgence nucléaire (PPIUN), Plan directeur 2017.

[15] Bureau du commissaire des incendies et de la gestion des situations d’urgence, 2018, correspondance [par courriel], mars 2018.

[16] Ontario Power Generation, 2017, www.opg.com/generating-power/nuclear/stations/pickering-nuclear/Pages/pickering-nuclear.aspx.

[17] Ontario Power Generation, 2017, www.opg.com/generating-power/nuclear/stations/darlington-nuclear/Pages/darlington-nuclear.aspx.

[18]. Commission canadienne de sûreté nucléaire, 2018, nuclearsafety.gc.ca/fra/reactors/power-plants/nuclear-facilities/bruce-nuclear-generating-station/index.cfm.

[19] Agence internationale de l’énergie atomique, 2018, www.iaea.org/Publications/Factsheets/English/radlife [consulté en novembre 2018].

[20] Commission canadienne de sûreté nucléaire, 2018, Comprimés d’iodure de potassium (KI), nuclearsafety.gc.ca/fra/resources/educational-resources/feature-articles/potassium-iodide-KI-pills.cfm [consulté en novembre 2018].

[21] Association nucléaire mondiale, Safety of Nuclear Power Reactors, 2016, www.world-nuclear.org/information-library/safety-and-security/safety-of-plants/safety-of-nuclear-power-reactors.aspx.

[22]www.ontario.ca/fr/document/le-plan-energetique-long-terme-de-2010/tour-dhorizon.

[23] Ministère de l’Énergie et de l’Infrastructure, 2015.

[24] Nuclear Regulatory Commission des États-Unis, février 2013, www.nrc.gov/reading-rm/doc-collections/fact-sheets/3mile-isle.html.

[25] Organisation mondiale de la Santé, 2012, apps.who.int/iris/bitstream/handle/10665/78379/WHO_HSE_PHE_2013.1_fre.pdf;jsessionid=32B90DCE580F53C46732D1255D732911?sequence=1.

[26] Lignes directrices canadiennes sur les interventions en situation d’urgence nucléaire, www.canada.ca/fr/sante-canada/services/sante-environnement-milieu-travail/rapports-publications/radiation/lignes-directrices-canadiennes-interventions-situation-urgence-nucleaire-novembre-2003.html.

[27] Détresse psychologique et perception des risques liés aux rayonnements : l’enquête de surveillance sanitaire « Fukushima Health Management Survey », Bulletin de l’Organisation mondiale de la Santé, vol. 93, no 9, septembre 2015.

[28] Ministère de l’Énergie, du Développement du Nord et des Mines, correspondance [par courriel], août 2018.

[29] Association canadienne des producteurs pétroliers (ACPP), 2010.

[30] ministère de l’Environnement, de la Protection de la nature et des Parcs, 2018. https://www.ontario.ca/page/report-pollution-and-spills

[31] National Library of Medicine, 2010.

[32] Ministère de l’Énergie, du Développement du Nord et des Mines, correspondance [par courriel], octobre 2018.

[33] Transports Canada, 2008.

[34] Ministère de l’Énergie, du Développement du Nord et des Mines, 2018.

[35] Office national de l’énergie (ONE), Aperçu du marché : où est stocké le gaz naturel au Canada?, 2018, www.neb-one.gc.ca/nrg/ntgrtd/mrkt/snpsht/2018/05-03whrdscncstrngrlgs-fra.html [consulté en septembre 2018].

[36] Bureau du commissaire des incendies et de la gestion des situations, 2018.

[37] Gouvernement du Canada, 2012, www.canada.ca/fr/sante-canada/services/preoccupations-liees-sante/urgences-desastres/interventions-urgence/intervention-urgences-nucleaires/exposition-rayonnements-ionisants-feuillet-renseignements.html.

[38] AIEA, 2011, www-pub.iaea.org/MTCD/publications/PDF/Pub1510_web.pdf.

[39] Commission canadienne de sûreté nucléaire, Glossaire du nucléaire et du rayonnement, 2018, nuclearsafety.gc.ca/fra/resources/radiation/introduction-to-radiation/nuclear-and-radiation-glossary.cfm [consulté en juin 2018].

[40] Ministère de la Santé et des Soins de longue durée, Plan d’intervention sanitaire en cas d’incident radiologique ou nucléaire, 2014.

[41] Santé Canada, 2012, www.canada.ca/fr/sante-canada/services/preoccupations-liees-sante/urgences-desastres/interventions-urgence/intervention-urgences-nucleaires/exposition-rayonnements-ionisants-feuillet-renseignements.html.

[42] Commission canadienne de sûreté nucléaire, 2015, www.nuclearsafety.gc.ca/fra/resources/radiation/introduction-to-radiation/radiation-health-effects.cfm.

[43] Rejet de fortes sources radioactives – Goiâni, AIEA, 2008, www.iaea.org/newscenter/news/goi%C3%A2nia%C2%B4s-legacy-two-decades.

[44] Medical Service Corps, Military Medical Operations Department, Armed Forces Radiobiology Research Institute, Bethesda, Maryland 20889, É.-U.

[45] Commission canadienne de sûreté nucléaire, 2018, nuclearsafety.gc.ca/fra/waste/historic-nuclear-waste/index.cfm.